Hongrie. Les immigrés extra-européens déferlent par milliers sur l’Europe [interview – 1ère partie]

A LA UNE

07/08/2015 – 09h00 Budapest (Breizh-info.com) – La presse se fait quotidiennement écho des situations que connaissent Calais ou Lampedusa en raison de l’afflux massif d’immigrés extra-européens. Très peu de mots en revanche concernant la Hongrie,  pourtant principale porte d’entrée des immigrés (plus de 2000 entrées par jour) en Europe. Un pays  qui tente d’endiguer ce phénomène comme il peut.

Très critiqué par les fonctionnaires et les représentants de l’Union européenne, la Hongrie a pris la décision – afin de se protéger et de protéger toute l’Europe – de construire un mur sur la frontière avec la Serbie, Etat passoire. Le président Victor Orban a récemment déclaré que l’immigration constituait une forte menace pour son pays mais aussi pour toute l’Europe qui, selon lui, pourrait disparaître si aucune mesure n’était prise rapidement.  Il a également accusé les autres responsables européens de ne pas défendre leurs propres peuples.

Les grandes puissances Européennes laissent s’installer les immigrés

Il est vrai qu’à l’heure actuelle, ni la France, ni l’Allemagne, ni l’Angleterre, moteurs de l’Europe, n’ont appelé à des mesures drastiques , pourtant souhaitées par une majorité d’Européens, pour qui l’immigration est désormais la première préoccupation. Certains observateurs s’interrogent même désormais sur la volonté réelle d’endiguer cette immigration sans précédent : « pour organiser ce trafic d’être humains à cette échelle, il y a forcément des transactions financières, bancaires, qui sont visibles » nous explique János, un journaliste indépendant hongrois rencontré sur place. « Certains dirigeants européens n’ont pas hésité à bombarder la Libye de Kadhafi , et à mener des opérations en Syrie. Pourquoi ne détruisent-ils pas l’intégralité des réseaux et des bateaux sur place ? » s’interroge-t-il . « Tout est une question de volonté et d’intérêts. Si les principaux dirigeants le voulaient, ils couleraient l’intégralité des bateaux s’apprêtant à partir, élimineraient physiquement tout ce qui est lié de prêt ou de loin à un passeur, et feraient pression sur les pays africains qui poussent leur population à s’exiler » poursuit-t-il avant de lancer une nouvelle question : « cela n’interpelle personne que les pays du Golfe, notamment le Qatar ou l’Arabie Saoudite, ne proposent pas là non plus d’accueillir leurs frères arabes , malgré les milliards qu’ils possèdent ? »

Nous avons interrogé Thomaz et Ferenc, deux Franco-hongrois – l’un réside en Hongrie et l’autre y fait de fréquents séjours – afin de mieux prendre conscience de la situation sur place, des réactions du peuple hongrois, et de la réalité de l’immigration et de ses conséquences.

Thomaz participe d’ailleurs à une initiative lancée par l’association « la France Rebelle » , pour aider le maire d’une petite commune hongroise à assurer la sécurité des habitants.

1ère partie : Interview de Thomaz.

Breizh-info.com :  Pouvez-vous nous présenter rapidement ce pays qui bien que membre de l’UE demeure méconnu des Français ?

Thomaz : Je ne réside pas en Hongrie, mais j’y viens plusieurs fois par an depuis des années maintenant. La Hongrie est un pays de dix millions d’habitants situé au cœur de l’Europe centrale. De par leur position géographique, les Hongrois se situent entre les Slaves du « nord » et les Slaves du « sud » (d’où l’appellation Yougoslavie). Ils sont arrivés en Europe à la fin du 9ème Siècle, et sont devenus un Royaume catholique en l’an 1000, ce qui fait de la Hongrie l’une des plus anciennes nations d’’Europe.

Le Royaume hongrois a longtemps résisté aux invasions ottomanes, en particulier en remportant la bataille de Belgrade en 1456, avant d’être finalement battus en 1526 et occupés durant un siècle et demi par l’Empire ottoman. La reconquête de la Hongrie par les armées des Habsbourg n’a toutefois pas signifié la libération de la Hongrie, mais le passage d’un occupant à un autre. Les relations difficiles entre Hongrois et Autrichiens se sont stabilisées à partir de 1867 et du compromis qui a mis en place l’Autriche-Hongrie.

Au terme de la Première Guerre mondiale, la Hongrie a été dépecée comme aucun autre pays européen ne l’a été, puisque le Traité de Trianon l’a dépossédée des deux tiers de son territoire historique. D’où l’irrédentisme hongrois entre les deux guerres. De nombreuses minorités hongroises vivent encore de nos jours dans les pays frontaliers de la Hongrie. Après 1945, la Hongrie est devenue un pays communiste en raison de son occupation par les armées soviétiques. Elle s’est héroïquement soulevée en 1956 contre le régime communiste, avant d’être écrasée par l’Armée rouge.

En 1990, la Hongrie a entamé comme les autres pays du Pacte de Varsovie son « changement de régime », qui a certes instauré la démocratie et les libertés individuelles, mais a également contribué au pillage de son économie et à la destruction de son industrie par les investisseurs étrangers. La Hongrie est membre de l’Union Européenne depuis 2004, et membre de l’espace Schengen depuis décembre 2007.

Breizh-info.com :  Aujourd’hui, la Hongrie a décidé d’ériger un mur à sa frontière avec la Serbie. Y a-t-il une menace serbe ? Que se passe t-il ?

Thomaz : La Hongrie connaît depuis un peu moins d’un an une vague d’immigration clandestine sans aucun précédent dans son histoire. On estime que près de 150 000 clandestins ont franchi la frontière entre octobre 2014 et août 2015.

La Serbie « reçoit » des milliers de migrants chaque jour, qui sont passés par la Macédoine, et avant pour la plupart par la Grèce. Chacun de ces pays se refile la « patate chaude » jusqu’à ce que les migrants arrivent en Hongrie, qui est elle priée par les instances de l’Union européenne de s’occuper du problème.

Breizh-info.com :  La Hongrie est-elle devenu une sorte de Lampedusa de l’Europe elle aussi ? Qui sont les populations qui arrivent ?

Thomaz : À raison actuellement de près de 2000 clandestins franchissant la frontière hongroise chaque jour, on peut légitimement considérer que la Hongrie est devenue un nouveau Lampedusa. Ces populations viennent de partout. Du Kosovo, d’Afghanistan, de Syrie, d’Iran, mais aussi d’Afrique noire.

Breizh-info.com :  Ásotthalom, petite ville frontière, est devenu une sorte de symbole. Le maire veut y faire venir un drone et un 4X4 pour surveiller et protéger ses habitants. Quelle est la situation sur place ?

Thomaz :  Le maire de Ásotthalom, László Toroczkai, est l’un des plus concernés par la vague d’immigration, car sa commune frontalière a 25 kilomètres de frontière avec la Serbie, et se trouve à proximité des axes de communication (autoroute, voies ferrées).

Le village de Ásotthalom s’étend sur 122km² dont l’essentiel du territoire est constitué de champs et de forêts, par lesquels les clandestins pénètrent sans aucune difficulté. De nombreux habitants vivent isolés dans des fermes et sont susceptibles d’être menacés par des groupes de clandestins qui squattent les maisons abandonnées, pillent les vergers voire passent quelques heures chez l’habitant, le temps de recharger leur smartphone de dernière génération…

Le maire a, par son travail médiatique effectué depuis octobre 2014, beaucoup contribué à ce que la situation migratoire hongroise soit connue en Hongrie et dans le monde, afin d’alerter l’opinion publique et ainsi contraindre le gouvernement à prendre des décisions. Il est le premier homme public à avoir suggéré la construction d’un mur pour arrêter les vagues de clandestins.

N’ayant pas les moyens légaux d’arrêter ou de renvoyer les clandestins en Serbie, le maire n’a pu faire qu’une seule chose : mettre en place une garde champêtre dans sa commune pour intercepter aussi vite que possible les clandestins avant qu’ils ne commettent des délits. Pour cela, aucune aide financière ne lui a été accordée par le gouvernement, d’où son appel à la générosité de la population pour financer le remplacement de l’antique véhicule tout-terrain des gardes-champêtres et l’achat d’un drone de surveillance pour garder la frontière.

L’idée principale défendue par László Toroczkai est qu’une fois que le mur sera construit, il sera absolument nécessaire de le garder pour qu’il soit efficace. D’où l’utilité de soutenir l’équipement de sa commune.

Breizh-info.com : Comment les Hongrois réagissent à ces arrivées massives ? On a vu circuler certaines photos assez hallucinantes, prises à Budapest,d’immigrés errant dans les rues tels des zombies .

Thomaz : Le gouvernement hongrois a jusqu’à présent fait preuve d’une communication habile. Il a envoyé un questionnaire à l’ensemble des citoyens hongrois sur les problématiques migratoires. Parmi ceux qui ont répondu à ce questionnaire, une écrasante majorité a exprimé son opposition à cette vague migratoire et son souhait de voir le gouvernement prendre des mesures concrètes pour y mettre un terme.

Breizh-info.com : En tant que Français et Hongrois, vous devez être particulièrement touché par ce qu’il se passe. Comment doivent réagir les Européens ? Quel avenir pour l’Europe ?

Thomaz : Notre période a des allures de fin de l’Empire romain, submergé par les vagues barbares. Pour reprendre l’expression d’Hervé Juvin, l’Europe est un continent vieux, riche, vide et menacé.

L’immense majorité des clandestins qui viennent en Europe rêvent d’une vie meilleure. Dès lors qu’une fois arrivés en Europe, ils sont accueillis et pris en charge, il est fondamentalement logique qu’ils viennent. Et plus nous en accueillerons, plus il en viendra.

Des livres entiers devraient traiter de questions telles que l’explosion démographique complètement déraisonnable des pays d’où nous viennent les clandestins, ou bien de l’immense responsabilité qui incombe à nos élites qui ont détruit les pays arabes (Libye, etc.) qui jusqu’à présent contenaient les vagues migratoires que nous subissons désormais.

Mais dans l’immédiat, sauf à vouloir être engloutis par les centaines de millions d’êtres humains qui aspirent à une vie meilleure chez nous et à notre détriment, il nous faut arrêter ces vagues et ne plus assurer la moindre prise en charge à ceux qui parviennent illégalement chez nous.

Crédit photos : DR
[cc] Breizh-info.com, 2015, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.

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4 Commentaires

  1. Le liban, la turquie, l’irak et la jordanie accueillent plusieurs millions de réfugiés syriens dans les conditions qu’ils peuvent, pour rappel. L’arabie saoudite envoie des denrées alimentaires et des médicaments, mais aussi des armes aux djihadistes, et lorsque la monarchie accueille des syriens, ce sont très généralement des jeunes avec le statut officieux d’esclaves. Bref, pas une terre d’accueil idéale chez les wahhabites. Mais ils ont assez de fric pour graisser la pâte des gouvernements européens.

    • Effectivement sual les gouvernements européens corrompus sont complices de cette invasion. « La disparition de nos belles cultures européennes ne fait plus aucun doute. Simple question de temps ». Récit super love story « les corps indécents ». Au train où vont les choses une seule question : « Quel sera le sort réservé aux autochtones de souche lorsqu’ils deviendront minoritaires sur la terre de leurs ancêtres  » Toujours d’après « les corps indécents ». Il y a là quoi perdre la tête !

  2. La guerre pour l’Europe et pour les pays qui la constituent a commencé.
    Il est urgent d’organiser la chasse aux envahisseurs.

    Que les gouvernements corrompus le veuillent ou pas, des milices vont se former et repousser les hordes barbares.
    Les actuels chefs d’état seront « jetés avec l’eau du bain »; et ils l’auront bien mérité !

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