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12/09/2015 – 06H00 Chemnitz (Breizh-info.com via Julien Rochedy) – Une petite-fille de 7 ans a été violée le mois dernier, à Chemnitz en Allemagne, alors que sa mère l’avait emmené visiter un parc de repentance nommé « le parc des victimes du fascisme ». Violée par un homme « de type Nord-Africain », l’horreur n’a été que très peu médiatisée, en pleine crise de l’immigration, l’Allemagne voulant sans doute éviter une révolte d’une partie de sa population face à la barbarie.
Julien Rochedy, esprit libre, revient sur ce drame , en s’adressant à la victime.
Ma chère petite européenne, Ma petite sœur,
Tu ne sais pas, toi.
Mon petit ange, tu ne dois pas comprendre ce qu’il vient de t’arriver. Alors, pour plus tard sans doute, permets moi de t’expliquer.
Pour que tu comprennes, il va d’abord falloir que je te raconte un peu d’Histoire. Vois-tu, au siècle dernier, il y a eu deux grandes guerres qui ont traumatisé les européens. La seconde, qui est le fruit de la première, a particulièrement choqué les consciences. Un homme a voulu redresser son pays et porter l’Europe et ses peuples au firmament de leur puissance, au mépris de tous les autres hommes et de tous les autres peuples. Il a commis beaucoup de crimes. Oh ! Ce n’était pas le seul, mais les gens n’ont retenu que les siens. Ils ont appelé cela « le fascisme ».
Puis, cet homme, qui était Allemand comme toi, a perdu la guerre. Les Etats-Unis ont pris pied en Europe et pris en charge, pour beaucoup, la politique et la culture des pays de l’Europe. Quant aux européens, ils sont entrés peu à peu dans un immense sentiment de contrition à l’égard du passé. Ils se sont mis à se détester. A penser qu’ils étaient des méchants. Et tu sais ma chérie, quand on se déteste, on a envie de mourir, c’est tout simple. Quand tu t’intéresseras à la philosophie ma belle, tu pourras comprendre un peu ce qui s’appelle « le nihilisme européen » ou « la crise européenne » vu par des grands messieurs comme Husserl ou Nietzsche. Mais en attendant, tout que tu dois savoir est que tu es née à un moment où les grandes personnes autour de toi vivent dans la culpabilité et dans un état de ce que l’on appelle « schizophrénie », c’est à dire qu’ils sont à la fois contents de vivre dans des sociétés évolués, mais à la fois un peu honteux d’être ce qu’ils sont. Et puis aussi ils pensent que leur passé, et leur identité qui en découle, ne donnent pas de quoi être fiers.
C’est pour ça ma chérie qu’ils font des parcs comme dans lequel tu jouais. Des parcs pour leur rappeler à quel point ils ont été méchants, à quel point ce sont des mauvaises personnes. Ils sont même contents de se détester, ils sont fiers de s’en vouloir à ce point. Quand tu feras un peu de psychologie à la faculté, tu sauras que c’est ce que l’on appelle un état pervers, une fierté morbide. Il faut que tu saches que cet état est celui de beaucoup d’européens.
A cause de cet état qui les pousse à se suicider, figures toi que les grandes personnes ont décidé de faire venir des millions et des millions de gens d’autres pays dans le tien. Pourquoi vas-tu me demander ? Eh bien parce qu’ils ont envie de se mélanger avec des gens vraiment différents pour disparaître, et aussi parce que ça sert les intérêts de gros puissants qui manipulent les peuples. Je ne vais pas entrer dans ces explications, tu te renseigneras un peu plus tard et tu comprendras vite.
Au milieu de tout cela, ma chérie, il y a des petites filles comme toi. Des petits anges européens, porteur de plein de promesses comme tes ancêtres qui ont à peu près tout inventé sur cette planète. Mais je dois être honnête avec toi ma petite chérie : à cause de tout ce que je viens de te raconter, les grandes personnes se moquent un peu de toi mon cœur. Tu passes après les gens qui viennent par millions d’Afrique, tu passes après l’intérêt qu’ils portent à des gens comme celui qui t’a fait du mal. D’ailleurs, on cache des tragédies comme celle que tu as vécue. On ne le fait pas savoir aux gens. En revanche si ton grand frère avait fait du mal à quelqu’un comme le migrant qui t’a fait du mal, sache que cela aurait fait la une de partout. On aurait incriminé « le fascisme ». C’est comme ça mon ange.
En somme, cette histoire se résume ainsi : pendant que les grandes personnes pleurent sur les « méchancetés » de leurs ancêtres, leur petite fille se fait violer par un étranger.
Tu ne savais pas tout cela petite chérie, tu n’y es pas pour rien, tu n’es fautive ni des actes de tes ancêtres ni de la bêtise des adultes. Mais, en grandissant, tu comprendras. Tu verras un peu tout le mal que les grandes personnes ont fait, en pensant parfois bien agir, mais en confondant souvent l’étiolement de leur âme pour de l’humanisme et de la générosité, comme disait Stendhal, un autre grand monsieur qui compte parmi tes ancêtres européens.
Ma chérie, en revanche, je veux te dire une dernière chose : malgré les apparences et le monde horrible dans lequel tu es née, tu n’es pas seule. Il y a de plus en plus de gens pour qui tu comptes, et qui seraient prêts à mourir pour une petite européenne comme toi. Et ces gens n’oublieront pas ce qu’il t’est arrivé.
Je t’embrasse ma petite sœur en Europe.
Photo : DR
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