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25/01/2017 – 10H00 Paris (Breizh-info.com) – La Haute autorité de la primaire de la droite a publié les comptes de campagne des sept candidats. Alors que l’UMP-LR avait fixé à 1,5 million d’euros le maximum des dépenses autorisées, Alain Juppé frôle ce plafond avec 1,488 milllion d’euros, devant François Fillon (1,482 million d’euros) et Nicolas Sarkozy (1,301 million). Les quatre autres candidats sont largement sous la barre du million d’euros : Bruno Lemaire a déboursé 596 807 euros, Jean Frédéric Poisson 283 498 euros, Nathalie Kosciusko–Morizet 112 739 euros et Jean-François Copé 101064 euros. Le parti, lourdement endetté, n’a pas accordé un centime aux candidats qui ont dû financer leur campagne avec des dons (Le Monde, 23/12/2016).
Mais ces comptes ne concernent que la campagne officielle qui a démarré le 21 septembre 2016. C’est pourquoi il est plus intéressant de se reporter au bilan comptable établi par Le Figaro (20/12/2016) portant sur l’ensemble de l’année 2016 avec les données fornies par les équipes des candidats. Dons récoltés : 3,5 millions d’euros pour François Fillon ; 3 millions pour Alain Juppé ; 300 000 euros pour Jean Frédéric Poisson ; 650 000 euros pour Nathalie Kosciusko- Morizet ; 2 millions pour Bruno Lemaire ; 300 000 euros pour Jean-François Copé ; 1,5 million pour Nicolas Sarkozy. Budget dépensé en 2016 : 3,5 millions pour François Fillon ; 2,8 millions pour Alain Juppé ; 285 000 euros pour Jean Frédéric Poisson ; 700 000 euros pour NKM ; 2,1 millions pour Bruno Lemaire ; 390 000 euros pour Jean-François Copé ; 1,3 million d’euros pour Nicolas Sarkozy. Une observation à propos de ce dernier : comme il était président de l’UMP-LR, ces chiffres ne couvrent donc que la période légale du 21 septembre au 20 novembre 2016.
Deux autres observations s’imposent. Lorsqu’un candidat déclare un montant de dépense de 1,482 million d’euros (François Fillon) ou 1,488 million (Alain Juppé), on sait ce que cela veut dire : le plafond a été allègrement dépassé et on a « arrangé les choses » pour ne pas aller au-delà du maximum autorisé (1,5 million). Il faut que les comptes soient présentables…
Nous indiquer que François Fillon, par exemple, a récolté 3,5 millions d’euros, c’est bien. Mais le citoyen déluré reste sur sa faim ; il aimerait en savoir davantage sur la provenance de ces dons. Qui a payé ? Bien sûr, l’entourage du candidat invoquera l’existence d’une multitude de modestes versements effectués par les sympathisants. Petits chèques, petits donateurs. Discours classique. La réalité veut que, pour parvenir à de pareils niveaux (3 millions d’euros), il faut autre chose que des contributions à vingt euros ! Le concours des patrons du CAC 40 est indispensable ; ils sont habitués à financer la vie politique et comptent sur un retour sur « investissement » (sic).
B. Morvan
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