Donald Trump sur la Suède : l’inquiétant mensonge de médias français

A LA UNE

23/02/2017 – 09h30 Rennes (Breizh-Info.com) – Dimanche 19 février 2017, Donald Trump était une nouvelle fois cloué au pilori par l’ensemble de la presse française. Il était accusé par tous les grands médias d’avoir inventé de toute pièce un attentat ayant eu lien en Suède. Finalement, cette accusation était mensongère.

Ce qu’a dit Donald Trump sur la Suède

Samedi 18 février, Donald Trump avait réuni ses partisans à Melbourne en Floride. Durant sa longue intervention, il n’a pas hésité à pointer du doigt le danger que représentaient les flux migratoires massifs et incontrôlés qui se déversent sur l’Europe depuis plus d’un an.

Voici la traduction exacte du passage en question, de 1h09m58s à 1h10m57s sur cette vidéo de sa conférence.

https://www.youtube.com/watch?v=TkSajyh2_40

« Voici le principe de base : nous devons garder notre pays sûr. Vous regardez ce qui se passe en Allemagne, vous regardez ce qui s’est passé hier soir en Suède… La Suède… Qui aurait pu le croire ? La Suède ! Ils ont accepté un très grand nombre [de migrants, ndlr] et ils ont eu des problèmes comme ils n’avaient jamais imaginé en avoir. Vous regardez ce qui se passe à Bruxelles, vous regardez ce qui est en train de se passer dans le monde entier… Jetez un œil à Nice. Regardez Paris.
Nous avons autorisé des milliers et des milliers de personnes dans nos pays et il n’y avait aucun moyen d’examiner ces gens. Il n’y avait aucun document, il n’y avait rien. Donc, nous allons garder notre pays sûr. »

Le mensonge des grands médias sur le discours de Donald Trump

Les médias subventionnés français se sont divisés en deux groupes. D’un côté les médias qui ont purement et simplement inventé que Trump avait parlé d’attentat. Et de l’autre côté ceux qui ont très fortement sous-entendu qu’il l’avait fait, sans pour autant être aussi affirmatifs que les premiers.
D’après nos recherches, aucun grand média français n’a proposé un autre point de vue, ce qui en dit long sur l’état des rédactions françaises.

Quelques exemples d’articles clairement faux :

Le Monde
Titre : « Donald Trump invente un acte terroriste en Suède »
Chapeau : « Le président américain a tenté de démontrer qu’il est dangereux d’accueillir des réfugiés en suggérant, à tort, que la Suède venait de subir un attentat. »

Libération
Titre : « Quand Donald Trump invente un attentat en Suède »
Chapeau : « Donald Trump a laissé la Suède perplexe, voire goguenarde, lors d’un discours prononcé samedi où il devisait sur la crise des réfugiés et l’insécurité dans le monde, et a évoqué un attentat commis dans le pays scandinave — qui n’a en fait jamais eu lieu. »

Le Figaro
Titre : « Trump invente un acte terroriste en Suède »
Chapeau : « Il est dangereux d’accueillir des réfugiés: la preuve, la Suède, pays particulièrement accueillant, vient de subir une attaque, a expliqué samedi soir le président américain Donald Trump à ses supporters. Seul problème: cet attentat n’a jamais eu lieu. »

Ouest France
« Donald Trump invente un attentat en Suède qui n’a jamais eu lieu »

Le Télégramme
« Etats-Unis. Trump invente un acte terroriste en Suède »

Presse Océan
« Quand Donald Trump invente un attentat en Suède »

Le Huffington Post
Titre : « Donald Trump invente un attentat terroriste en Suède »

Le Point
Titre : « Quand Donald Trump invente un attentat en Suède »

ITélé
Titre : « Donald Trump invente de toutes pièces un acte terroriste en Suède »

Un mensonge absurde des médias sur les paroles de Donald Trump

Le décalage entre les propos de Donald Trump et l’hystérie médiatique est absolument stupéfiant. Jamais Donald Trump n’a parlé explicitement d’attentat en Suède, pas plus qu’il n’a sous-entendu qu’un attentat avait eu lieu la veille de son discours. Un bout de phrase tiré d’un rassemblement politique de plusieurs dizaines de minutes a été extrapolé à l’envi par des journalistes peu scrupuleux.

Donald Trump s’est d’ailleurs exprimé quelques temps après que la polémique éclate en déclarant qu’il parlait d’un reportage paru la veille du meeting en Floride sur la chaîne Fox News et traitant de la situation sécuritaire de la Suède se dégradant à mesure qu’elle accueillait des migrants.

Abusés par leur soif de nuire à Donald Trump et de provoquer les clics des internautes, les grands médias français ont raconté n’importe quoi.
Le correspondant de BFMTV aux Etats-Unis l’a d’ailleurs reconnu dans un tweet.

« Ce n’est pas la première fois que les médias tentent d’égratigner Donald Trump »

Christopher Lannes, membre de l’Observatoire des Journalistes et de l’Information Médiatique (OJIM) nous a témoigné son effarement devant cette affaire.
« Les médias ont sauté sur une occasion de plus de causer des ennuis à Trump. Mission accomplie, puisque même les autorités suédoises ont été contraintes de réagir pour démentir cet attentat « inventé » que Trump n’a jamais évoqué. De leur côté, les médias français se sont contentés, comme souvent, de surfer sur la polémique en reprenant aveuglément leurs confrères américains. Le plus étonnant, c’est que les médias français comme Le Monde et Libération reprennent mot pour mot les déclarations de Trump (où il ne prononce jamais le mot « attentat ») tout en l’accusant d’en inventer un. »

La question qui se pose légitimement devant la furie médiatique est simple. S’agit-il d’un cas isolé ou bien d’un exemple emblématique d’une pratique malheureusement trop courante ? Pour Christopher Lannes, cette désinformation XXL est emblématique sur deux plans.
« Le premier, côté américain, où l’on voit toute l’hostilité des grands médias à l’égard de ce président dont ils ont tout fait pour empêcher l’élection. Ce n’est pas la première fois que ces derniers jouent sur les mots pour tenter d’égratigner Donald Trump. Maintenant qu’il est au pouvoir, le but est clairement de déstabiliser son administration et de saboter son action, ce qui est tout de même assez incroyable. Le second plan, c’est celui des médias français, toujours prompts à reprendre sans aucun recul les médias américains, forcément incontestables. On l’a vu pendant la campagne, les médias français se sont montrés d’une extrême partialité pour une élection pourtant étrangère. Désormais, comme ils viennent à nouveau de le démontrer, ils ne manqueront pas une occasion d’entretenir leur hostilité de principe. »

Une technique médiatique perverse ?

En faisant tout pour faire passer une demi-phrase prononcée par Donald Trump comme un mensonge de sa part sur un attentat en Suède, les médias subventionnés chercheraient-ils à influencer les Français sur la question de l’immigration ?

En effet, les critiques de Donald Trump sur l’immigration semblent provenir d’un menteur et d’un fou furieux. Les médias subventionnés avaient déjà été pris en flagrant délit de mensonge lorsque nombre d’entre eux avaient rédigé des articles assurant que le scénario d’une infiltration de terroristes parmi les migrants était un fantasme d’extrême-droite.

Pour un éditorialiste et observateur du monde médiatique, les grands médias nationaux pourraient poursuivre, inconsciemment ou non, un objectif de manipulation de l’opinion publique : « Après une série d’attentats sanglants commis par des terroristes arrivés parmi les flux de migrants, on aurait pu croire que les médias français auraient pris des précautions sur ce sujet délicat mais il semble que l’aveuglement idéologique prenne le pas sur toute attitude rationnelle.
Reste à savoir si cette hystérie médiatique n’est pas savamment calculée afin d’orienter l’opinion publique vers l’accueil des migrants. En diabolisant celui qui alerte, les médias ne tentent-ils pas de cacher que la situation en Europe est devenue infernale à cause de l’immigration extra-européenne et notamment des migrants ? »

Comble de l’ironie, le lendemain de cette déclaration de Donald Trump sur les dégradations du climat suédois causées par les migrants, une émeute éclatait à Stockholm, dans le quartier de Rinkeby, une banlieue où la majorité des habitants sont issus de l’immigration.

Au même moment, certains médias tentaient de rattraper comme ils le pouvaient leur mensonge…

Nicolas Serrand
Crédit Photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2017 Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine

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7 Commentaires

  1. La presse joue un jeu très dangereux : il suffit d’écouter l’enregistrement vidéo pour savoir qu’elle ment. Ment-elle délibérément ? Je crois que oui pour la presse américaine, qui est délibérément entrée dans l’ère « post-truth » : l’important n’est pas la vérité mais la croyance. Je serais moins affirmatif pour la presse française, qui ne fait que répéter ce qu’elle a lu ailleurs. J’espère sans trop y croire que cette affaire lui ouvrira les yeux et qu’elle vérifiera mieux ses informations.
    En l’occurrence, elle pourrait alléguer une circonstance atténuante : elle n’a fait que reprendre une dépêche AFP (ce qui explique pourquoi la plupart des titres que vous citez sont identiques ou quasi identiques). C’est l’AFP qui aurait dû vérifier ses sources. De toute évidence, elle ne l’a pas fait. Et si elle l’a fait, c’est pire ; comme la presse américaine, elle a faussé délibérément l’information ! En bradant sa crédibilité, l’agence de presse ne scie-t-elle pas la branche sur laquelle elle est assise ? Ce n’est même pas sûr : les abonnements des administrations assurent la moitié de ses revenus (superbe hypocrisie : on dira après ça qu’elle n’est pas subventionnée !). Avec ses informations pipo, elle conduit toute sa profession vers sa perte. La presse suscitait déjà la méfiance, elle commence à susciter le mépris. Le jour où un gouvernement un peu énergique supprimera ses subventions, elle n’aura plus les moyens de mobiliser l’opinion en sa faveur. Et alors là, couic.

    • « vous regardez ce qui s’est passé hier soir en Suède » (« what’s happening last night in Sweden ») … que s’est-il passé dans la nuit de samedi à dimanche en Suède (pas 3 jours après)? Rien.

      Trump est donc un menteur.

      N’hésitez surtout pas à me contredire en m’indiquant ce qui s’est passé en suède dans la nuit du 18 au 19, en rapport avec des migrants et les attentats de Nice et de Paris.

      Mais c’est vrai, la presse n’aurait pas du dire « Trump invente un attentat en Suède » mais « Donald ‘attrape la part la chatte’ Trump invente un évènement en rapport avec des attentats en Suède »

      • Trump s’en est expliqué : « last night », il avait vu sur Fox News un reportage consacré aux problèmes de l’immigration en Suède. Il s’est trompé : les troubles mentionnés dans le reportage n’avaient pas eu lieu « la nuit dernière » mais dans les jours précédents. Cela ne fait pas de Trump un menteur mais un téléspectateur pas assez attentif.

        En aucun cas sa phrase ne parlait d’un « attentat » qui aurait eu lieu la veille au soir. Cette idée d’attentat a été introduite ex nihilo par des journalistes américains (là, le mot « menteurs » n’est pas trop fort) et reprise par une partie de la presse française (qui n’a pas fait son boulot de vérification).

        Enfin, on peut se demander si ce genre de polémique ne sert pas à détourner l’attention. Pendant qu’on se demande si Trump l’a dit ou ne l’a pas dit, on évite de se demander si les incidents impliquant des migrants ont eu lieu ou n’ont pas eu lieu en Suède. Et là, c’est clair : ils ont eu lieu.

  2. Malmoe est livrée aux obscurantistes. Pauvre Suèdois. Réagissez comme les peuples d’Europe pour sauver votre beau pays de la barbarie et de la stupidité !

  3. Le plus intéressant est le fait, qu’il évoque juste après la création de « safe zones » pour permettre aux civiles de vivre en sécurité : « Les « gars » car nous allons laisser là-bas « un désastre »… Obama n’a rien fait…
    Etc….. »

    La création de « zone de vie » ou la sécurité serait garantie est une option qui avait été discutée puis abandonnée. L’idée était de les laisser régler le problème, et de laisser les combattants faire le travail pendant que leurs familles pouvaient vivre en sécurité dans des territoires contrôlés militairement pas l’ONU.
    Plutôt que d’offrir ces zone de protection, on a préféré laisser les personnes migrer et financer les combattants en espérant que « notre » camp remporterait le pouvoir… laissant des millions de personnes en situation dramatique de réfugiés!

    L’affaire est à suivre pour voir si Thrump enverra des troupes au sol (peut-être avec le soutien des Russes) pour protéger les civils et leur offrir la possibilité de rester vivre chez eux, le temps que la guerre soit finie!

    Bizarre en tout cas que la Presse (si préoccupés par les réfugiés) n’en ait pas fait l’écho!
    La raison : ces réfugiés sont une opportunité pour en faire de « bon » occidentaux, symbole de la mixité sociale de l’occident… et cela, peut importe la volonté de ces personnes de rester vivre chez eux dans leur pays!

    Et puis, il évoque le fait que les pays européens ne payent pas pour leur armée, ils comptent uniquement sur les USA… Pour une fois que les Américains ne veulent plus jouer les Impérialistes, nos médias et politiques se fâchent en affirmant vouloir maintenir la vassalité…

    Et après on s’étonne que l’Union-Européenne est un échec…!

    Le but était de faire de l’Europe une puissance mondiale (1ère économie au monde, avec un gvt et une armée) et nos élus en ont fait un territoire à la remorque des USA, une forme d’Afrique blanche incapable de la moindre volonté sans l’accord du « grand frère »!

    Finalement, Thrump est peut-être plus Européen que nos élus!

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