Alimentation. La viande bio séduit 7 Français sur 10 en 2016

vache (18 sur 21)

13/04/2016 – 05H00 France (Breizh-info.com) – Selon un sondage Ifop pour Interbev, en 2016, sept Français sur 10 consomment de la viande bio, soit 11% de plus que l’an dernier.

La viande occupe une place centrale dans le régime alimentaire des Français et, à l’instar de nombreux autres produits, elle joue désormais le jeu dans l’univers du bio. Pour mieux savoir comment elle est perçue, la Commission Bio d’INTERBEV, l’Interprofession du Bétail et des Viandes, a lancé en mars 2015 une enquête nationale avec l’appui de l’Ifop .

Ses principaux enseignements ? La viande bio a le vent en poupe et sa consommation enregistre une nette augmentation depuis un an. Si son prix est jugé plus élevé que pour une viande conventionnelle, il est cependant légitimé par la majorité des consommateurs du fait de ses nombreux atouts. Ainsi, elle se fait de plus en plus attractive, les Français estimant qu’en acheter est bénéfique à bien des égards.

88% des Français déclarent manger des aliments bio, soit une progression de 4 points par rapport à l’an dernier (84 %). Et, parmi eux, UN QUART (25%) dit le faire plusieurs fois par semaine (vs 20 % en 2015). Des chiffres qui demeurent sensiblement les mêmes, quels que soient le sexe, l’âge, la profession ou la région. 24 % déclarent en consommer dès qu’ils en trouvent (vs 16 % en 2015), ce qui marque là encore un intérêt grandissant. On constate à nouveau que 9 % des personnes interrogées ne mangent pas de viande bio car elles estiment qu’elle est difficile à trouver.

Le sondage indique également une hausse de 18 points chez les moins de 35 ans, soit la plus forte progression observée de consommation de viande bio (en 2016 vs 2015 sur un échantillon identique, soit 66 % de consommateurs de viande bio vs 48 %). A l’échelle nationale, les adeptes de viande bio déclarent en 2016 se fournir en priorité chez le boucher (78 %) – ce circuit bénéficie d’une très belle progression de 14 points vs 2015. Mais ils ne rechignent pas non plus à s’approvisionner dans les grandes et moyennes surfaces, aussi bien en libre-service (64 %) qu’au rayon traditionnel (68%).

Le sondage rapporte enfin que si le prix de la viande bio est jugé plus élevé que celui d’un produit conventionnel, 6 Français sur 10 se disent prêts à payer plus cher (60 % vs 50 % en 2015), soit 10 POINTS DE PLUS que l’année dernière. Quant à ceux qui s’y refusent, ils enregistrent une diminution de 10 points également (40 % vs 50 % en 2015). Le coût constitue donc un frein pour certains foyers, déclarant ne pas en avoir les moyens (41 % vs 51 % en 2015). Cependant, en-dehors de toute considération quant au budget alloué par chacun à ses courses alimentaires, le prix plus élevé de la viande bio paraît justifié aux yeux d’une majorité (58 % vs 56 % en 2015).

L’éleveur bio, qui est aussi un agriculteur bio, envisage sa ferme comme un écosystème. Pour préserver l’équilibre entre sols, végétaux et animaux, il s’appuie sur plusieurs principes : autonomie alimentaire, rotation des cultures, recyclage des matières organiques et méthodes de défense naturelles. L’éleveur bio est avant tout guidé par l’anticipation et la prévention. Il s’engage ainsi à préserver l’environnement, afin de transmettre aux générations futures un patrimoine naturel riche et protégé. Résultat pour le consommateur : c’est la garantie d’une viande de qualité, produite sans utiliser d’OGM, de pesticides, ni d’engrais chimiques de synthèse. Autrement dit : ce qui est bon pour la nature est bon pour nous !

Du côté des chiffres de la production voici ce que représente l’élevage biologique :

  • 1,25 million d’hectares , soit 4,6% du territoire agricole (+ 8% d’augmentation sur un an)
  • 28 621 fermes , soit 6% des exploitations françaises
  • 4,83 milliards d’euros TTC DE PRODUITS BIO POUR LA CONSOMMATION À DOMICILE (+9%)
  • 191 millions d’euros HT DE PRODUITS BIO ACHETÉS EN RESTAURATION COLLECTIVE (+1,8%)
  • 205 MILLIONS D’EUROS TTC pour la viande bovine
  • 96 MILLIONS D’EUROS TTC pour la charcuterie salaison
  • 66 MILLIONS D’EUROS TTC pour la viande porcine
  • 42 MILLIONS D’EUROS TTC pour la viande ovine

INTERBEV est l’Association Nationale Interprofessionnelle du Bétail et des Viandes, fondée en 1979 par des organisations représentatives des secteurs bovin (veau compris), ovin, équin et caprin. Elle reflète leur volonté de proposer aux consommateurs des produits sains, de qualité et identifiés par toute la filière.

Crédit photo : L214
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