Breizh-Info s’arrêtera le 31 décembre s’il manque 60 000 euros
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A l’été 2013, le groupe Giboire annonce des travaux de sécurisation des façades, avec comme projet ultime de réhabiliter le site en une quarantaine d’appartements de standing. Mais depuis, seules les ouvertures au rez-de-chaussée ont été murées et une palissade installée. Derrière, il ne se passe rien, comme le signale fort opportunément le blog la Méforme d’une ville.
Et pourtant, ça urge. L’arrêté de péril imminent quant à la façade arrière, aux cheminées et à une partie de la façade avant, pris en 2012, a été confirmé à l’automne 2014 par le tribunal administratif. Aujourd’hui, le bâtiment n’est plus conservable en l’état. Depuis cet été il est acquis que le sommet de la façade au-dessus du quatrième étage sera arasé.Nous avons contacté le groupe Giboire pour savoir où en était la situation. Philippe Camus, qui dirige l’agence nantaise du groupe immobilier rennais, concède tout d’abord qu’il s’agit « d’un dossier très compliqué« , avouant que « l’autre partie« , c’est à dire « la famille qui possède la moitié de l’indivision » (l’une des soeurs originellement propriétaire et ses proches), « fait tout ce qu’elle peut pour bloquer tous les projets« , notamment en attaquant l’arrêté de péril devant le tribunal. Bien que le représentant du groupe Giboire estime que l’autre partie « ne sait plus ce qu’elle veut, à force de tout bloquer« , le motif peut être tout simplement pécuniaire : si l’arrêté de péril est maintenu (il l’a été par la première instance, et vu l’état des lieux, a toutes les chances de l’être en appel, la famille devra donc payer la moitié des travaux).
Philippe Camus explique que « s’il n’y a pas d’appel – et on le saura dans quelques semaines – les travaux de mise en sécurité pourront commencer, avec la ville comme maître d’ouvrage« . Il rappelle la volonté de Giboire de réhabiliter le bâtiment et d’aller jusqu’au bout de son projet, « même si tout est pourri actuellement dans le bâtiment. Y a la mérule, enfin c’est l’horreur. » Les rares photos récentes du bâtiment disponibles en ligne datent de juillet 2012 et montrent un bâtiment très mal en point. Ces images appartiennent désormais au passé, tandis que l’imbroglio juridique devant la justice française entre une famille basée en région parisienne et un groupe rennais continue de condamner à mort une fierté passée de l’architecture nantaise et bretonne.
Photo : breizh-info.com
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