29/04/2015 – 11H00 Paris (Breizh-info.com) – Patrick Asté, surnommé «Diastème», est le réalisateur d’un film qui sortira le 10 juin prochain intitulé « Un Français ». Sorte de « American History X » version série Z française de très mauvais goût à la vue de la bande-annonce, le film est présenté ainsi : « Avec ses copains, Braguette, Grand-Guy, Marvin, Marco cogne les Arabes et colle les affiches de l’extrême droite. Jusqu’au moment où il sent que, malgré lui, toute cette haine l’abandonne. Mais comment se débarrasser de la violence, de la colère, de la bêtise qu’on a en soi ? C’est le parcours d’un salaud qui va tenter de devenir quelqu’un de bien ». Tout un programme.

Financé en partie sur fonds publics et coproduit par France 3 Cinéma et par Mars Films (qui assurera la distribution en France) mais également préacheté par Canal+ et par Orange Cinéma Séries (OCS), le long métrage est soutenu par l’avance sur recettes du CNC et par les Sofica Cinémage et Soficinéma.

Outre le sujet – essentiellement fait pour stigmatiser une fois de plus les mouvements dits « d’extrême droite » et le racisme qui serait intrinsèque aux Français de souche ( le réalisateur a déclaré avoir fait ce film contre le Front National « qui a du sang sur les mains » ) c’est la bande-annonce qui a surpris : A la 20ème seconde, dans un local appartenant visiblement à des militants nationalistes français au look skinhead très « années 80 », on y voit des individus faire boire un mélange empoisonné à un Africain , pendant que le personnage principal observe, choqué, avec en fond de local… un grand drapeau interceltique. Ce dernier est posé à côté d’une affiche où l’on peut lire « fierté française » ce qui témoigne, de la part du réalisateur, d’une méconnaissance profonde du milieu qu’il entend dénoncer , les nationalismes celtiques et français n’ayant pas vraiment d’atomes crochus. M. Asté semble ignorer, par exemple, que le SNP écossais n’a rien à voir avec le FN. Mais ce sont des subtilités qui manifestement lui échappent et « Diastème » n’est pas là pour faire dans la dentelle…

Un Français plaira sans doute à la clientèle bobo-germanopratine, mais il contribuera certainement au désamour grandissant du public populaire pour le cinéma français, dont l’aspect idéologique affiché (Samba, Welcome, …) est proportionnellement inverse à sa qualité. De plus en plus nombreux sont les cinéphiles qui se tournent vers l’Angleterre, l’Espagne, la Scandinavie et même les Etats-Unis, pour pouvoir espérer voir de bonnes productions . On les comprend.

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9 Commentaires

  1. la Bretagne no les bretons ne ressemblent a ce mauvais film les bretons sont accueillants et quand ils émigrent comme moi et comme beaucoup de nos compatriotes ils sont biens déçus ..comment y dit t on tas de merde en Breton déjà ? BEN KORR gwir eo ta!

  2. Une pensée pour Cheyenne-Marie Carron qui n’a pas reçu les mêmes « honneurs » pour faire son film « Patries »…

  3. Franchement, il suffit d’écouter parler les skinheads d’extrême droite à la Batskin ou les neoskinheads (comprendre les fils à papa qui se prennent tout ou partie pour des skin) à la Gabriac pour comprendre que d’une part, c’est un microcosme qui n’intéresse que les journaleux en quête de gros titres, que d’autre part, ils ont autant de choses à dire qu’un vieux bulot sénile.

    Bref, franchement pas de quoi en faire un film, et encore moins un film militant subventionné.

    A vrai dire, je doute que ce genre de production française atteigne la cheville d’un « This is England ».

  4. Le lobby médiatico-artistico-politique autoproclamé élite de France, alors qu’il n’est quasiment pas représentatif/issu du peuple, qu’il ne produit que des médiamensonges, d’improbables étrons artistiques et une pensée unique en guerre totale contre toute autre forme pensée, ce lobby ne pourra jamais se débarrasser de sa médiocrité et de sa haine du peuple français (bretons, auvergnats, normands, alsaciens, etc) car c’est sa principale raison de vivre.

  5. Plus le bonhomme Fisher à gauche, c’est du même tonneau (ça me plairait d’apprendre que la société attaque la production du film, mais j’imagine que c’est tellement fugace…). Je ne le remarque que maintenant, mais le drapeau interceltique m’a sauté au visage quand j’ai vu la BA il y a quelques jours.
    Reste à savoir si ce ne sont que des détails, laissé à un décorateur ignare. Mais le CV de Diastème (hihi) ne laisse pas penser à un réalisateur qui a les épaules pour traiter un sujet d’une telle ambition. Et laisser passer ça à son décorateur démontre une vision déformée de la réalité.
    Le sujet est pourtant riche. Un abruti de skinheads, comme ils le sont tous, cherchant à s’émanciper pourrait être passionnant. Mais il faut un regard humaniste, pas militant. Le discours promotionnel de Diastème (huhu) laisse malheureusement peu de places au doute.
    Le cinéma français va de toute façon se retrouver dans 10 ans dans la position des autres cinémas européens, il y a 10 ans. Il accusera alors 20 à 30 ans de retards et pleurera sur ces techniciens partis à Hollywood ou en Chine. Ca sera encore la faute des autres.

  6. Si seulement ce genre de grossières manipulations pouvait faire prendre conscience à certains qu’il ne sert à rien de nous rebattre les oreilles de « la Bretagne, terre d’ouverture et d’accueil…une identité ouverte au monde…ici, on aime les sans-papiers etc… » pour se distinguer du FN, des identitaires et autres jacobins à poil court ! En effet, la caste médiatico-politique qui fait la pluie et le beau temps déteste, par définition, tout ce qui tranche du politiquement et multiethniquement correct et manifeste une simple expression de son identité, fût-ce un simple fest noz qui fleure déjà son rance, sa plouquerie etc…Qu’on se rappelle comment Nolwenn Leroy, pourtant une artiste lisse, s’était fait vitrioler pour reprendre des chansons en breton et prendre une photo d’elle petite en costume pour la couv de son album…

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