23/03/2017 – 06H15 Rennes (Breizh-info.com) –  Un marocain né en 1992 à Oujda, au Marc, a été arrêté cette semaine à Rennes, après un contrôle rue du Maréchal Joffre. Ce dernier, se déclarait mineur, et âgé de 16 ans. Emmené par les autorités pour une vérification d’identité, celle-ci menait les policiers à découvrir que l’individu était déjà bien connu des services de police, et en réalité âgé de 24 ans.

Il a été remis à la PAF (Police aux frontières) qui devra s’occuper de son cas.

Le même jour, un Syrien de 26 ans a également été arrêté à Rennes alors qu’il avait interdiction judiciaire de se trouver sur l’agglomération rennaise. Il a été placé en garde à vue.

Largement encouragé par les associations qui leur viennent en aide, ils sont par ailleurs de plus en plus nombreux, jeunes immigrés clandestins, à se trouver dans les métropoles de Bretagne, et, pour un certain nombre d’entre eux, à commettre des actes de délinquance outre celui d’être illégal sur le territoire français.

Dans les Pyrénées orientales, évoquant les migrants de Calais hébergés dans un centre d’accueil – et qui ne sont pas le même public que les nombreux mineurs isolés ou prétendus tels qui séjournent à Rennes – un journaliste de France Bleu Roussillon rapportait récemment : «  Sur les 66 migrants arrivés en novembre, 16 ont pu partir pour l’Angleterre, quatre ont disparu dans la nature et il en reste donc 46. À l’origine, le groupe était censé être composé de mineurs, mais au fil des semaines, l’association qui gère le centre s’est rendue compte que la plupart des réfugiés étaient âgés de plus de 18 ans. Début février les ressortissants éthiopiens sont venus voir collectivement les autorités françaises pour avouer leur âge réel. Quasiment tous étaient majeurs avec des âges allant même jusqu’à 26 ans.»

Pour des policiers de la métropole rennaise avec qui nous avons pu discuter, la France serait prise au piège de ses propres lois, sur la protection des mineurs notamment. Des lois dont usent et abusent les réseaux d’immigration clandestines, tandis que les associations « solidaires » joueraient un double jeu : « certains se réfugient derrière la solidarité et l’humanisme. Mais en réalité, ils rêvent d’une abolition totale des frontières, qui provoquerait la montée des extrémismes et un chaos sans précédent en France et en Europe » nous dit l’un des policiers interrogé. « Des associations ne sont pas non plus très claires vis à vis des réseaux d’immigration clandestine, mais nous manquons de moyen pour le mettre à jour ».

Peu surprenant au final, vu la répétition de ces affaires.

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