Rogemont (PS) – de Legge (UMP) : les connexions entre parlementaires et entreprises

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01/08/2014 – 07H00 Rennes (Breizh-info.com) – Jeudi 24 juillet, les déclarations d’intérêts et d’activités des parlementaires ont été rendues publiques par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique.
Les députés et sénateurs avaient dû remplir une fiche en janvier dans laquelle ils précisaient ce qu’ils percevaient lorsqu’ils ont été élus à à l’Assemblée nationale (juin 2012) ou au Sénat (septembre 2008).

C’est l’occasion de constater que les indications fournies par Wikipedia demeurent très superficielles, très incomplètes et ne brillent pas par leur soucis de creuser l’information. Rien à voir avec « l’Encyclopédie de la politique française » (Emmanuel Ratier). Dans Wikipedia, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Ainsi les liens existant entre les parlementaires et les entreprises sont systématiquement ignorés. Pourtant, nous avons affaire là au point le plus important de la vie politique puisque corruption et conflits d’intérêts y trouvent leur source.

Grâce à cette opération « transparence », nous apprenons, par exemple, que Marcel Rogemont (PS), député de Rennes-Saint-Jacques-de-la-Lande, faisait figure de joyeux cumulard à la date de l’élection législative : président du conseil d’administration d’Habitat 35, conseiller général, député, mais surtout « chargé de mission » chez Veolia transport et Veolia environnement. Petit job qui lui rapportait 7000 euros par mois (plus stock options). Revenu confortable qui s’ajoute à l’indemnité brute mensuelle du député, soit 7100,15 euros. Notons que M. Rogemont est député depuis 2007 ; il l’avait été également entre 1997 et 2002.

A droite, on fait aussi bien.  Ainsi Dominique de Legge (UMP), lorsqu’il est devenu sénateur d’Ille-et-Vilaine, était maire, conseiller régional, vice-président de Vitré communauté, mais surtout directeur de Suez environnement. Cette dernière carte de visite lui rapportait 7 205 euros par mois. Il quitte Suez en octobre 2008, perd son salaire mais récupère l’indemnité parlementaire, soit un brut mensuel de 7100,15 euros.

On remarquera tout de suite que les entreprises dans lesquelles ces messieurs travaillaient oeuvraient dans un secteur bien précis : les collectivités territoriales. Rien de plus pratique pour un groupe que d’embaucher un homme politique. Pour ouvrir les portes des communes, des départements, des régions, on ne peut pas trouver mieux.

Remporter un marché public exige de pouvoir approcher les décideurs en douceur. Les grandes entreprises en embauchant un élu, achètent un carnet d’adresses et de l’entregent. C’est ainsi !

Photo : wikimedia commons (cc)
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