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29/01/2017 – 07h15 Dinan (Breizh-Info.com) – Quelques nouvelles encourageantes pour la langue bretonne. Tout d’abord avec l’annonce de l’ouverture d’une filière bilingue à Briec. Le collège Pierre Stéphan de la petite ville de Cornouaille va ainsi mettre en place pour la rentrée de septembre 2017 des cours d’histoire géographie en breton tandis que les élèves de sixième verront leur emploi du temps hebdomadaire gratifié de trois heures d’enseignement de la langue de leurs ancêtres.
Cette annonce va permettre aux enfants de l’école primaire bilingue Yves de Kerguelen de poursuivre leur apprentissage du breton en arrivant au collège et ainsi de parfaire leur niveau. Une ouverture qui satisfait l’association des parents d’élèves bilingues de Briec, Div Yezh Bro C’hlazig (pays Glazik).
Il faut tout de même souligner que ce problème de continuité est récurrent pour nombre de petits bretons du primaire qui, une fois arrivés au collège, n’ont plus la possibilité de parler et d’apprendre e brezhoneg, ce qui bien souvent tend à réduire leurs acquis.
Mais il n’y a pas qu’en Breiz Izel (Bretagne ouest) que l’enseignement bilingue séduit parents d’élèves et jeunes bretons. À Dinan, en pays de Saint Malo, la direction de l’enseignement catholique des Côtes-d’Armor a fait savoir qu’elle comptait ouvrir une classe français-breton à la rentrée prochaine à l’école primaire privée du Sacré-Cœur. Une décision ambitieuse puisque ce parcours bilingue va par la suite s’étendre à l’école élémentaire puis au collège si le succès est au rendez-vous.
L’école du Sacré-Cœur organise d’ailleurs une réunion d’information en son sein pour les parents d’élèves intéressés, lundi prochain 30 janvier à 18h au 7, rue Chateaubriand.
Malgré un état d’urgence permanent étant donné la situation de la langue bretonne, ces ouvertures de classes résultant d’un travail des associations de parents d’élèves et de quelques bonnes volontés sont encourageantes.
D’autant plus que l’éducation nationale, comme parfois certaines mairies, ne font rien pour faciliter ces créations. On se souviendra notamment de l’épisode de Questembert en février 2016 où la municipalité de Marie-Annick Martin avait refusé l’ouverture d’une classe bilingue au motif d’un problème de place dans les locaux de l’école.
Tranquillement mais sûrement, la langue bretonne revient en grâce, notamment auprès des jeunes générations.
Vincent L.
Crédit Photos : wikipedia (cc)
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