Hent Ar Frankiz : saison 2 épisode 2 – Le dumping social [vidéo]

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21/10/2015 – 09H00 Brest (Breizh-info.com) – Le deuxième numéro de la web-série Hent Ar Frankiz (saison 2) vient de sortir. Le sujet principal ce mois-ci est le dumping social (vidéo et texte ci-dessous).  La production nous a par ailleurs annoncé que le 3ème épisode serait disponible le lundi 16 novembre prochain et traiterait du TAFTA, le traité transatlantique. Rappel : les propos tenus dans la vidéo n’engagent en rien la rédaction de Breizh-info.com qui la diffuse à titre d’information.

Les économies de la France et particulièrement de la Bretagne meurent à petit feu. Ce n’est pas une exagération. La France est la bête noire de l’Europe. Le montant de ses dettes publiques effrayent les architectes du château de cartes financier Européen pendant que le taux de chômage, la fuite des cerveaux et la faillite de milliers d’entreprises fait de la France la grande blague de notre continent, moquée voire ridiculisée par les décideurs des pays voisins.

En Bretagne, cette crise touche particulièrement l’agroalimentaire. En moyenne, un jour sur deux un agriculteur se suicide face à la difficulté du travail rendue insupportable en raison des règlementations, des charges et des impôts qu’ils doivent payer. Sans compter qu’en raison de ces charges, nos entreprises bretonnes sont mises en lourde difficulté face à la compétition internationale. Les entreprises Européennes qui exportent en France et en Bretagne bénéficient d’un fort avantage compétitif simplement grâce à leur localisation géographique en dehors de France. Les producteurs bretons de porc et de volailles en particulier sont dans l’incapacité de lutter contre leurs concurrents internationaux.  

C’est ce qu’on appelle le dumping social, c’est-à-dire que les producteurs compétitifs sur le marché breton sont ceux qui produisent à l’étranger, dans des pays où le coût du travail est beaucoup plus faible, une réalité économique qui tue les entreprises bretonnes. Il est temps d’y mettre fin.

La France, ce pays des normes et des règles imposées aux entreprises, crie régulièrement au scandale du « dumping social », affirmant qu’il est scandaleux que les entreprises Européennes non-basées dans l’Hexagone bénéficient d’un avantage concurrentiel « déloyal ». La gauche comme la droite utilisent cet argument pour vanter les « avantages » du « modèle social français », le meilleur système au monde à leurs yeux. Toute autocritique est immédiatement accusée « d’ultra-libéralisme » voire de « fascisme » ou de « régression sociale ». L’excès dans les qualificatifs insultants envers nos voisins Européens semble ne jamais parvenir aux frontières du ridicule aux yeux des hommes politiques français.

Ce système coûteux, qui impose des règlementations par milliers et des charges fiscales pratiquement sans équivalent sur notre planète, n’est pas viable dans un monde ouvert. Le code du travail et le code des impôts tuent littéralement les entreprises et mettent au chômage des dizaines de milliers de bretons. Le monstre Etatique français en est devenu irréformable. La lutte contre le dumping social en est devenue impossible.

Afin d’amasser des voix aux élections, les politiciens de gauche comme de droite adoptent un discours protectionniste, trouvant toujours des excuses pour vouloir fermer nos frontières avec nos pays voisins. Pratiquants d’une diatribe xénophobe, tous les leaders politiques vont accuser le reste du monde des pires maux imaginables. Le ridicule en arrive à son comble à droite comme à gauche. Arnaud Montebourg, ex-ministre de François Hollande, affirmait en 2012 que la garantie de sept ans proposée par le constructeur de voitures Coréen KIA pour l’achat d’une voiture neuve est une politique antisociale ! Les consommateurs qui souhaitent acheter des voitures de qualité sauront l’en remercier. Quant à Nicolas Sarkozy, il veut purement et simplement remettre les accords de Schengen en cause, choisissant la fermeture des frontières dans un monde où les jeunes générations sont habituées à les traverser et parler différentes langues de manière complètement naturelle. Peut-être est-il né un siècle trop tard, car le monde moderne n’est plus celui dans lequel il souhaite vivre.

Le poids du monstre étatique français apporte des conséquences loin d’être négligeables. Le chômage de masse présent en Bretagne, la pollution liée à la surproduction exigée par Paris, la baisse continuelle du pouvoir d’achat des Bretons, le code du travail et le code des impôts favorise les producteurs étrangers et préparent la faillite complète de la Bretagne et de notre économie.

Il faut en finir avec ce dumping social. La France n’est pas réformable. Pour le retour à notre prospérité, la première étape d’une Bretagne indépendante devra être de supprimer le code des impôts1 et de la direction générale des finances publiques2, le ministère en charge des impôts. Cette première étape permettra de remettre à plat tout le système des prélèvements sociaux. Les charges complexes et lourdes pour les entreprises et les travailleurs auront enfin disparues, et dans le même temps cette décision permettra de supprimer toutes les niches fiscales dont les grandes multinationales bénéficient3. Fini l’impôt sur le revenu. Finie la taxe d’habitation. Finie la redevance TV.

L’opportunité apportée par l’indépendance et la suppression de plusieurs ministères nous permettra de redonner du dynamisme à nos entreprises et aux travailleurs bretons. La simplification permettra d’économiser des milliards d’euros perdus dans l’actuel labyrinthe administratif.

La première question que nos amis collectivistes nous poseront sera bien entendu « par quoi voulez-vous remplacer le système actuel ? »

Pourtant, la première question à se poser est : voulons-nous simplement remplacer un système qui impose les entreprises sur 33,33% de leurs bénéfices, l’un des taux les plus hauts au monde uniquement dépassé par les Etats-Unis ? Voulons-nous conserver un système de cotisations sociales qui représente plus de 50% du coût du travail en France ? Est-ce réellement une bonne idée de simplement remplacer un système économique qui met plus de 9% des bretons au chômage, et ceci sans compter ceux qui sont sans travail depuis plus de deux ans ?

Remplacer le modèle social français par un modèle économique aussi absurde en Bretagne indépendante va à l’encontre du bon sens. Il faut supprimer une bonne fois pour toutes le dumping social dont souffrent les entreprises et les travailleurs bretons.

La suppression complète du code des impôts et de la Direction Générale des Finances Publiques devra laisser la place à un système simple entièrement nouveau, taillé sur mesure pour un pays d’entrepreneurs tel que la Bretagne. Une taxe unique sur les ventes, remplaçant la TVA, sera mise en place avec un taux unique de 10%. Ce taux est loin d’être un mirage inatteignable. Il serait très légèrement inférieur au taux de Flat Tax appliqué en Russie (13%), en Ukraine (15%) et égal au taux de Flat Tax appliqué en Andorre et en Bulgarie. Cela signifie que ni les entreprises, ni les citoyens bretons ne devront plus subir de charges fiscales sur leurs revenus. Ainsi, les entreprises bretonnes ne souffriront plus du désavantage fiscal qu’elles vivent actuellement face aux entreprises de nos voisins.

De plus, avec une taxe unique sur la vente, tous les produits commercialisés sur le territoire breton auront à subir la même fiscalité. Toutes les politiques ayant pour but de créer un avantage fiscal pratiquées par nos voisins seront inutiles en Bretagne. Les concurrents des entreprises bretonnes auront à payer leurs impôts chez eux, puis la taxe sur la vente en Bretagne, donnant un clair avantage fiscal aux entreprises bretonnes souhaitant vendre en Bretagne et à celles souhaitant exporter hors de Bretagne.

Les conséquences sociales d’un tel système ne doivent pas être sous-estimées ! Avec une unique taxe sur les ventes, le coût du travail sera divisé par deux grâce à la disparition des charges salariales et patronales, tout en augmentant de manière exponentielle le pouvoir d’achat des travailleurs bretons. La principale conséquence de ce nouveau modèle social sera la fin pure et simple du chômage de masse sur notre territoire. Le fort gain de pouvoir d’achat de tous nos concitoyens permettra même aux plus modestes de parvenir à se loger et se nourrir grâce à l’effondrement des coûts de production lié à la suppression des charges sociales. De plus, avec la suppression de l’impôt sur le revenu, les citoyens bretons seront plus à même d’aider leurs proches et les plus nécessiteux.

Enfin, afin de lutter contre la grande pauvreté et limiter les inégalités face aux risques de santé, un système de cotisation volontaire sera proposé. Les citoyens bretons libres pourront choisir de donner entre 1% et 15% de leur revenu à l’Etat Breton indépendant. Les sommes ainsi récoltées seront consacrées à l’aide aux plus démunis et au paiement des coûts des soins pour les citoyens qui n’auront pas les moyens de se payer une mutuelle.

En focalisant les dépenses de l’Etat sur l’aide aux plus démunis et au fonctionnement d’une administration simplifiée, en proposant une unique taxe sur les ventes et une cotisation volontaire pour aider les plus pauvres, la Bretagne indépendante vivra enfin avec un véritable modèle social tout en supprimant le dumping social dont nos entreprises souffrent. Alors, nous aurons fait un nouveau pas de géant sur la Route de la Liberté.

Photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2015, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine. 

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3 Commentaires

  1. Le protectionnisme ie la protection du marché intérieur est largement pratiqué par les US (qui vont prétendre le contraire et sauf exception (*)), la Chine ou le Japon, idem pour le bidouillage financier par la banque centrale souveraine. Pour quelle obscure raison les pays européens ne pourraient pas les pratiquer, pour favoriser les délocalisations(**) ? la désindustrialisation, le chômage, la remise en question du modèle social (qui n’est pas parfait loin de là, entre autre car le système ne veut pas réellement faire baisser le chômage sinon de vraies mesures seraient prises pour rééquilibrer les droits et les devoirs de façon à favoriser réellement le retour à l’emploi pour ceux qui le souhaitent et le peuvent pour leur propre bien et celui de la communauté).
    Le protectionnisme permet de préserver notre niveau de vie, nos emplois et donc nos exportations.
    Certains entrepreneurs, surtout les plus jeunes, devraient comprendre que la belle idéologie apprise à l’école de commerce n’est qu’un verni, la réalité du monde des affaires n’est que faux-semblants, escroqueries, règles truquées, hyper-complexité artificielle (paperasses, juridisme excessif pour noyer les structures de tailles petites et moyennes), loi du plus fort, pratiques douteuses et proximité avec la mafia lorsque les moyens classiques ne sont plus suffisants.
    (*) lorsque le grand patronat et la finance US ont décidé de paupériser
    leur propre population en délocalisant vers la Chine, dictature
    communiste, dans les années 90-2000, ceci pour augmenter leurs propres revenus déjà colossaux et cf (**)
    (**) pour favoriser l’émergence d’un monde multipolaire où les peuples seront les esclaves de la dette, de la finance apatride, de l’utilitarisme économique absolu, où les populations auront été métissées, pucées, déplacées, déracinées. Mais un autre monde multipolaire est possible, celui des démocraties souveraines qui préservent leur civilisation et leur prospérité en ne se laissant pas affaiblir par des émergents (dois-je rappeler que toutes les ressources/minerais/énergies sont limitées et sauf exception du fait d’intérêts convergents et de proximité civilisationnelle, cf la Russie si elle adopte une posture plus respectueuse de la culture occidentale continentale) ou des impérialismes étrangers, en faisant preuve de solidarité intracommunautaire Et de combativité, que ce soit sur le plan militaire, économique, financier, technologique et géostratégique.

  2. Toujours intéressant de trouver des gens pour défendre le système que nous connaissons.
    Désert médical : Mais non, c’est pas vrai, on a le meilleur truc au monde et « les européens nous l’envie » (comme on a pu l’entendre dans l’analyse très objective du 28 min d’ARTE). Pas les Européens que moi, je connais en tout cas…! On ne forme même plus de médecins, c’est sûr qu’avec tous les médecins syriens et égyptiens payé 50% moins que leurs collèges français (en région parisienne) et les médecins roumains (en Bretagne) nous sommes la pointe du système de santé mondial!
    Les privilèges : La moitié des fonctionnaires et des élus de l’UE sont de citoyennetés françaises… (la France 66 millions d’habitant, l’Europe 500 millions)… C’est sûr, on va trouver des franchouillards (beaucoup) pour défendre le système. (Tu ne l’as pas ton petit privilège? Bien si, après 20 ans, je vais obtenir le point supérieur…! Faut dire, je l’aurai mérité celui-là!)
    Non à l’Ultra-libéralisme : En France, les Grands Groupes ont à leur tête des Enarques et des Centraliens et Polytechniciens (souvent disposant du statut de fonctionnaire). Ils délocalisent massivement et tuent littéralement le réseau des PME et ETI. Un vrai système soviétique aux mains d’une minorité… mais le message officiel est : nous on veut pas de l’ ultra-libéralisme (bien tien, le contraire serait surprenant..!)
    Parce que les « ponts » et les « routes » sont entretenu chez nous…? (En Bretagne ont a de la chance, on attend la réalisation depuis 60 ans les voies express nord-sud et la voie express central. Donc au moins, pour l’entretien, on est à jour…)
    Même les migrants syriens (ou supposés) font leur possible pour éviter la France (normal, on nous dit qu’ils viennent pour travailler, et pour travailler, il faut du travail….). Mince sont-ils stupides ces Syriens, ne savent-il pas que la France est le phare rayonnant sur le monde!
    Et pour l’indépendance de la Bretagne : Vu qu’on l’a été durant 11 siècles, puis encore 3 en conservant nos institutions (donc 14 siècles. Pour mémoire la France n’existe que depuis Saint-Louis), ca devrait pouvoir se gérer pour s’en passer pour les siècles à venir! (Ce ne sont pas nos amis Européens qui nous en tiendront rigueur, bien au contraire). Mais c’est sûr, les Français, s’ils perdent la Bretagne, ça va être le même choc que lorsqu’ils ont perdu l’Algérie (Bien oui, cela fait 50 ans, et ils ne s’en sont toujours pas remis…)

  3. J’ai bien aimé l’intervention de Pierre Toullec à TV Libertés mais là je dois avouer que j’ai décroché au bout de deux minutes. Monsieur Toullec semble ne s’adresser qu’à des spécialistes en économie et pour le néophyte que je suis, c’est un peu barbant. Ça n’est pas très dynamique non plus avec un plan fixe, aucun effet et un arrière-plan pauvre. D’ailleurs, dépassé l’attrait de la nouveauté, Hent ar Frankiz semble perdre des suiveurs et ne plus intéresser grand monde.

    Dommage car avoir un discours économique pour l’indépendance de la Bretagne est un bon concept et faisait défaut. Surtout un discours libéral qui me semble vraiment bien à-propos, vu l’omniprésence de l’État en France et a fortiori en Bretagne. Mais peut-être que ça va s’améliorer. En tout cas, on ne peut que l’encourager à faire mieux. Wait and see.

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