Nantes. Où manger vite et bien autour de la place du Commerce

restaurant_nantes

07/01/2018 – 05h00 Nantes (Breizh-info.com) – Le cœur du centre historique de Nantes ne manque pas de restaurants et d’établissements où l’on peut trouver de quoi se restaurer. Mais tous ne se valent pas. Cependant, l’offre est large, et il n’y a qu’à choisir.

Pizzas… Du côté des pizzas, c’est plutôt simple. Plutôt que la grosse machine de la Piazza d’Italia, préférer la petite PME du Lumberjack (2 quai de la Fosse). Parts de pizzas entre 2.5 et 3 €, pizzas entière autour de 10 €, goûts et ingrédients intéressants, et bière à 2€ le demi, ce n’est pas cher, c’est rapide et c’est bon. Le dimanche et le lundi, il n’y a pas de bière – le bar au-dessus ne fonctionne pas, mais qu’à cela ne tienne, on peut prendre les pizzas à emporter (ou les parts) et s’attabler juste à côté à la Trinquette.

Ou pas ? La restauration rapide italienne ne se limite cependant pas à la pizza : il y a aussi les arancini, spécialité sicilienne, une boulette de riz panée, chez Suppli Factory, 1 rue de l’Arche Sèche (7€ plat et dessert).

Petits pains ronds avec des trous au milieu. Changeons de pays, direction l’Amérique du nord – voire l’Europe de l’Est où il a été inventé au début du XVIIe, le bagel a deux bonnes adresses dans le centre de Nantes. Bagel corner (3 rue des Halles), avec un prix moyen de 5€, et un petit peu plus classe malgré un positionnement publicitaire foncièrement macho qui a valu bien des ennuis au gérant de l’enseigne à Rennes de la part de l’extrême-gauche locale, Bagelstein. Connue pour son humour décalé – comme « cette serviette est à 100% recyclée à partir des livres de Marc Lévy » ou « je m’appelle Jean-Marc, je suis lent car je suis stagiaire » fondé sur les clichés, la chaîne dont les blagues et les sandwichs défrisent les anti-tout est aussi bonne dans l’assiette qu’en paroles.

Burgers. Toujours dans le nord-américain, à Nantes-centre il y a l’embarras du choix. Le « hamburgé » français de Big Fernand (12€ le Breizh Burger), 5/7 rue des Halles, pour le haut de gamme. Un peu moins cher, mais dans le même positionnement, Roadside, le long du tramway entre Commerce et Bouffay (6 à 8€ le burger seul). Ou, beaucoup plus simple et néanmoins savoureux, Sun7, au tout début du cours des 50 Otages, du côté des banques – les prix sont plus modérés aussi, de 7.50 à 9€ un menu avec frites et boissons.

Américains, paninis et tout ce qui va avec. Pour la restauration plus rapide, les lycéens nantais connaissent et se transmettent précieusement l’adresse du Miami. C’est presque une sorte de baraque à frites, un petit estaminet au début de la ruelle du Port au Vin, bien connue pour ses paninis et autres américains remplis de frites et pas chers. A emporter seulement cependant. Bémol : la queue dehors est assez mal fréquentée en journée. Gros bémol : c’est ouvert quand la nuit tombe, et même jusqu’assez tard, mais l’établissement se trouve en plein milieu de la zone de non-droit (et de deal), qui s’étend la nuit de l’allée Duguay-Trouin à la rue de Gorges, en passant par le flanc est de la place du Commerce et la rue du Port au Vin. A éviter donc dès qu’il fait nuit.

Tacos. Situé en plein centre, le O’Tacos (2 cours Olivier de Clisson) propose du gros, gras et bourratif, le XL suffit amplement pour deux. A cause d’un agencement peu pertinent malgré des locaux spacieux, l’attente est souvent longue – mais le client se voit fournir un bip. Autre bémol : l’établissement est passablement mal fréquenté à partir de la fin de l’après-midi. Si on veut plus de calme et moins de gras, il faut contourner l’hôpital, passer le pont Haudaudine et aller chez L’as tacos, qui a ouvert il y a six mois. L’ile de Nantes est riche d’ailleurs de nombreuses bonnes adresses pour manger – au moins autant que les abords immédiats de la place du Commerce.

Pita. Oubliez le Liban, direction le Canada ! Les meilleurs sandwichs au pain pita dans le centre de Nantes sont faits par une chaîne canadienne, Pita Pit, qui a deux établissements place du Commerce et rue de Verdun. Il faut remarquer que celui de la place du Commerce était le premier établissement en Europe de la chaîne, ouvert en 2013. Classiques, végétariennes – notamment aux falafels et halloumi – ou sucrées, les pitas permettent de choisir sa garniture et son fromage pour sortir des recettes traditionnelles, pour un prix modéré (5.50 à 7.90€). Bémol cependant : comme pour le Miami et pour les mêmes raisons, l’accès du Pita Pit de Commerce est assez malaisé la nuit.

Restauration internationale. Les propositions autour de la place du Commerce ne manquent pas. Retenons-en cependant deux : Sugar Blue, 4 rue de l’Arche Sèche, avec ses plats d’inspiration anglaise et nordique à prix modérés (8€ environ), sur place et à emporter, et pour la cuisine portugaise, Les deux morues, 9 rue de Bon-Secours, avec des plats du jour à 9€ bons et servis en portions très copieuses. Le quartier compte aussi de nombreux restaurants asiatiques.

Restauration traditionnelle. L’emplacement, l’emplacement et encore l’emplacement. Situé face à Saint-Nicolas (place Félix Fournier), le Café du passage profite à fond de la maxime traditionnelle de la brasserie. On peut y manger du fait maison pour pas cher (8.80€ le plat du jour), et les lieux sont souvent blindés, si bien qu’il faut parfois attendre… ou opter pour les quelques tables sous le passage, délaissées l’hiver. Remarquons que ledit passage dit du peuple, avant de devenir passage d’Orléans, a été inauguré en 1827, seize ans avant le passage Pommeraye (1843) et est du à l’architecte Jean-Pierre Garreau qui a aussi fait la façade de la cathédrale Saint-Pierre ou l’Hôtel Garreau (1845), et la chapelle Garreau à Remouillé.

Toujours en matière de restauration traditionnelle, il y a aussi le Café Flesselles, le long du tramway (3 allée Flesselles), très récemment repris et qui maintient les prix modérés (9€ le plat du jour) ou encore La Fourmi – très bien placé aussi (1 chaussée de la Madeleine), à l’angle du faubourg de la Madeleine et de l’allée Baco, face à la gare routière, où on peut aussi goûter aux pâtisseries maison.

Crêperies. Un peu de Breizh Touch’ tout de même, Nantes ne manque pas de bonnes crêperies. Outre Ker-Breizh (11 rue de l’Héronnière), près du Cours Cambronne, qui rallie tous les suffrages, il y a Au Vieux Quimper, dans le quartier historique du Bouffay entre la place et l’église Sainte-Croix, ou encore Le loup, le renard et la galette, située plus près de l’église et juste en face d’une autre crêperie où nombre de jeunes nantais ont fait leurs repas de classe. Mais il y en a encore bien d’autres

Louis-Benoît Greffe

Crédit photos : Breizh-info.com
[cc] Breizh-info.com, 2017, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine