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21/10/2014 – 09H00 Nantes (Breizh-info.com) – « Regardons la vérité en face. La politique menée depuis deux ans, en France, comme presque partout ailleurs en Europe, s’est faite au détriment de la croissance ». Dans un entretien accordé au JDD, Martine Aubry est sortie de son silence pour décocher quelques flèches en direction du gouvernement. Des flèches quelque peu émoussées qui ne remettent pas en cause les fondamentaux de la politique suivie par François Hollande. Promue chef de file des « frondeurs », l’ancienne patronne du PS a reçu le soutien de Jacques Auxiette, futur ex-président de la région administrative des Pays-de-la-Loire.
Plaidant pour « une nouvelle social-démocratie, qui reconnaît le marché mais veut un État stratège pour l’orienter et le réguler », la maire de Lille déclare qu’elle « défend un État qui donne toute sa place aux pouvoirs locaux, un État qui régule la mondialisation». Selon elle, « aujourd’hui, les multinationales imposent leur loi aux États. Contre cela, seuls, nous ne pouvons rien ensemble, en Europe et dans le monde, il faut nous organiser et protéger les biens communs universels ». Comment conjuguer la notion d’Etat fort capable de « réguler la mondialisation» et une Europe de Bruxelles qui en est la négation, la fille de Jacques Delors ne le précise pas.
Cette contradiction ne semble pas gêner outre mesure le patron de la région administrative des Pays de la Loire qui a reçu 5 sur 5 l’appel à « défend un État qui donne toute sa place aux pouvoirs locaux ». Très attaché à son fauteur de président de région et aux pouvoirs qui en découlent, Jacques Auxiette ne pouvait qu’approuver l’idée d’un Etat laissant le champ libre aux féodalités locales. Il s’est donc empressé de signé la contribution concoctée par Martine Aubry pour les prochains États généraux du PS.
Photo : Parti socialiste/Flickr (cc)
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