Avortement. Planning familial : « Pour les femmes hors délai, nous les aidons à aller à l’étranger »

planning_familial

18/02/2016 – 06h30 Saint-Brieuc (Breizh-info.com) – Dans une interview accordée au Télégramme, Anna-Claire Chouat, la responsable du Planning familial de Saint-Brieuc se confie : « pour les femmes hors délai nous les aidons à aller à l’étranger ». Elle avoue ainsi que le Planning familial, association partisane allègrement subventionnée par les collectivités locales et le contribuable, propose aux femmes qui le veulent de braver la loi française en allant à l’étranger se faire avorter. « En France, l’IVG est pratiquée avant la fin de la douzième semaine de grossesse. Au-delà, l’IVG est interdite et le médecin qui la pratiquerait peut encourir des sanctions pénales (jusqu’à 5 ans de prison selon l’art 2222-2 du code de la SP) et administratives. Il s’expose enfin à des poursuites penales et/ou civiles (en dommages et intérêts) qui peuvent être faites par la femme qui a subi l’IVG sans avoir été correctement informée. » indique un site Internet d’informations sur l’IVG, l’Interruption volontaire de grossesse

Ce militantisme politique – sous couvert de défense des droits des femmes – avait d’ailleurs été au centre de la polémique opposant Marion Le Pen à Christian Estrosi, lors des dernières élections régionales de décembre 2015. Les féministes du planning familial – qui peinent à recruter au sein d’une jeunesse qui a tendance à majoritairement balayer l’héritage de mai 68 – ne se cachent pas d’être des militantes qui vont bien au delà de la défense du droit à l’avortement : « il reste des progrès à faire au niveau de la relation à l’autre et dans la lutte contre les stéréotypes sexistes dès le plus jeune âge » indique Mme Chouat de Saint-Brieuc.

En 2015, 488 IVG (dont 66 % médicamenteuses) ont été réalisées à Saint-Brieuc. En 2010, 222 500 avortements avaient été effectués en France , ce qui amène parfois un débat sur la relation entre avortement et baisse de la natalité, relation plutôt contestée.

Le journaliste Armel Joubert des Ouches a récemment réalisé un reportage, qui lui aura nécessité énormément de travail, sur les conséquences psychologiques de l’avortement chez les femmes, un reportage effectué à base de témoignages durs et poignants . Sans doute qu’Anna-Claire Chouat ne l’a pas vu, elle qui déclare : « l’IVG n’est pas toujours dramatique. Et il y en aura toujours, car la contraception n’est pas parfaite »

Sur Internet, la bataille fait actuellement rage entre le gouvernement, les associations féministes, et les opposants à l’avortement, par rapport au référencement de sites Internet pro ou anti IVG. Malgré les pressions sur Google, le site d’information du gouvernement n’arrive qu’en seconde position des résultats lorsque l’on tape « IVG » le premier site étant ivg.net.

La grande majorité des Etats de l’Union Européenne autorisent l’avortement, sous conditions. Il n’y a qu’à Malte que l’IVG est totalement interdite. Cependant, dans différents pays et notamment l’Irlande, l’Espagne, le Royaume-Uni, Chypre, la Pologne, le Luxembourg ou encore la Finlande l’avortement n’est pas autorisé « à la demande », mais seulement dans certains cas.

En Irlande, l’IVG reste autorisée dans un seul cas, celui où la vie de la mère est en danger. Une grossesse résultant d’un viol ne peut être légalement interrompue. Lors d’un référendum organisé en 1993, 67 % des Irlandais ont rejeté la légalisation de l’avortement. En revanche, lors de ce référendum, les Irlandais ont reconnu le droit de pratiquer une IVG à l’étranger sans être passible de poursuites. Chaque année, des milliers d’Irlandaises se rendent dans un pays voisin autorisant l’IVG. Une nouvelle affaire en août 2014 concernant le cas d’une jeune fille violée a relancé le débat.

Pratiquée légalement en Pologne pendant plus de quarante ans, l’IVG a été de nouveau interdite en 1997. L’interruption de grossesse n’est désormais admise que pour des raisons strictes (viol ou anomalie du foetus). Chypre n’autorise l’IVG que pour des raisons de santé, ou en cas de viol.

Au Portugal, le Parlement a adopté le 8 mars 2007 un projet de loi légalisant l’avortement jusqu’à la dixième semaine de grossesse. Le 11 février 2007, les Portugais s’étaient prononcés par référendum : 59,3 % des votants avaient répondu « oui », contre 40,8 % de « non ». Cette législation a constitué un tournant dans l’histoire du Portugal. La précédente législation portugaise comptait parmi les plus répressives de l’UE.

Le Luxembourg, la Finlande et le Royaume-Uni autorisent l’avortement pour des raisons économiques et sociales. Les autres pays l’autorisent (ou le dépénalisent) sans obligation de se justifier.

Crédit photo : Pixabay
[cc] Breizh-info.com, 2016 dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.

9 réponses

  1. Noelle C raconte une belle histoire, à se demander si elle ne vit pas encore dans le monde du Petit Poucet. C’est bien la première fois que l’on peut lire que la Planning ne pousse pas à l’avortement ; c’est jouer sur les mots ! Car c’est la seule issue vers laquelle sont dirigées les femmes en difficulté. Quand aux femmes qui ne souffrent pas c’est un pur mensonge et certaines franchissent la barrière du suicide. Quand à l’enfant tué, pour lui, la situation a toujours été dramatique. Quant à oser dire qu’il ne fait pas baisser la natalité ! Avec HUIT millions d’enfants tués en 40 ans, il fallait oser l’écrire car sur ce nombre la moitié au moins auraient donné naissance à un enfant. Le féminisme est une absurdité nocive à la féminité.

    1. «  »Car c’est la seule issue vers laquelle sont dirigées les femmes en difficulté » »
      Vous avez tout compris. Le planning a aidé, aide des jeunes filles mineures à avoir une contraception, tout comme des plus âgées qui n’ont pas toujours les moyens du médecin.
      Je pense aussi que ça peut exister pour toute femme plus âgée ne voulant pas
      d’enfant…
      D’ailleurs, pour info, ce ne sont pas des enfants, mais des embryons.

      Je n’ai jamais avorté, ayant toujours eu la chance que la contraception fonctionne bien pour moi, après la naissance de ma fille.
      C’est bien pourquoi je peux m’exprimer librement, sans ployer sous la culpabilité que vous jetez allègrement sur le dos de femmes qui l’ont peut-être fait sous la pression du mari. J’en connais au moins 2 !
      Merci de vous taire quand vous vous trouvez devant ces cas. Parce qu’en plus elles ne dénonceront jamais leur conjoint.

      Je ne sais si vous êtes homme ou femme. Dans le premier cas, vous ne pouvez avoir que le droit de vous TAIRE, vu que vous ne savez pas ce que c’est qu’élever un enfant, avoir à s’en occuper 24h/24, 7j/7 et pendant de nombreuses années. Vous n’avez pas voix au chapitre.

      Si vous êtes femme, je vous dirais de vous occuper de votre vie et de vos enfants.
      Et SURTOUT essayez DE NE JAMAIS de juger quiconque sur ce sujet. JAMAIS !
      La « féministe » vous dit bien des choses. Et surtout, elle vous plaint !

  2. Monumental tissu… votre natalité vient d’ailleurs, êtes-vous à ce point naïve (pour rester poli)? Pour vous,une vie de femme ne compte pas dès le début de sa conception (car vous soutenez l’avortement de la vie de millions d’entre elles). Alors, à partir de quand compte-elle pour vous, cette fameuse vie de femme? Compte-elle aussi uniquement lorsqu’elle est une tricoteuse moderne ou une adhérente au parti socialiste? Ce n’est pas parce que que vous soutenez des assassinats sous couvert de la loi que vous êtes dans le vrai.

    1. Je vous ai répondu, mais on n’a pas jugé « utile » de laisser passer mon message !
      Heureux monde d’hommes !

  3. Vous écrivez trop d’inepties, rendant tout débat fatigant. Votre prochaine incarnation à vous risque d’être avortée, pensez-y…

  4. Si, vous soutenez des assassinats. Je suis une femme, moi aussi et je sais combien la contraception n’est pas toujours facile, mais je sais aussi qu’un embryon est un BB en devenir, et que l’on supprime une vie humaine à chaque IVG. C’est un vrai drame dont n’ont pas conscience les femmes au moment de la panique de la découverte d’une grossesse non planifiée, non désirée.
    Parfois la venue d’un bébé est vraiment impossible d’autre fois elle le serait si la femme prenait simplement le temps de se poser, de réfléchir, mais notre société trouve plus simple de payer les IVG et pousse les femmes à avorter.
    Je trouve scandaleux que les IVG soient entièrement remboursés alors que les contraceptifs ne le sont pas toujours. Je trouve scandaleux d’ailleurs que des femmes ne souhaitant pas de bébé et ayant une vie sexuelle active (plus ou moins) ne prennent pas de moyen contraceptif fiable et durable. L’immense majorité des femmes ne connaissent même pas les implants contraceptifs, non visible qui assure 3 ans de contraception (et qui se retire).
    Nous sommes dans une société mortifère et non, un bébé ce n’est pas quand je veux, si je veux, et le corps d’une femme ne lui appartient plus à100 dès lors qu’il abrite une petite vie humaine.

    1. Vous avez raison ! Le mieux est la stérilisation définitive ! Au moins là, la vie de la femme aura de l’importance !

Les commentaires sont fermés.

- Je soutiens BREIZH-INFO -

PARTAGEZ L'ARTICLE !

LES DERNIERS ARTICLES

ARTICLES LIÉS