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14/12/2015 – 07H00 Rennes (Breizh-info.com) – Depuis les attentats islamistes de Paris le 13 novembre, 2675 perquisitions ont été effectuées en France. Le parquet anti-terroriste n’a ouvert suite à toutes ces perquisitions que deux (oui, 2) nouvelles procédures, toutes après le 30 novembre. Sur l’ensemble du territoire français, il y a eu 273 gardes à vue, 354 assignations à résidence – dont au moins 26, selon Amnesty International pour des militants écologistes et alternatifs – et 453 procédures judiciaires effectuées. Près de 403 armes ont été découvertes dont 169 armes longues et 39 armes de guerre.
Sur les cinq départements bretons, 131 perquisitions ont été effectuées : 25 dans les Côtes- d’Armor, 15 dans le Finistère, 51 en Ille-et-Vilaine (dont au moins 6 qui ont visé des militants écologistes ou de gauche alternative), 30 en Loire-Atlantique et 10 dans le Morbihan. 20 gardes à vue ont été ordonnées en Bretagne (dont 12 en Loire-Atlantique), au moins 7 affaires de stupéfiants (de 500 gr à 3 kg de produits, pour l’essentiel de la résine de cannabis) et 11 étrangers découverts en situation irrégulière – dont huit originaires de divers pays du Maghreb dans le quartier « sensible » de la Bouletterie à Saint-Nazaire. Par ailleurs, 19 armes ont été découvertes – dont trois en Loire-Atlantique, parmi lesquelles une arme de poing à Malakoff (Nantes) le 17 novembre et deux autres qui ne sont pas des armes à feu. Parmi toutes ces armes, aucune arme de guerre. Enfin une condamnation a déjà été prononcée en Bretagne – six mois ferme – pour détention illégale d’arme à feu.
Le Conseil d’État confirme des assignations à résidence
Alors que les recours se multiplient contre les procédures liées à l’état d’urgence, le 11 décembre le Conseil d’État a confirmé 7 assignations à résidence de militants écologistes et de gauche alternative. Il a estimé – comme pour ce militant francilien – qu’en l’espèce, leur liberté d’aller et venir n’était pas restreinte de façon « manifestement illégale » puisque la date de la fin de la mesure d’assignation à résidence les concernant était connue – la fin de la COP 21 –, leur préfecture pouvait leur délivrer des sauf-conduit pour les déplacements nécessaires et leur comportement antérieur – leur participation à des actions ou des manifestations violentes – pouvait légitimement laisser craindre qu’ils participent à des débordements au moment de la COP 21. Mais ce n’est probablement que partie remise. La liste des abus de l’état d’urgence sur le wiki dédié ouvert par le collectif la Quadrature du Net s’allonge chaque jour et le premier rapport, mercredi prochain, des dérapages de l’état d’urgence par la commission des Lois à l’Assemblée nationale, est très attendu.
Photo : DGPN-SICOP
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Une réponse à “État d’urgence : 131 perquisitions en Bretagne pour un bilan quasi nul”
Mesures prises après les attentats islamistes en France : protection des mosquées et assignation à résidence de toute forme de militantisme pouvant gêner la ripoublique dans ces opérations com (cop21 pour ne pas la citer). Non sans blague … et quand je vois un colonel de gendarmerie mettre au même niveau les terroristes musulmans qui ont massacré, décapité, déchiqueté des individus par milliers depuis 3 décennies, et les écologauchistes qui oscillent entre clowns débraillés et casseurs de vitrines, je me dis qu’il y a là un truc qui cloche vraiment. On pourrait résumer en rappelant : la république gouverne mal mais elle se défend bien. (LMPT ne pourra pas me contredire)