Nantes. Il urine sur un crucifix dans une église : pour le parquet ce n’est pas une profanation

19/02/2015 – 15H00 Nantes (Breizh-info.com) – C’est le quotidien Presse-Océan qui donne la nouvelle. Mercredi, en fin d’après-midi, un homme a pénétré dans la basilique Saint-Nicolas, en plein cœur de la Cité des Ducs. Après avoir jeté un crucifix à terre, il a uriné dessus avant de s’enfuir.

Alertée, la police a entrepris des recherches qui n’ont rien donné à cette heure. Selon le parquet de Nantes, une telle action ne constitue pas une profanation car il n’y a pas eu ni d’inscription, ni de déclaration particulière faite par le suspect. Le délit relèverait plutôt celui de « dégradation d’un monument historique ».

Cet acte, dont le caractère christianophobe semble difficilement contestable, intervient alors que de très nombreux cimetières, églises et lieux de culte sont victimes d’actes de délinquance. Après la profanation du cimetière juif de Sarre-Union commise il y a une semaine, deux autres cimetières ont été visés, à Tracy-sur-Mer, dans le Calvados, et à Saint-Béat, en Haute-Garonne. Dans ces deux derniers cas de nombreux crucifix ont été renversés.

Selon une réponse du ministère de l’Intérieur à une question parlementaire faite en avril 2013,  191 cimetières chrétiens, 9 israélites et 1 musulman (contre 5 l’année précédente) avaient été visés en 2012.

Réagissant à la profanation du cimetière de Tracy-sur-Mer, la socialiste Michèle Delaunay, ex-ministre socialiste déléguée chargée des Personnes âgées et de l’Autonomie dans le gouvernement Ayrault, a déclenché la polémique en affirmant « qu’il n’y a pas de cimetières catholiques » en France, rajoutant « ce sont des cimetières républicains et non dédiés à une confession ». Oubliant un peu vite qu’en l’espèce ce ne sont pas des tombes musulmanes ou juives qui ont été profanées, mais des tombes chrétiennes. Un simple détail, sans doute, pour Madame Delaunay.

Photo : Libertic/Wikipedia (cc)
[cc] Breizh-info.com, 2015, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.

Cet article vous a plu, intrigué, ou révolté ?

PARTAGEZ L'ARTICLE POUR SOUTENIR BREIZH INFO

4 réponses à “Nantes. Il urine sur un crucifix dans une église : pour le parquet ce n’est pas une profanation”

  1. David dit :

    J’imagine le scandale et les gros titre dans tous les médias si cela avait été une synagogue ou une mosquée !

  2. WAUQUIER dit :

    SI ON FAIT LA MÊME CHOSE DANS UNE MOSQUEE ON EST ACCUSE DE BLASPHEME ET DE RACISME et là, inutile d’invoquer une envie pressante

  3. […] – où le Parquet estime que jeter un crucifix par terre, dans la Basilique, et pisser dessus n’est pas une profanation […]

  4. clasim dit :

    Quand c’est catholique, ce n’est pas un blasphème. Donc pour une moquée ou une synagogue, on pourra se soulager tranquillement sans être inquiété selon la justice. Il y aura au moins l’égalité dans ce pays.

ARTICLES EN LIEN OU SIMILAIRES

Economie

Nantes. La Fonderie Atlantique Industrie ferme ses portes : un siècle de savoir-faire naval parti en fumée

Découvrir l'article

A La Une, NANTES, Politique

Municipales. De Nantes à Brest, la gauche prête à toutes les compromissions avec LFI pour se maintenir au pouvoir

Découvrir l'article

Ensauvagement, Religion

Christianophobie : des églises à nouveau prises pour cible

Découvrir l'article

A La Une, Politique

Municipales 2026 en Bretagne (Loire-Atlantique incluse) : la gauche fragilisée, droite offensive, RN en progression, le grand jeu des alliances est lancé

Découvrir l'article

Ensauvagement, Religion

Reliques volées, églises cambriolées : la christianophobie progresse en France

Découvrir l'article

NANTES

Nantes. Vincent Lapierre pris à partie par une gauchiste au milieu du plus grand bidonville de France

Découvrir l'article

Religion, Sociétal

Christianophobie. Une pétition contre le retrait d’une croix dans le Vaucluse

Découvrir l'article

NANTES

Nantes sous tension après la mort de Quentin : hommage menacé par des antifascistes et tags ignobles dans la ville

Découvrir l'article

Economie, NANTES, ST-NAZAIRE

Beaux-arts Nantes–Saint-Nazaire : la Cour des comptes sanctionne l’ex-directeur pour une prime jugée irrégulière (près de 400 000 €)

Découvrir l'article

NANTES

Huit ans après les viols des bords de Sèvre, l’ADN d’un suspect met fin à l’anonymat d’un prédateur

Découvrir l'article

PARTICIPEZ AU COMBAT POUR LA RÉINFORMATION !

Faites un don et soutenez la diversité journalistique.

Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur Breizh Info. Si vous continuez à utiliser le site, nous supposerons que vous êtes d'accord.