Vannes : un gros réseau de deal de cannabis décapité à Kercado

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10/10/2015 – 05H00 Vannes (Breizh-info.com) –Le matin du 6 octobre, entre 6 h et 7 h 30 du matin, quelque 80 policiers et gendarmes ont interpellé au saut du lit huit personnes, dont sept ont été écrouées, et une dernière, la femme de l’un des suspects, libérée et placée sous contrôle judiciaire. Une autre est venue se rendre d’elle même aux autorités et a été écrouée aussi. Ainsi, après une longue enquête, a été décapité un très important réseau de vente de drogue – essentiellement de la résine de cannabis, ou shit – qui était centré sur le quartier « sensible » vannetais de Kercado.

En plusieurs saisies antérieures au 6 octobre, la police a saisi plus de 80 kilos de stupéfiants – 380 grammes de coke, plusieurs kilos d’herbe et plusieurs dizaines de kilos de shit. Avec les trafiquants interpellés, la police a saisi 1,4kg de shit supplémentaires, 14.000 € en liquide, 2 scooters Yamaha T Max évalués à 30.000 €, une Audi S3 et un Range Rover évalués à 85.000 € et une montre de luxe estimée 15.000 €. Le trafic s’organisait autour d’un garage tenu par deux des suspects dans la région vannetaise ; celui-ci fournissait et entretenait les véhicules destinés au trafic.

Toutes les personnes interpellées sont déjà connues des services de police, et sept d’entre elles ont déjà été condamnées pour diverses infractions à la législation sur les stupéfiants comme l’usage et la détention de tels produits. Outre la vente de produits stupéfiants, la justice reproche à plusieurs d’entre eux – notamment aux deux gérants du garage – des infractions liées au blanchiment d’argent et à l’abus de biens sociaux.

Toutes les personnes interpellées sont issues de l’immigration et vivaient à Kercado, où était concentré le trafic. Celui-ci avait pignon sur rue au niveau du centre commercial et durait depuis 2013 au moins. Pire, de source proche de l’enquête, les trafiquants étaient « entrés dans une logique d’appropriation du quartier », où des guetteurs avaient été déployés dans les alentours du centre commercial. Pour les policiers, « cela devenait compliqué d’y aller ; les voitures de patrouille avaient fait l’objet d’une dizaine de jets de pierres depuis septembre, et pour Vannes c’est beaucoup ». Les dealers, qui avaient à cœur de faire de Vannes un petit Marseille et de Kercado un analogue breton de la Castellane ou de Font-Vert, sont désormais derrière les barreaux. Ils encourent théoriquement plusieurs années de prison ferme.

Crédit photo  :  breizh-info.com
[cc] Breizh-info.com, 2014, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.

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7 Commentaires

  1. C’est l’histoire sans fin. Avec la législation actuelle, l’action de l’état est la suivante:
    lorsque l’état met hors circuit un réseau de trafiquants, il élimine de la concurrence pour d’autres trafiquants ( ce réseau sera vite remplacé, si ce n’est déjà fait),
    lorsque l’état saisit la consommation ou les plantes d’un consommateur de cannabis, cela fera un nouveau client pour les trafiquants ( rares sont ceux qui arrêtent de consommer du cannabis, suite à une interpellation…).
    Les trafiquants sont les seuls à profiter pleinement de cette législation, ils font tout pour que la consommation augmente et cela marche, car ils sont les seuls à avoir le contrôle sur le marché du cannabis. Les politiques en sont encore au « c’est un sujet tabou », donc le débat est impossible alors que cela nuit gravement à tout le pays : tribunaux saturés, policiers qui brassent du vent, terroristes autofinancés, produits de coupage toxiques, très forte teneur en THC, zones de non droit, règlements de compte en pleine rue ( = zone de guerre ), etc…
    Le plus grand danger du cannabis c’est son interdiction.

  2. Réduire la consommation : oui. En ce sens l’intervention des autorités reste positive, mais les punitions sont très inefficaces en terme de choix d’action préventive.
    Actuellement les arguments pour légaliser le cannabis sont assez surprenants…Surtout l’argument : pénalisation = incitation à la consommation. Ce n’est pas vrai ; la dépénalisation de l’alcool, voire les psychotropes, n’a pas du tout, mais vraiment pas du tout limité leur consommation ! Dépénaliser le cannabis ferait une drogue en masse sur le marché, sans possibilité de la diminuer, et dont les effets s‘ajouteraient aux effets de toutes les autres drogues (légales ou non) déjà en consommation. ( sans rentrer dans la liste des effets, la seule diminution de l’attention qui fait suite à une consommation de cannabis rend les conducteurs ou travailleurs dangereux pour leur entourage et eux-mêmes)
    Ainsi pénalisation comme dépénalisation ne règlent nullement le problème de la consommation et de ses conséquences néfastes.

  3. Je ne suis pas sûr que la condamnation va être efficace… Pourtant ce cannabis est une drogue dure : il peut modifier la structure des cellules.
    Aussi faudrait-il encore interdire ce cannabis, sans toute fois punir sévèrement : une confiscation, avec la
    destruction des stocks saisis, et une confiscation de la logistique de production ou de transport qu’utilisent les dealers seraient deux actions suffisantes ; les véhicules et logements utilisés pour le trafic devraient être donnés à des associations caritatives comme les Restos du Coeur, la Croix Rouge, Emmaüs, l’Armée du Salut ou autres…
    Le tout accompagné de campagnes d’information réelle : faite par des médecins, des pompiers et des chercheurs, et d’anciens toxicomanes de la dite drogue qui expliqueraient les effets néfastes qu’ils ont subis.
    Les vertus médicales du cannabis ne sont pas concernées dans mon optique, et devraient être vérifiées par plusieurs équipes de chercheurs, être encadrées par la médecine et une agence officielle d’État.

  4. Punir ne donnera pas grand-chose et montre ses limites… Il y a un marché car il y a demande.
    Mais pourquoi des personnes se droguent-elles ?
    La situation a été étudiée et expliquée par l’humaniste américain Ron Hubbard : lorsque une personne pense qu’elle ne pourra plus aider les autres et qu’elle ne pourra pas non plus être aidée, alors elle va chercher le substitut de cette aide dans les drogues (ou substances psychotropes). Autrement dit, elle va rechercher de l’aide auprès de médicaments ou autres substances psycho-actives pour se sentir mieux, se sentir aidée ! Plus elle va abuser de drogues et de médicaments, car elle n’arrive toujours pas ni à être aidée ni à aider, et plus les dits médicaments ou drogues vont agir négativement sur elle à cause de leurs effets secondaires qui s’accumulent.
    Dans le cas de certains jeunes, ils sembleraient donc se droguer après en être arrivé à la conclusion qu’ils ne pourront pas aider la société (ou certains de ses membres qui leurs sont chers), ni être aidés à le faire, ni obtenir de l’aide de cette dernière.
    Un cas particulier serait des échecs scolaires continuels, dans un contexte économique difficile, échecs qui pourraient pousser certains jeunes à se tourner vers une drogue.

    • Ron Hubbard est surtout le fondateur de la scientologie. La propagande des contenus sectaires n’est pas très encouragée en France, surtout au vu des nombreuses affaires concernant la secte.

  5. Personne n’a le monopole de la lutte contre la drogue !

    Existe-t-il une loi qui interdit à une association de faire des campagnes de prévention et d’information pour lutter contre ce fléau ?

    Soit on accepte toutes les personnes qui mènent ce combat quel que soit leur engagement dans un mouvement politique ou philosophique,soit on poursuit un autre but en cherchant à éliminer ceux qui ne nous conviennent pas et on fait alors le jeu des marchands de drogues !

    http://www.ericroux.com/Le-Japan-Daily-News-evoque-la-campagne-anti-drogue-de-l-Eglise-de-Scientologie_a222.html

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