Rennes. Une première victoire pour Maryvonne Thamin et ses soutiens

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08/05/2015 – 06H00 Rennes (Breizh-info.com) – Première victoire pour Maryvonne Thamin et pour tous ceux – notamment le collectif qui s’est monté pour l’aider – qui la soutiennent : son avocat, Me Billaud,  a annoncé sur RMC ce jeudi qu’il avait pu déposer une demande de référé d’expulsion auprès du tribunal de Rennes, ayant pu enfin obtenir l’identité des squatteurs. L’affaire sera examinée le 22 mai prochain.

De ce fait, le collectif de soutien ainsi qu’Adsav, Parti du peuple Breton, qui appelaient à manifester ce vendredi pour maintenir la pression et pour l’abrogation de la loi DALO, ont annoncé hier soir l’annulation du rassemblement , se félicitant notamment « d’une première victoire, grâce à la mobilisation pour le droit à la propriété mise en place notamment par les patriotes Bretons. ». Le Collectif appelle néanmoins à « rester vigilant quant à la décision du Tribunal. Si les squatteurs n’étaient pas expulsés dans le mois, la mobilisation reprendra de plus belle. ».

Si cette affaire semble en voie de résolution, cela est dû pour l’essentiel à la mobilisation médiatique faite sur les réseaux sociaux depuis une semaine.  Rappel des faits :

– Un quotidien local révèle dans un article en date de la semaine dernière ce qui deviendra l’affaire Maryvonne.
Breizh-info mène son enquête et apporte, tout comme la presse locale, quotidiennement des faits nouveaux concernant cette affaire.
– Parallèlement, l’affaire prend une autre tournure avec le développement d’une page de soutien à l’octogénaire sur les réseaux sociaux et deux manifestations de soutien, organisées par les Bonnets rouges, mais aussi par le mouvement Adsav.
– Les médias nationaux s’emparent de l’affaire, Maryvonne Thamin, son fils et son avocat étant cités (ou amenés à parler) sur plusieurs radios et chaînes nationales. L’avocat de Maryvonne Thamin, Maître Billaud, nous confiera même  que la mairie de Rennes aurait fait pression sur Ouest-France pour ne pas « en rajouter » sur cette affaire.
– Eric Brunet, animateur vedette de RMC, organise une émission spéciale Maryvonne – à laquelle participe notamment un de nos journalistes – et achève son émission en se prenant en photo avec une pancarte « je suis Maryvonne », mot d’ordre des manifestations de soutien.
– La pression populaire et médiatique grandissant, la famille de Maryvonne Thamin – qui avait au départ appelé les médias à l’aide – fait savoir qu’elle ne souhaite plus être au centre de cette grande agitation.
– Un nouveau rassemblement est néanmoins annoncé, sur le trottoir face au 94 rue de Châtillon, pour aujourd’hui 11h, afin de réclamer l’expulsion des squatteurs mais aussi plus globalement – le cas Maryvonne n’étant qu’un cas parmi d’autre – l’abrogation de la loi DALO.
– L’UMP et le Front national, par la voix d’élus respectifs, s’indignent de la situation et appellent à une modification de la loi DALO.
– Depuis l’annonce du rassemblement de vendredi (aujourd’hui annulé), focalisation est faite uniquement sur l’aspect juridique – un aspect qui donne pour le moment raison aux squatteurs – et sur les procédures judiciaires et administratives en cours. Les squatteurs publient une lettre ouverte dans laquelle ils tentent de justifier leur occupation, prétendant même avoir restauré la maison(!).
– Le jeudi 7 mai, l’avocat de Maryvonne Thamin, Maître Billaud, annonce sur RMC avoir obtenu une audience dans 15 jours avec le tribunal, afin de réclamer une ordonnance d’expulsion pour les squatteurs.

C’est cette dernière décision qui a sans doute amené l’annulation du rassemblement de ce vendredi, même si les organisateurs évoquent également « le piège de la violence tendu par l’extrême-gauche et relayé par les grands médias qui cherchent à travers cette affaire à décrédibiliser tous ceux qui s’opposeraient à une loi absurde, qui conduit à l’expropriation des gens, une méthode il est vrai prisée par les nostalgiques de l’Union soviétique ».

Quelle sera l’issue du sort réservé à Maryvonne Thamin ? Réponse fin Mai. Une chose est sûre, cette affaire aura relancé le débat sur la loi DALO. Les personnes propriétaires de leur logement, la plupart du temps de condition modeste, ne s’en plaindront pas.

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2015, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.

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6 Commentaires

  1. Il faut être très vigilant, car pour les socialos la propriété c’est le vol, surtout si c’est celle du voisin. Quand aux squatters « restaurateurs », le cynisme est à son comble, mais pas aussi roué, cependant, que celui de la mairie.

  2. J’espère que sa va changer pour Maryvonne et qu’elle pourra rentrer chez elle mais qui va payer les travaux de dégradation qui on du être faites à l’intérieur? La mairie ou le con qui à fait passer cette loi? Quand on voie que le président de ce qui reste de notre république et pour info chef des armées faire tout la commémorations du 8 Mai sans bleuet à la boutonnière il ce fou des anciens combattent alors une vielle DAMME pensez vous.

  3. Et dire qu’il y a des gens assez cons pour avoir voté cette loi….Si, dans l’esprit, on peut la concevoir, dans l’application, elle n’a pas été réfléchie. Les députés étaient probablement absents ce jour là (comme d’habitude) ou tout simplement endormis (comme d’habitude également).

  4. Pourvu que ça débouche vite…

    J’imagine que les squatteurs vont être relogés (eux) aux frais du con-tribuable !
    Inadmissible !

  5. Attention à l’enfumage …. Le problème fondamental vient d’une loi de 1991 (article 61 de la Loi du 9 Juillet 1991) qui stipule que pour faire évacuer un logement de son occupant il faut une décision de justice. Cette loi visant à protéger les locataires impécunieux étant aussi le vocable d' »occupant » au squatter, et c’est de là que tout part en vrille. La coutume voulant que vous êtes considéré comme l’occupant d’un lieu au bout de 48 heures de présence (le temps d’un emménagement), on peut dire que depuis cette loi, 48 heures suffisent pour voler un domicile et imposer à la victime un chemin de croix judiciaire pour faire valoir son droit. La loi DALO permet au contraire de passer outre la décision de justice quand des squatter ont pris possession du domicile d’une personne et non pas seulement de sa propriété. Maryvonne entre dans le deuxième registre, elle ne peut en bénéficier raison pour laquelle, par abus de langage, ils prétendent qu’elle en est victime afin de détourner l’attention de cette loi de 1991 qui sert des intérêts concomitants obscurs mais bien organisés et tenant à la foi l’UMP et le PS. Pour plus de compréhension : https://defenseflorentine.wordpress.com/2013/07/12/lesprit-des-lois-squat-et-droit-de-propriete/

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