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04/08/2015 – 06h00 Nantes (Breizh-info.com) – Cernée par des camps de Roms, la zone industrielle des Hauts de Couëron est hélas habituée aux vols très réguliers de carburant. Mais ces derniers temps ces vols étaient devenus encore plus récurrents. La gendarmerie de Loire-Atlantique a décidé de frapper un grand coup et est allée à la recherche de 400 litres de carburant volés dans une cuve de la zone industrielle.

Elle a retrouvé dans un campement situé à la Botardière, des bidons de 20L de gazoil dont les Roms n’ont su expliquer ni la provenance ni le fournisseur. Ces bidons ont été confisqués. Le chef d’escadron Patrice Bongibault, de la compagnie de gendarmerie de Nantes, explique cependant que « ces bidons ne pourront pas être rendus à la ou aux victimes ; devant l’impossibilité de prouver que le carburant trouvé est bien celui qui a été volé, ça part le plus souvent à la destruction ». Il n’y a rien qui ressemble plus à une goutte de gazoil qu’une autre goutte de gazoil, et elles ne sont pas réputées pour être particulièrement bavardes. Dans ce même camp, une cuve de 1000 L de gazoil, enterrée, avait déjà été retrouvée par les gendarmes au début de l’année.

Selon l’officier de gendarmerie, « le but de l’opération est de rassurer les entreprises victimes de vols de carburant : oui, nous traitons les plaintes déposées par les entreprises », dont certaines sont victimes de vols tous les week-ends voire toutes les nuits, « et nous essayons de faire en sorte de les réduire. Nos patrouilles passent systématiquement la nuit par les zones industrielles et artisanales les plus touchées ».

La gendarmerie conseille aux entreprises d’essayer de rendre plus malaisé les vols de carburant, en rangeant les pistolets ravitailleurs, en mettant des verrous sur les réservoirs ou des dispositifs anti-retour. Patrick, chauffeur routier du département, bougonne : « c’est beau tout ça, mais si on met un verrou sur le réservoir, ils le percent et ça fait beaucoup plus de dégâts. Mieux vaut perdre 300 ou 400 L de carburant que d’avoir un camion immobilisé pendant plusieurs jours, le temps de réparer ».

Selon la gendarmerie, le carburant volé dans les entreprises du département serait revendu à l’intérieur des communautés roms et gitanes. « Il y a certainement un marché noir parallèle ». Le vol de carburant reste une infraction typique des  populations pauvres et nomades, « même si les gens du voyage étrangers [les roms] sont plus représentés que les gens du voyage français ». Une certaine partie du gazoil volé en France rejoint aussi des stations service situées aux frontières et où viennent se ravitailler en carburant discount les chauffeurs des pays de l’est : l’une d’elles se trouverait aux abords de la Jonquera, ville frontalière catalane aux multiples stations-service, qui est d’ailleurs aussi un haut lieu du sexe à prix cassé avec ses très nombreuses prostituées roumaines.

Crédit photos : DR
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