Une drogue pour rendre les occidentaux plus favorables aux migrants ?

Seringue-Yeast

18/08/2017 – 08h00 Bonn (Breizh-Info.com) – Malgré tous les efforts de propagande des médias subventionnés, malgré tous les chantages à la famille syrienne… 61% des Français sont toujours opposés à l’accueil des migrants ! C’était le résultat d’une enquête IFOP pour Atlantico publiée le 11 août dernier.

Et si c’était de chercheurs allemands que venaient la solution pour nos élites ?

Réduire la xénophobie

De quelle manière peut-on réduire la xénophobie et renforcer l’altruisme ? C’est la question à laquelle ont tenté de répondre plusieurs chercheurs de l’université de Bonn sous la direction du psychiatre Rene Hurlemann.

Les chercheurs ont tenté de démontrer dans une étude que l’exposition à l’hormone « oxytocin » mêlée à l’augmentation de pression sociale améliorait significativement la propension à la générosité monétaire envers les migrants, même lorsque les sujets en ont une opinion défavorable. Cette étude a été publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS).

Et dans cette étude, le professeur explique d’abord pourquoi les occidentaux sont défavorables aux migrants : « C’est en partie dû à l’évolution. Ce n’est qu’à travers la solidarité et la coopération à l’intérieur de son propre groupe qu’il était possible d’élever des enfants et de survivre tout en étant en compétition contre des groupes rivaux inconnus pour de faibles ressources dans les temps préhistoriques. »
Mais le professeur admet que « d’un point de vue neurobiologique, les sources de la xénophobie et de l’altruisme ne sont pas encore précisément comprises. »

Le déroulement des tests

Trois batteries de tests ont été réalisées. 183 allemands nés en Allemagne ont été testés.

Premier test : Les participants ont reçu 50 euros à distribuer ou non à 50 profils dont les besoins étaient décrits dans un petit dossier. Ils pouvaient donner entre 0 et 1 euro à chaque fois. Les personnes testées pouvaient garder l’argent en supplément.
Première surprise, les migrants pauvres ont reçu 20 % de plus que les pauvres allemands.

Deuxième teste : La même configuration a été conservée mais la moitié du groupe testé a été exposé à l’hormone oxytocin via spray nasal. L’autre moitié a été exposée à un placebo.
Sous l’influence hormonale, les personnes ayant une attitude favorable aux migrants ont donné deux fois plus qu’avant mais les opposants aux migrants n’ont pas donné plus.

Troisième test : Même configuration que le deuxième test mais les chercheurs ont présenté aux individus la donation moyenne effectuée lors du premier test. L’idée était de rajouter une forme de pression sociale.
Résultat : « Même les personnes avec des attitudes négatives à l’égard des migrants ont donné jusqu’à 74 % plus aux réfugiés que dans le deuxième test. »

La combinaison de l’exposition à l’hormone et de l’imposition d’une pression sociale serait donc un « remède » à la xénophobie.

Mais la méthodologie de l’étude laisse clairement à désirer. D’énormes biais sont possibles. On aurait par exemple aimé une deuxième session de test, sans exposition aucune à l’hormone afin de voir si la combinaison était réellement pertinente ou bien si la pression sociale seule était suffisante.

Enfin, la finalité morale de telles expériences est clairement sujette à caution. Le contrôle des émotions d’une population à l’aide d’une drogue rappelle d’ailleurs tristement le film Equilibrium….

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2017, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

4 réponses

  1. De nombreuses recherches ont déjà été consacrées à l’ocytocine (le mot français pour « oxytocin ») et à d’autres substances comme les endorphines, la dopamine, ou la sérotonine. On sait depuis longtemps qu’elle favorise l’empathie et la coopération, chez l’homme comme chez les primates. L’article que vous citez (http://www.pnas.org/content/early/2017/08/08/1705853114.full.pdf), dont le premier auteur est en réalité Nina Marsh, une collaboratrice de René Hurlemann, n’avait pas pour but de tout dire sur l’ocytocine mais de rendre compte d’une expérience limitée — et qui ne prétendait pas à plus.
    Votre critique envers la méthodologie n’est pas entièrement justifiée puisque une partie de l’échantillon testé a reçu un placebo au lieu d’ocytocine. Et les chercheurs allemands ont marqué les limites de l’effet de l’apport d’ocytocine dès le titre de leur article : « Oxytocin-enforced norm compliance reduces xenophobic outgroup rejection ». En bref, l’ocytocine favorise la pression sociale, qui dans les conditions de ce test réduit la xénophobie — sans la supprimer d’ailleurs. Corrélativement, on peut supposer que si la pression sociale était favorable à la xénophobie, celle-ci serait accrue par l’ocytocine et non réduite ! Il est évidemment regrettable que cette hypothèse n’ait pas été testée…
    Les auteurs de l’étude ne proposent d’ailleurs pas de mettre de l’ocytocine partout pour faire accepter les migrants : pour eux, le remède à la xénophobie est dans une propagande accrue (« greater focus should be placed on […] affirming and emphasizing the benefits of ethnic diversity, religious pluralism, and cultural differentiation).
    D’autres critiques plus graves pourraient être adressées à cette étude, en particulier quant à la composition de l’échantillon (53 femmes pour 23 hommes), à son âge (21,2 ans en moyenne) et à son niveau d’études élevé (clairement, selon une pratique courante, les chercheurs ont pris leur échantillon parmi les étudiants de leur université), et aussi quant au classement de l’échantillon en fonction d’un « index de xénophobie » mis au point dans une culture assez différente (Australie).
    En fait, la principale leçon de cet article est que de bons esprits pourraient envisager froidement de manipuler massivement le fonctionnement biochimique du cerveau de populations entière pour parvenir (espèrent-ils) à un résultat souhaité pour des raisons idéologiques.

  2. On a jamais de tels tourmentés dans l’histoire de l’humanité. Les russes et les chinois vont continuer leur développement viril et soumettront tout ces zombies.

  3. Ouai un mechant virus qui ne se développe que chez les islamistes , en voila une bonne idée « Bayer for a better life »

Les commentaires sont fermés.

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