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28/01/2016 – 07h45 Bretagne (Breizh-info.com) –Près de 110 détenus de plus que de places à Nantes, 34 à Vannes, 53 à Saint-Malo, 83 à Saint-Brieuc – le double de la capacité théorique de la prison ! – ou 95 à Lorient : pas de doute, les prisons bretonnes sont surpeuplées ! Dans un communiqué aussi laconique que virulent, cette situation est vivement dénoncée par le syndicat de surveillants FO-Pénitentiaire pour le Grand Ouest.
Autour de la Bretagne, les taux ne sont guère plus glorieux : 142% d’occupation à la maison d’arrêt de Caen, 191% à Fontenay le Comte (85), 207% (le double de la capacité théorique) à la Roche-sur-Yon… sans oublier Saint-Brieuc (211%), St Malo (169%) ou encore Vannes (165%). « Il y a plus de 176 matelas au sol » sur l’ensemble des prisons de la direction de la direction inter-régionale de Rennes (Bretagne, Anjou, Maine, Vendée, Basse-Normandie), rappelle FO-Pénitentiaire.
Qui dit suroccupation, dit absence de réinsertion ou de lutte contre la radicalisation. Pas le temps… d’autant plus que les effectifs n’évoluent pas avec le nombre : « Le nombre de fonctionnaires n’évolue pas pour autant en fonction du taux d’occupation d’un établissement. Non !!! Par exemple, si un établissement est prévu pour accueillir 75 détenus et qu’il en compte aujourd’hui 158, les fonctionnaires devront assumer une charge de travail plus importante, gérer davantage d’incidents (bagarre, trafic…) tout en répondant à la nécessité de maintenir la continuité du service public, en étant dépendant d’un rythme de travail frénétique (accusant parfois près de 50h supplémentaires par mois) ! »
Echec très net de la tentative de Taubira de vider les prisons
Le syndicat FO-Pénitentiaire part d’un constat sans appel pour expliquer l’imbroglio – persistant – des prisons : « Avoir bloqué les nouvelles constructions d’établissements et vouloir des aménagements de peine à tout prix ne sont pas des mesures qui correspondent aux maux sociétaux actuels. Les citoyens ne comprennent plus le système carcéral qu’ils trouvent parfois trop laxistes tandis que les magistrats n’osent plus aménager. »
Il se trouve en effet que les syndicats pénitentiaires constatent que « La contrainte pénale et la libération sous contrainte n’ont pas le succès escompté par le ministère auprès de la magistrature », qui essaient de réaffirmer sa présence – notamment sur les délits « à la mode » d’apologie du terrorisme qu’il convient pour beaucoup de juges de frapper de très lourdes peines – notamment plusieurs mois de prison ferme, même pour des primo-délinquants. Par ailleurs le manque de personnel dans les TGI et les SPIP empêche de traiter à temps les aménagements de peine des condamnés. Enfin, le bracelet électronique perd de sa popularité. FO Pénitentiaire note que «Le nombre de placement sous surveillance électronique est en chute libre en 2015. La tendance est amorcée depuis plusieurs mois et une inversion de la courbe en 2016 paraît bien compromise. Les détenus refusent cette mesure qu’ils jugent pour beaucoup trop contraignante. Nombreux sont les JAP [juges d’application des peines] qui n’y sont pas favorables. »
Le syndicat termine son communiqué en rappelant aux politiciens « plus sensibles à la condition des personnes détenues qu’à celle des personnels de l’administration pénitentiaire » que « que la surpopulation pour les personnes détenues se traduit par plus de promiscuité, plus de racket, plus de matelas au sol, plus d’atteinte aux droits de l’homme ». Et participe à la « perte du sens de l’incarcération » et de la capacité de la justice à assumer sa vocation répressive envers les personnes qui troublent à répétition l’ordre public.
Photo : DR
Breizh-info.com, 2016, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.
5 réponses à “Bretagne historique. Les prisons sont surpeuplées”
Prisons surpeuplées ?
Cela ne me fait ni chaud ni froid.
S’ils n’avaient pas fait les c… , ils seraient dehors.
les prisons ne sont pas surpeuplées. Si on enlève les étrangers qui devraient être expulsés et purgés leur peine chez eux, il y aurait des places de disponible. De plus, si le régime disciplinaire était plus dur, comme au bagne, les taulards n’auraient peut-être plus envie de revenir. Quand à la radicalisation, pour ne pas qu’ils (les islamistes ou futurs) se croisent, on en met un dans chaque cellule sans télé, avec juste le droit à la lecture, on désigne un maton qui en prend un pour faire sa sortie journalière de 30 mn, puis il tourne, le suivant 30 mn plus tard et ainsi de suite, ce qui permet d’avoir 48 musulmans radicalisés dans chaque prison. les étrangers dans les prisons représente plus de 65% de prisonniers. Ca en moins et ça irait déjà mieux. mais pour ça, il faut de l’autorité, chose qu’il manque à flamby et ses con « pères ».
http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/04/29/en-france-les-detenus-musulmans-sont-surrepresentes-selon-le-washington-post_1039616_3224.html
si on enlève les étrangers. Ils représentent plus de 70% des prisonniers, sauf en Bretagne et quelques prisons provinciales où les « desouche » sont encore majoritaires
Dreinek, prisons surpeuplées = danger pour le personnel carcéral aussi, j’imagine.
Si la prison ne fait plus peur, si la prison se résume à simple stage de réinsertion (si on ou oublie la mission première de la prison : la punition), si en plus c’est un foyer de islamisation radicale… Je ne sais pas, plutôt que de se tourner vers des aménagements de peine pour désengorger les cellules et faire des économies, il serait plus logique de créer plus d’établissements pénitenciers, de recruter plus de personnel. Ça coûte, mais il y a de l’argent ailleurs qui ne produit rien : FPT, évasion fiscale, fraudes aux allocations, etc.
ils ont qu ‘a rajouter des etages.