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09/10/2015 – 08H00 Quimper (Breizh-info.com) – Avec les résultats des élections régionales, de nouveaux rapports de force se sont instaurés en Bretagne. Ceux qui prévalent dans la préfecture finistérienne, ville gérée pourtant à droite, sont identiques.
J. Y. Le Drian y caracole en tête. Il dépasse même son score dans le Finistère et en Bretagne : 38,07% (+4,5%). La seconde liste, celle de Marc Le Fur, réalise 22,70% comme dans le département. Le FN confirme ses scores locaux des départementales avec un 13,3%. C’est en dessous des 18,17% bretons et des 16,5% finistériens. En quatrième position, la liste régionaliste de gauche emmenée par C. Troadec plafonne sous les 10 points avec 9,02%.
Après d’excellents scores en 2010, les co-listiers de René Louail (EEELV) n’ont cette fois pas percé. Ils arrivent en cinquième position, comme en Bretagne. Ce 6,91% est plus ou moins leur score des municipales et des élections intermédiaires depuis bientôt cinq ans.
Plus loin, le Front de Gauche avec 4,27% récolte un score supérieur à sa moyenne régionale. C’est le contraire pour Debout La France (2,21%) qui a du mal à se placer localement entre Marc Le Fur et le Front National.
Cette situation fournit cependant plusieurs leçons. Des personnalités quimpéroises sont en situation de décrocher un siège au Conseil Régional. Côté PS, ce sont deux jeunes militants , Karim Gachem (ancien conseiller municipal) et Mélanie Thomin. Côté Républicain, Isabelle Le Bal retrouverait des fonctions déjà occupées entre 2004 et 2010. Côté FN, l’ancienne tête de liste aux Municipales Alain Delgrange peut l’espérer en cas de très bon score.
L’engagement des états majors était faible dans la capitale de Cornouaille, à l’exception notable de la municipalité de droite. Cette dernière avait placé sur la liste de Marc le Fur, le maire Ludovic Jolivet, la première adjointe et une autre adjointe ! Cette très forte représentation n’a réalisé que 22,70%.
Comment analyser de tels résultats à Quimper? Cette élection ne s’est pas jouée localement, mais en fonction d’intérêts régionaux et des personnalités des deux principales têtes de liste. Les figurants locaux de droite n’ont pas été capables de déclencher un vote d’adhésion et d’influencer le résultat. La municipalité paye une gestion anarchique de différents dossiers (mosquée, économie, impôts, divisions internes lourdes). La photo du second tour avec trois listes, PS, LR, FN permettra de préciser ces analyses.
Photo : DR
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