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16/10/2017 – 05h50 Paris (Breizh-Info.com) – Les Éditions du Rocher ont publié récemment un livre de Virginie Subias Konofal, intitulé « Histoire incorrecte de l’école, de l’ancien régime à nos jours ». L’auteur, agrégée de lettres classiques et ancienne enseignante classes préparatoires et dans le secondaire, est membre du bureau de la Fondation pour l’école.
Dans sa démarche, l’auteur a souhaité « rembobiner le fil » des différentes pédagogies qui ont été appliquées en France depuis des siècles afin de voir à quel moment notre système éducatif a commencé un dérapage qui n’en finit plus aujourd’hui.
L’image d’introduction du plongeon est particulièrement pertinente, puisqu’effectivement, pour tenter de trouver où ça coince, c’est avant que le plongeur ait sauté qu’il faut chercher et non pas durant le saut !
Tout au long de son livre, Virginie Subias Konofal analyse l’évolution de l’enseignement. Elles montre que, contrairement à ce que voudrait nous faire parfois croire une forme de réaction, tout n’était pas mieux avant. Que des conflits (idéologiques, politiques, structurels) ont également entrainé tel ou tel changement, tel ou tel type de révolution scolaire.
Mais qu’une chose est toutefois linéaire et fondamentale dans l’école (qui signifie étymologiquement loisir en Grec) , c’est la volonté, siècle après siècle, d’instruire les enfants, de généraliser cette instruction (de la massifier) et cela sur une période suffisamment longue pour permettre à chacun de « construire puis nourrir son jardin.»
L’ouvrage explique par ailleurs comment le recrutement et la formation des enseignants ont été accaparés par l’État alors que durant des siècles, cela s’est fait de façon libre. L’auteur aborde également la question des conséquences de la volonté des pédagogistes, depuis quelques décennies, – volonté aussi noble que ne pouvaient l’être les intentions des Khmers rouges…- de « libérer l’homme par le savoir et l’intelligence ».
Une idée qui aboutit aujourd’hui à son aliénation la plus totale, puisqu’on en est venu à détruire petit à petit trois fondements de la scolarité et de l’éducation que sont la littérature, l’histoire, et les mathématiques. Tout cela au profit de la « valorisation des compétences » , c’est à dire en réalité de l’acculturation, de l’expulsion hors d’un cadre de vie sociétal, hors d’une civilisation et au final, de la privation totale de liberté, effet produit contraire au but recherché.
Virginie Subias Konofal conclut sur une touche positive, d’espérance, et sur la nécessaire indépendance à reconquérir vis à vis de l’État qui aurait tendance à vouloir contrôler l’intégralité de la scolarité et de l’éducation de nos enfants :
« Il ne faut donc pas abdiquer l’ambition de former des êtres libres, dépositaires d’une culture patiemment filtrée et transmise par les générations antérieures, assimilée par un travail exigeant et constant, appuyée sur une volonté façonnée par l’effort et la rigueur : sachons avoir foi en la liberté et la revendiquer ! »
Tout est dit.
Un ouvrage qui constitue une très bonne approche sur l’école – à prolonger en s’intéressant à tous les travaux mis en place depuis des années par la Fondation pour l’école.
Yann Vallerie

Histoire incorrecte de l’école – Virginie Subias Konofal – Editions du rocher – 12,9 €
Crédit photo : Pixabay (cc)
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2 réponses à “Livre. Sortie d’une « Histoire incorrecte de l’école »”
[…] avons évoqué ce lundi la sortie d’une excellente « histoire incorrecte de l’école », livre à lire pour bien comprendre l’évolution des […]
[…] [NDLR] Le site Breizh Info avait publié quelques jours auparavant un article annonçant la sortie du livre de Virginie Subias Konofal. Notre illustration à la une : fronton du pavillon Joffre, jardin […]