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15/08/2017 – 08h00 Charlottesville (Breizh-Info.com) – C’est la question qui hante tous les camps ayant participé aux affrontements de samedi dernier dans la ville de Charlottesville en Virginie. Des rangs des militants de la gauche radicale jusqu’à ceux de « l’Alt-Right » en passant par ceux des riverains et des témoins, les critiques pleuvent sur la manière dont la police a géré des heures de tensions et d’affrontements entre militants de gauche et de droite.
La police a plusieurs fois refusé d’intervenir à Charlottesville
Les témoignages sont limpides. Alors que de multiples assauts entre militants de bords opposés se sont succédés, la police a refusé d’intervenir à plusieurs reprises selon plusieurs médias dont le Los Angeles Time.
Clash between protesters and counter protesters. Police says "We'll not intervene until given command to do so." #Charlottesville pic.twitter.com/UkRDlNn2mv
— ACLU of Virginia (@ACLUVA) August 12, 2017
L’un des organisateurs de la manifestation de Droite a déclaré que la violence était « avant tout la responsabilité des élus de la ville et des officiers de polices qui ont échoué à maintenir la loi et l’ordre en protégeant les droits des manifestants garantis par le 1er amendement. »
Paradoxalement, cette déclaration a été confirmée par un journaliste d’extrême-gauche américain présent sur place, A.C. Thompson du média ProPublica, cité par Breitbart. Selon lui, « les autorités ont choisi d’avoir une approche laxiste, permettant aux suprémacistes blancs et aux contre-manifestants de se battre. »
Pas de séparation physique entre les deux groupes
Pire, un effort plus que minimal a semble-t-il été réalisé dans la séparation des deux camps. Aux Etats-Unis, en cas de manifestation pouvant potentiellement dégénérer, des barrières de séparation physique sont régulièrement mises en place entre les deux camps.
https://twitter.com/LindaBrandt6/status/896493821998972930
La mise en place de ces barrières n’a vraisemblablement pas été jugée utile.
Dans un entretien au média ProPublica, Miriam Krinsky, ancienne procureur, a refusé d’accabler la police mais a néanmoins noté qu’une bonne stratégie «est de rendre les affrontements moins faciles en séparant les deux camps physiquement, avec des policiers formant une barrière entre eux. »
Un option qui, pas plus que celle des barrières en dur, n’a été retenue.
Des témoignages pointant du doigt d’étonnantes maladresses des policiers
Le média Breitbart a interrogé plusieurs participants à la manifestation de Droite. Et certains témoignages inquiètent.
« La police qui aurait dû garder les deux groupes séparés a en fait dirigé les manifestants de Droite jusqu’au monument en passant par une haie d’antifas » a déclaré un défenseur de la statue du général Lee.
« La police semblait presque tromper les militants de Droite, les envoyant du mauvais côté du parc afin qu’ils aient à traverser la foule de gauchistes » a témoigné un autre participant. « Ce qui était étrange, c’était que la police a commencé à former un mur de boucliers se dirigeant vers nous, nous obligeant à emprunter un escalier étroit où nous étions juste en face des antifas. »
Enfin, Jason Kessler, l’un des co-organisateurs du rassemblement pour le maintien de la statue du général Lee, accuse directement les responsables policiers : « Nous avons échangé avec les responsables policiers et des mesures de sécurisation ont été décidées il y a des mois. Mais, malgré cela, la police de Charlottesville n’a pas seulement échoué à agir selon ces plans mais a exacerbé les violences. Elle n’a pas séparé manifestants et contre-manifestants, les policiers étaient sous-équipés pour la situation, ils sont restés de marbre quand de violents contre-manifestants ont attaqué les participants à la manifestation et ont ensuite forcé les manifestants à quitter le parc Lee, entraînant une grosse rixe avec les antifas. »
Les autorités ont-elles laissé consciemment la situation dégénérer afin que le rassemblement soit annulé ? C’est en tout cas une hypothèse largement commentée au sein des participants au rassemblement d’union de Droite.
Crédit photo : Dave Conner [CC BY-SA 2.0]
[cc] Breizh-info.com, 2017, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine
4 réponses à “Affrontements de Charlottesville. La police a-t-elle laissé faire ?”
Vous citez largement Breitbart, dont on connaît les préférences. Mais vous auriez pu très bien citer The Daily Progress, le quotidien modéré de Charlottesville. La municipalité de la ville a fait tout son possible pour envenimer la situation. Elle a cherché à perturber la manifestation de Unite the Right tout en autorisant une contremanifestation au même endroit, ce qui devait inévitablement conduire à des incidents puisque les contremanifestants avaient annoncé qu’ils tenteraient d’interdire le rassemblement par la force. Elle a même été condamnée pour cela par la justice fédérale !
Les déclarations du chef de la police locale de Charlottesville sont ambiguës. On ne sait pas très bien s’il s’est simplement montré incompétent ou s’il a obéi à des ordres de la municipalité visant à créer les conditions d’un affrontement. Il a reproché à Unite the Right de ne pas avoir suivi les plans prévus à l’avance… mais la municipalité elle-même les a changés au dernier moment (par exemple, la 4e rue, où une contremanifestante a été tuée par une voiture, devait initalement être fermée à la circulation). Il ne fait aucun doute que la municipalité locale porte une responsabilité majeure dans les incidents.
A l’adresse des « Grandes Gueules » (canal 23) pour un amalgame incongru et intellectuellement pervers , ce problème local de Charlottesville ne peut en aucun cas être comparé à Daesh. Surtout pour taire que l’islam met le monde à feu et à sang.
[…] Source : http://www.breizh-info.com/2017/08/15/75588/affrontements-charlottesville-police-laisse-fai… Auteur : Date de parution : 15 August 2017 | 6:00 am […]
[…] Extrait de: Source et auteur […]