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Le surendettement repart à la hausse en France. En 2025, 148 013 dossiers ont été déposés auprès des commissions départementales de surendettement, soit une progression de 9,8 % sur un an, selon les données publiées par la Banque de France. Ce niveau reste toutefois nettement inférieur à celui observé dix ans plus tôt, avec 32 % de dossiers en moins qu’en 2015.
La remontée des dépôts, amorcée à l’été 2023, traduit la persistance de difficultés financières pour les ménages les plus fragiles. La moitié des personnes concernées déclarent que leurs difficultés durent depuis plus de deux ans, un phénomène en nette progression par rapport à l’année précédente.
Au total, 476 000 personnes restaient inscrites fin 2025 au Fichier des incidents de remboursement des crédits aux particuliers (FICP) pour une mesure de surendettement, un nombre en légère baisse sur un an mais toujours élevé.
Des ménages modestes particulièrement exposés
Le surendettement touche d’abord les ménages les plus modestes. Selon la Banque de France, 62 % des personnes surendettées vivent sous le seuil de pauvreté, contre 15 % dans l’ensemble de la population.
Le profil des ménages concernés révèle également une forte vulnérabilité sociale. 52 % des personnes surendettées vivent seules, tandis que 21 % sont des familles monoparentales, le plus souvent dirigées par des mères.
Leur niveau de vie médian atteint 1 206 euros par mois, soit 42 % de moins que celui de l’ensemble de la population, et près d’un quart de leurs revenus provient de prestations sociales.
Dans ces situations de fragilité, les crédits à la consommation occupent une place importante, représentant 44 % de l’endettement global, et apparaissant dans plus de 73 % des dossiers.
Une progression marquée chez les jeunes
L’évolution la plus notable concerne les jeunes adultes. Les moins de 30 ans déposent de plus en plus de dossiers de surendettement.
En 2025, 17 000 dossiers ont été déposés par des personnes de moins de 30 ans, contre 12 500 l’année précédente, soit une hausse de 36 % en un an.
La progression est encore plus marquée chez les 18-25 ans, avec environ 5 000 dossiers, en hausse de 65 % sur un an. Selon la directrice adjointe des services aux particuliers de la Banque de France, Hélène Arveiller, citée par Franceinfo, « leur endettement est caractérisé par une part de crédits à la consommation qui est plus élevée que pour l’ensemble des surendettés ».
Au total, 142 670 dossiers ont été orientés vers une solution en 2025, et plus de la moitié des dossiers clos ont bénéficié d’un effacement total ou partiel de dettes, pour un montant global de 1,3 milliard d’euros.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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Une réponse à “Surendettement. En France, la hausse des dossiers s’accélère”
Qu’ils se prennent en charge eux mêmes! Pas de dépenses inutiles (tabac, fumette, boite à putes, restau)…les parents sont où? Un gouvernement à poigne pour remettre les idées en place.