Nantes. Festival Tissé métisse : «Un grand bol de métissage »

03/12/2015 – 09H00 Nantes (Breizh-info.com) – « Un grand bol de métissage ». C’est ainsi que le journal de la métropole nantaise présentait la 23 ème édition de « Tissé métisse » qui s’est déroulée à Nantes le week-end dernier. Zoom sur une manifestation (très) bienpensante archi-subventionnée.

Impossible de rater cette « grande fête interculturelle et citoyenne » : pages entières dans la presse subventionnée et la presse gratuite, multiples annonces dans les radios et télévisions locales, affichage urbain, sans compter les multiples sponsors, villes de Nantes, Bouguenais, Rezé, le conseil départemental et régional ainsi que la Préfecture de Loire Atlantique et même les services du 1er Ministre par le biais du Commissariat Général à l’Egalité des territoires. Pas moins pour un seul spectacle !

La ‘fête’  Tissé métisse a été créée en 1993 pour «  contrer l’assise que prenaient les idées racistes,  lutter contre la montée de l’intolérance, et apporter une pierre à l’édification d’une société plus juste et plus solidaire » à l’époque des lois Pasqua qui prétendaient alors restreindre l’immigration. A son origine on trouve l’ACENER, association des comités d’entreprise de la région nantaise proche de la CFDT. Aujourd’hui Tissé Métisse  regroupe une soixantaine d’associations de quartier et de «collectifs citoyens» – ce qui ne va pas toujours sans tensions – et 16 comités d’entreprise.

Pas question d’annuler cette année les festivités après les attentats islamistes de Paris : « le vivre ensemble demeure une notion fondamentale, (…) nous nous mobilisons pour que notre société reste ouverte et démocratique, (…) pour l’égalité des droits pour tous (…) nous combattons fermement le racisme et les intégrismes ». Vaste programme.

Dans un « bel esprit solidaire » les spectateurs ont pu écouter rap et ragga, le quatuor d’Abidjan Magic system, HK et les Saltimbanques groupe mélangeant : hip hop, world manouche et reggae – du vrai métissage –  et, comme leur nom l’indique,  les artistes locaux Wahib, Sound Dynamik,Boom Bap Pushers  et le rappeur Cap Oral.

Mais Tissé Métisse n’entend pas se réduire à la musique et donne aussi la parole, selon sa directrice, «  aux habitants des quartiers pour déconstruire les préjugés (…) et la lutte contre  les discriminations qui sont au cœur de notre projet », en bref « une parole libre et sans dogme » . C’est sans doute ce qu’exprimait il y a peu lors d’un débat organisé par la municipalité de Saint-Herblain le vice-président Cyril Prévaud qui donnant libre cours à sa détestation de toute identité française ou européenne déclarait : « le français ça n’existe pas !».

Tout cela coûte cher, surtout aux contribuables. Le bilan financier  de Tissé métisse pour sa journée festive est à cet égard éclairant. En 2014, par exemple, la vente des billets a rapporté moins de 58 000 € pour des charges d’exploitation s’élevant à la bagatelle de 609 000 €, soit moins de 10% ! Les subventions directes s’élèvent à près de 468 000 €. La municipalité PS  de Nantes est la plus généreuse 290 000 € – plus 32 % depuis 2007- «la mise à disposition à titre gracieux de biens et services» n’étant pas prise en compte ! Les instances de l’État contribuent à hauteur de 100 000 € (merci Jean-Marc Ayrault),  le conseil  régional alloue  52 000 € en précisant : « pour la dimension régionale des actions de réflexion et de lutte contre les discriminations ».  Parmi les autres mécènes, la CAF pour 13 000 € et le conseil général pour 10 000 € apparaissent nettement moins généreux. C’est aussi le cas des 16 comités d’entreprise – certains sont pourtant bien pourvus –  qui n’apportent que 8 500 €. Les adhérents de l’association cotisent, eux, à hauteur de … 555 € !

Une précision d’importance : en un an les rémunérations du personnel (4 CDI et un CDD) ont augmenté de 70% pour atteindre 131 000 €. Il est vrai qu’une directrice a été embauchée. Les autres salariés bénéficient d’aides de l’État, emplois avenir, tremplin… En 2014 Tissé Métisse aurait en outre reçu l’aide de 650 bénévoles qui ont eu droit à des billets gratuits.

La directrice de l’association, explique que sa particularité « est le croisement du monde du travail, du monde militant, du milieu associatif et du milieu culturel »  ajoutant « ce brassage est son ADN » (Ouest-France, 17/11/15). Ne serait-ce pas plutôt les subventions publiques ?  Apparemment pour les socialistes la promotion du métissage n’a pas de prix.

Photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2015, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine. 

3 réponses

  1. Vive le PS, ils ont vraiment le dont de dépenser notre argent inutilement en propagande inefficace…

  2. « la promotion du métissage n’a pas de prix. » Surtout quand c’est vous qui payez. Le métissage c’est bon uniquement pour les goyims, c’est le mot d’ordre de nos maîtres. C’est une chance pour la France, comme les migrants cela va booster l’économie et peut-être les statistiques de pôle chômage.

  3. En parlant des Comités d’entreprise : qui a demandé l’avis des salariés ? Personne ! Vous parlez des subventions attribuées par les CE : on peut supposer qu’il faille rajouter la prise en charge sur le prix du billet vendu au salarié ? Plus l’adhésion à l’association suivant la taille de l’entreprise…
    Du gaspillage bien comme il faut !

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