20/09/2016 – 08H45 France (Breizh-info.com) –  Un rapport de l’Institut Montaigne – basé sur un sondage de l’Ifop – publié dimanche 18 septembre tente d’apporter une meilleure compréhension de la population musulmane et de l’islam en France. Si la presse subventionnée y voit « un rapport qui bouscule les idées reçues » (Le Télégramme), « un rapport qui s’oppose aux idées reçues sur l’islam français » (France 24), une lecture plus approfondie du rapport permet de constater qu’un million de musulmans en France déclarent être partisans de l’application de la Charia, la loi islamique, supérieure selon eux aux lois de la République. Précisions .

Qui sont les musulmans de France ? Comment vivent-ils ? Quels sont leurs rapports à l’islam, à la société ? Alors que la vague d’attentats djihadistes et l’approche de la présidentielle enflamment les débats sur la place de l’islam, l’Ifop a tenté de répondre à cette question à travers un sondage conduit auprès de 1.029 personnes de confession ou de culture musulmane, extraites d’un échantillon de 15.459 habitants de France métropolitaine  – pas forcément français –  âgés de 15 ans et plus.

L’Institut Montaigne qui affirme « qu’un islam français est possible », prétend avoir fait un travail en toute neutralité. Le contenu assez partisan de l’analyse permet toutefois d’en douter , d’autant plus qu’il n’a pas été possible, jusqu’à présent de prendre connaissance des résultats du sondage originel, celui de l’IFOP. Nous avons en effet contacté l’Institut Montaigne, qui nous a expliqué que ce sondage ne serait pas dévoilé publiquement, ce qui pose d’emblée le soucis de la transparence et de la neutralité.

Tout d’abord, sur le nombre de musulmans déclarés en France : selon l’enquête, seuls 5,6% des sondés se déclarent musulmans. Toutefois, cette proportion dépasse les 10% chez les moins de 25 ans, ce qui prouve la part croissante des enfants immigrés ou d’origine immigrées et de confession musulmane au sein de la jeunesse de France.

Le point clé de l’étude concerne la « typologie des musulmans selon leur religiosité ». L’Institut à défini 6 catégories, parmi les 1029 musulmans enquêtés. Là encore, sans avoir le sondage originel de l’IFOP, difficile de prendre ce que nous explique l’Institut Montaigne pour argent comptant.

Toutefois, si 18% des musulmans « sont favorables à la laïcité, ne formulent aucune revendication d’expression religieuse dans la vie quotidienne, qu’il s’agisse du monde du travail ou de l’école, ne souhaitent pas de nourriture halal à la cantine et sont très largement d’accord avec l’idée que la laïcité permet de pratiquer librement sa religion.», les autres catégories interpellent :

28% disent partager les mêmes valeurs mais se distinguent « par un attachement plus fort à la consommation de nourriture halal et une partie de ses membres est favorable à l’expression religieuse au travail. ». Que faut-il entendre par « expression religieuse au travail » ? Nous n’aurons pas la réponse.

13% explique que la laïcité ne permet pas de pratiquer librement sa religion, et critique le modèle républicain dans ses modalités d’application, tout en souhaitant pouvoir exprimer sa religion au travail – là encore, sans plus de précisions.

Dans la quatrième catégorie (12%) dont l’Institut explique qu’elle « se distingue par une plus grande acceptation de la laïcité » et qu’elle est composé majoritairement de ressortissants étrangers, on note une critique massive de l’interdiction de la polygamie en France.

La cinquième catégorie (13 % des effectifs) représente les individus dont 40 % de ses membres sont favorables au port du niqab, à la polygamie, contestent la laïcité et considèrent que la loi religieuse passe avant la loi de la République. « Dans leur immense majorité, les membres de ce groupe ne considèrent pas que la foi appartienne à la sphère privée, ils sont d’ailleurs majoritairement favorables à l’expression de la religion au travail. »

La sixième catégorie (15 % des effectifs) se distingue de la cinquième en prônant une vision plus « dure » des pratiques religieuses. « Presque tous ses membres valorisent le port du niqab et près de 50 % contestent la laïcité tout en étant favorables à l’expression de la religion sur le lieu de travail.»

En résumé, selon ce rapport de l’Institut Montaigne – dont il n’est pas possible de prendre connaissance de la base de travail – 28% des musulmans sondés (un million d’individus en France si on l’applique aux chiffres obtenus par l’institut) seraient pour l’application de la Charia, la loi islamique, en France, jugée par eux plus importante que nos lois. Tandis que 25% semblent inclassables, et que 46% (les deux premières catégories) semblent réellement « intégrés » à la civilisation européenne .

Parmi ces 46%, les jeunes représentent une minorité tandis qu’ils dépasseraient 50% dans les 5ème et 6ème catégories, les plus rigoristes, mais également les plus croissantes démographiquement …

Dans l’attente d’obtenir le sondage de l’IFOP permettant un décryptage sur l’islam de France et sur les musulmans de France, nous n’irons pas plus loin dans l’analyse – le rapport ne donne pas les chiffres dans leur globalité. On renverra donc le lecteur à prendre connaissance de ce rapport  qui se veut « dépourvu de toute attache partisane ».

Pourtant, lorsque l’on lit les préconisations , on peut s’interroger :

Étendre le concordat à l’islam en Alsace-Moselle afin de permettre le financement de la formation des imams par l’État. Coût supplémentaire : 5, 5 millions d’euros.

2. Perception, par la Fondation des œuvres de l’islam, d’une contribution sur la consommation halal. Gain espéré : 50 millions d’euros.

3. Création d’une École nationale d’aumônerie pour former et recruter des aumôniers fonctionnaires.

4. Création du TIF, le test d’islam français pour les imams et les aumôniers.

5. Implication des collectivités pour favoriser l’émergence d’un islam local.

6. Enseignement de l’arabe classique à l’école publique pour réduire l’attractivité des cours d’arabe dans les mosquées.

7. Suivre la situation par des statistiques religieuses.

8. Rédiger un livre d’histoire équitable commun aux pays des deux rives de la Méditerranée.

9. Créer un secrétariat d’État à la laïcité et aux cultes actuellement rattachés au ministère de l’Intérieur.

10. Revoir la politique étrangère de la France pour endiguer l’influence des régimes wahhabites(Qatar, Arabie saoudite…).

Les «attaches» de l’Institut Montaigne avec le monde économique et financier sont par ailleurs certifiées, puisque à sa tête, on retrouve notamment Claude Bébéar (Président d’honneur d’Axa assurances), Henri de Castries (président d’Axa), Marwan Lahoud (Airbus), Marguerité Bérard (PBCE), Philippe Wahl (La Poste), David Azema (Bank of America) ou encore Jean-Dominique Senard (Michelin).

Photos : DR
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12 Commentaires

  1. Sarkozy avait institutionnalisé l’Islam en France avec la création du CFCM. Aujourd’hui nous en payons le prix, prêts à faire de nouvelles concessions. l’Islam est un tout : l’accepter c’est se soumettre. Vouloir le réformer est une utopie. Mahomet en est l’exemple que musulman et infidèles auraient intérêt à connaître :
    Mahomet, qui est à l’origine du système politico-religieux baptisé « Islam » c’est-à-dire « soumission », nait à La Mecque vers l’an 570 pour devenir un Chef militaire, politique, et religieux.
    En 590, dès l’âge de 20 ans il prend les armes contre les tribus Quraychites qu’il trucide
    Puis il organise plusieurs expéditions armées sanglantes contre des commerçants caravaniers pour les détrousser
    A 40 ans , en l’an 610, il reçoit les premières paroles d’Allah, dictées en arabe par l’archange Jibril (Gabriel).
    Révélations divines qu’il reçut pendant 23 ans, pour que l’Islam « triomphe sur toute autre religion » (Coran, Sourate 9 Verset 33)
    En 624, à 54 ans, il sort vainqueur de la « bataille de Badr » et devient l’un des hommes les plus riches de Médine
    Les années suivantes il continue à guerroyer pour faire triompher sa nouvelle religion : l’Islam (Allahu Akbar !), et s’emparer des biens des infidèles
    En 627, il a 57 ans et remporte la fameuse « bataille du fossé » à Médine. Malheur aux vaincus : il fait égorger et décapiter entre 600 et 800 individus mâles de la tribu juive des Banu Qurayza. Les femmes et enfants sont épargnés … pour être vendus comme esclaves
    Il meurt à Médine en 632, laissant 9 veuves, mais aucun héritier mâle, ce qui va créer zizanies et sectes qui s’entretuent encore aujourd’hui.
    S’il revenait aujourd’hui, il aurait motif à être « fiché S », Non ? …
    Ses successeurs ont poursuivi l’œuvre sanglante de soumission mondiale, effectuant razzias et conquêtes, (jusqu’en France en 732) en n’égorgeant pas que du mouton (tradition maintenue en 2016).
    Les premiers Califes eux-mêmes, payèrent de leur personne :
    OMAR est assassiné en 644
    OTHMAN est assassiné en 656
    ALI est assassiné en 661
    HASSAN est assassiné en 669
    10 autres successeurs de Mahomet sont trucidés ou empoisonnés.
    Personnellement je me fais une autre idée de la paix et de l’amour… ce qui serait aussi l’avis de 95 % des musulmans si on les obligeait à apprendre l’Histoire et à lire le Coran intégralement.

    • Il y en a une autre aussi,qu’on devrait obliger à apprendre l’Histoire et à lire le coran,c’est Marine Le Pen. Lors de son dernier passage à la télévision,à la question :-pensez -vous que l’islam est compatible avec la république? elle a répondu : OUI.
      Je pense que cette seule réponse lui aura fait perdre un paquet de voix!….Même,si ,à cette occasion,elle a pratiqué la « takia »,exercice rendu obligatoire sous la dictature de la Pensée Unique,elle pouvait lancer un signal en direction de ses sympathisants en répondant « à la normande »…par exemple « peut-être ,quand l’islam se sera réformé….et ,là,tout le monde aurait compris,sachant que l’islam est « irréformable ».
      P S En fait,la question était mal posée….intentionnellement?….L’islam est surtout incompatible avec la FRANCE!….avec la république ,c’est un autre sujet!!!

  2. petite précision :
    le « patron » de l’Institut Montaigne qui se prétend ni de droite ni de gauche s’appelle Laurent Bigorne est un ancien de l’UNEF, et accessoirement ami d’Emmanuel Macron.
    On peut dès lors émettre quelques doutes sur la « neutralité » de ce rapport qui laisserait entendre que depuis les années 1970/80 le nombre de musulmans n’a pas évolué dans notre pays.

  3. Je pense qu’il est nécessaire de relativiser un peu cetrès étude statistique. Je ne suis pas du tout convaincu que les musulmans sondés sachent vraiment ce qu’est la charia. S’ils la connaissaient réellement, ils seraient les derniers à vouloir l’appliquer. 

    La charia est un ensemble de lois fabriquées par l’homme, environ 520, inspirées du Coran et de textes apocryphes. Très rigoureuses, réactionnaires, dont la temporalité reste figée à l’époque médiévale, ces lois régissent d’une façon normative et formaliste la vie du musulman. Elles sont donc inadaptées à notre modernité. 

    Mis à part les tendances rétrogrades wahhabites et salafistes, y compris une bonne frange des Frères Musulmans, il me serait difficile de croire qu’une majorité de musulmans contemporains pourraient s’infliger une pratique basée sur la charia. 

    Enfin, je suis persuadé que les réponses de0 ces sondés, à l’origine de cette étude, ne reflètent pas une réelle sincérité. Ces statistiques m’inspirent plus le doute qu’une cohérence scientifique. 

  4. 28%= 1 million: chez Montaigne. A ma connaissance 10 millions en tout (dont 7 millions d’Algériens) soit: 2,8 millions.

  5. A quoi bon ? Une énorme fumisterie de plus pour dérouler le tapis rouge à une idéologie totalitaire, suprématiste, expansionniste, ségrégationniste, misogyne, dont le but avoué, conforté par ses « textes sacrés », est de faire de la France le 58ème état islamiste de l’ OCI, Organisation de la Coopération Islamique, qui refuse les droits de l’ homme universels en leur substituant les droits de l’ homme musulman, conformes à la charia et veut rétablir une loi punissant le blasphème à son seul bénéfice.
    L’ institut Montaigne n’ est qu’ une officine d’ aide à l’ islamisation de la France, des traîtres qui devront répondre de leurs actes un jour ou l’ autre. Le plus tôt sera le mieux car là nous touchons le fond.

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