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04/02/2016 – 05h00 Nantes (Breizh-info.com) – Un détenu d’origine nord-africaine a agressé ce mardi 2 février vers midi deux surveillants de la maison d’arrêt de Nantes. Condamné – une fois de plus – à plusieurs jours de quartier disciplinaire (QD) pour une infraction au règlement intérieur, il a refusé de quitter le QD une fois sa peine échue. Il a griffé l’un des surveillants, et leur a asséné des coups avec son bras plâtré et ses pieds tout en leur crachant dessus.
Les deux surveillants, qui ont réussi à faire sortir le détenu, vont porter plainte. Ce prisonnier – incarcéré en mars 2014 et libérable en novembre 2016 – a demandé son transfert dans une autre prison et « espère faire craquer les collègues en multipliant les infractions au règlement interne », nous apprend William Cozic, délégué FO-Pénitentiaire pour Nantes. « Il est déjà passé une quinzaine de fois en commission de discipline pour avoir agressé des codétenus en cour de promenade, essayé de faire rentrer des téléphones, grimpé sur les grillages de la cour de promenade, insulté des surveillants etc. Bref, c’est un habitué du quartier disciplinaire ».
Il y a une semaine, un autre surveillant de la maison d’arrêt a manqué de peu d’être agressé par un détenu très énervé ; il a réussi à éviter le coup. « En ce moment, la situation est très tendue, il y a une quarantaine de matelas par terre dans les cellules de la maison d’arrêt de Nantes, beaucoup d’arrivées », une situation de surpopulation génératrice de tensions que l’on retrouve dans toutes les prisons de Bretagne historique et des terroirs limitrophes. Il apparaît cependant que les mesures d’écroulement avec bracelet électronique – ces détenus ont le statut juridique des écroués, mais ils exécutent leur peine sans aller en prison – seraient reparties à la hausse en début d’année 2015, les limites physiques d’accueil des prisons de Bretagne et de l’ouest de la France étant en train d’être atteintes.
Crédit photo : DR
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Une réponse à “Nantes : deux surveillants agressés par un détenu à la maison d’arrêt”
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