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17/06/2016 – 07H00 Nantes (Breizh-info.com) – La Table des Roy doit son nom à ses propriétaires, Pascal et Nathalie Roy. Pascal a eu son heure de notoriété médiatique en participant à l’émission « MasterChef » en 2012. Bien conseillé, soutenu par de grands chefs, il a ouvert son restaurant en janvier 2013. Son épouse tient la salle, les enfants sont au service. Un restaurant du style bistrot chic avec un coin terrasse.
Ce jour-là, nous sommes cinq à table. Menu du jour, toujours très instructif pour une première visite. En entrée, une « Bruschetta Vegana » et une autre « Reale ». La première avec un émincé végétal, la seconde plus carnée. Deux plats pour nous, un râble de lapin, cuisson lente, au jus, marjolaine et thym ; du lingue poché, sauce au curry. Les cuissons sont exactes, les saveurs bien détachées.
La Table des Roy fait de la place aux plats végétaliens mais aussi aux « burgers » forcément « maison ». Il faut bien sacrifier aux goûts et aux modes …
La carte des vins est bien choisie. Nous sommes restés dans le Val de Loire. Un gamay 2011, Les Clefs, Coteaux d’Ancenis, Bernard et Benoît Landron. Surprenant, du gamay un peu « pinoté », une réussite. Pour le blanc, un Muscadet, classique, château du Coing, Saint-Fiacre, 2009. Qui a dit que le Muscadet vieillissait mal ?
En parcourant la carte, on trouve plusieurs suggestions alléchantes. En bon carnivore, je mets à l’écart la galette de quinoa panée à la poudre d’armoise mais je salive avec ce cœur de ris de veau à la crème de muscade.
Fromages pris chez Beillevaire, glaces « maison » et fruits à l’honneur.
Né au Royaume-Uni, sur la BBC, « MasterChef » a fait des petits dans le monde entier, avec des dérives qui ont lassé les téléspectateurs. Mais la version française a aussi révélé de vrais talents, tel Pascal Roy. La preuve par ces temps difficiles, dans un cœur de Nantes où l’on peut décliner toutes les variétés de contreplaqué et d’aggloméré, qu’un restaurateur peut survivre et même vivre bien. Mais comme disait Madame Mère à son fils Napoléon : « Pourvu que ça doure » !
Jean Heurtin
* La table des Roy, 4, rue des Trois Croissants 44 000 Nantes
Crédit photo : DR
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