Turquie, viols et « profil ethnique » : Viktor Orbán en roue libre !

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Les derniers propos de Viktor Orbán ne vont pas redorer l’image du Premier ministre hongrois auprès des dirigeants de l’Union européenne. Lors d’une interview accordée au quotidien allemand Bild, l’homme le plus controversé d’Europe centrale explique sa vision des choses.

Référendum et profil ethnique

Sur la question de la répartition des migrants, Viktor Orbán est partisan de la tenue d’un référendum sur le sujet à l’échelle de l’Union européenne. Face aux accusations d’une division de l’Europe qui en découlerait, il argumente :

« J’ai lancé ce référendum afin d’empêcher un quota obligatoire de l’UE qui violerait le droit européen. Nous ne pouvons pas prendre des décisions sur la tête des gens qui changeront considérablement leur vie et celle des générations futures. Le quota modifierait le profil de la Hongrie et de l’Europe sur les plans ethnique, culturel et religieux ».

L’UE comparée à l’URSS

Des déclarations qui ont le mérite de la clarté. Puis Viktor Orbán poursuit en établissant un parallèle entre UE et l’ère soviétique :
« Car quel est le principe de base de la démocratie ? En fin de compte, c’est la loyauté envers la nation. Nous, Européens d’Europe centrale, savons par expérience historique que tôt ou tard, nous perdrons notre liberté si nous ne représentons pas les intérêts de nos citoyens ».

Avant de lancer une flèche en direction de l’Europe de l’ouest :
« Nous ne voulons pas diviser l’Europe, mais protéger nos citoyens. Cela signifie que nous ne voulons pas que les migrants viennent vers nous. Pourquoi voudrions-nous importer les problèmes des États occidentaux ? »

« S’abstenir de telles expériences »

Sur la question de la responsabilité des dirigeants allemands dans la crise des réfugiés en Europe, Viktor Orbán se montre indulgent. Selon lui, Angela Merkel « avait en tête le bien être de son peuple » lors de ses décisions désormais très controversées sur l’accueil des migrants.

Toutefois, l’homme tient une nouvelle fois à prendre ses distances par rapport à cette politique :
« Nous, Hongrois, nous préférons cependant nous abstenir de telles expériences, parce que nous pensons que c’est dans l’intérêt de notre peuple ».

« Nous ne devons rien à l’Allemagne »

Alors que le journaliste allemand évoque la solidarité financière dont aurait bénéficié la Hongrie de la part de l’Allemagne et de l’UE, Viktor Orbán rétorque :
« Nous ne devons rien à l’Allemagne. Et les Allemands ne nous doivent rien. L’Allemagne nous a aidés à devenir membres de l’UE. Nous en sommes reconnaissants. Mais ensuite, la Hongrie a ouvert son marché à tous les États membres de l’UE. Tout le monde en a profité ».

Puis, pour poursuivre son argumentation face à cette solidarité jugée à sens unique, il enchaîne :
« Au milieu de la crise financière, quand nous sommes arrivés au gouvernement, j’ai dit que nous ne voulions pas nous sauver avec l’argent allemand. Et nous ne l’avons pas fait. Nous avons remboursé nos dettes au Fonds monétaire international à l’avance ».

Une façon de cheminer vers son argument principal, la lutte contre l’immigration :
« Nous, Hongrois, n’aimons pas vivre aux dépens de quelqu’un d’autre. Et nous ne voulons pas que les autres vivent chez nous ».

Pas de Cologne hongrois

Sur la question du problème que poserait le multiculturalisme selon lui, Viktor Orbán est une nouvelle fois incisif :
« Si vous emmenez dans votre pays des masses d’immigrants non enregistrés du Moyen-Orient, vous importez le terrorisme, la criminalité, l’antisémitisme et l’homophobie ».

Défendant le modèle de société homogène qui est en place en Hongrie, le Premier ministre en vient ensuite à évoquer les nombreuses agressions sexuelles de Cologne lors de la Saint-Sylvestre fin 2015 :
« Les images de Cologne ont profondément ému les Hongrois. J’ai moi-même quatre filles. Je ne veux pas que mes enfants grandissent dans un monde où il peut arriver quelque chose comme Cologne ».

L’exécutif allemand appréciera le rappel des faits. Un épisode peu glorieux de l’ère Merkel.

L’UE, un « mendiant » de la Turquie

Le sommet spécial de l’UE avec la Turquie le 7 mars prochain est dans toutes les têtes. Après avoir rappelé qu’il entretenait de bonnes relations avec le président turc Erdogan, Viktor Orbán a reproché la politique passive de l’UE vis-à-vis d’Ankara.
« Quoi qu’il en soit, je pense que l’UE s’approche à présent des Turcs comme un mendiant. Nous supplions humblement Monsieur Erdogan de protéger nos frontières, car nous ne pouvons plus nous protéger. En échange, on lui donne de l’argent et des promesses ».

Une position qui détonne tandis que le rôle effectif de l’espace Schengen n’a jamais été aussi flou, principalement en Grèce où les frontières sont plus que poreuses.

« Ce n’est pas une bonne politique. Elle rend l’Europe dépendante de la bonne volonté de la Turquie ».

Force est de reconnaître qu’en matière de régulation migratoire, tous les yeux européens sont désormais tournés vers le Bosphore.

Crédit photo : Wikimedia Commons (CC/Europa Pont)
[cc] Breizh-info.com, 2018, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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6 réponses à “Turquie, viols et « profil ethnique » : Viktor Orbán en roue libre !”

  1. Jean Jacques chollez dit :

    Les peuples ne veulent pas devenir des minestrones… les peuples ne veulent pas disparaître… l’ue est effectivement une copie de l’URSS… on fait avancer un âne avec le bâton ( URSS ) ou avec une carotte..( UE ) ……

  2. lombard dit :

    bonsoir ,encore heureux qu’un président représentant réellement le choix du peuple puisse défendre sa nation !! le journaleux ou prétendu l’être ,doit être a la botte de l’ue, la seule et vrai dictature au travers des peuples européens …sortons tous de ce merdier financier mondialiste pro muzz qui s’acharne a détruire les nations et leurs identité !!!les anglais ont ouvert la route, continuons !

  3. André Coutand dit :

    Vraiment un type bien , ce Viktor Orban. Un vrai patriote !

  4. champoiseau dit :

    Bravo, V. Orban, soutien à 100% pour votre combat contre ces mercenaires de l’UE , crapules perverties par leur soi-disant autorité qu’ils ne tiennent de personne sinon d’eux-mêmes; Gardez votre pays contre les vautours qui voudraient le réduire à néant, c ‘est-à-dire à eux-mêmes.

  5. Yvette Prétet dit :

    Les  »migrants » sont des  »clandestins » et des musulmans!
    On ne leur a pas demandé de venir dans notre pays!La plupart d’entre eux sont des musulmans qui ont tué et torturé des milliers de non-musulmans  »innocents » pour être  »indépendants » et qui ont  »nationalisé » les biens des non-musulmans  »nés en Algérie »..maintenant les musulmans doivent RESTER dans  »leur » pays!..Nous étions bien tranquilles en  »Métropole » avant  »l’indépendance » des colonies!

  6. Piero dit :

    Bravo

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