Une plongée littéraire et historique dans les entrailles de Sparte

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Sparte, cité des arts, des armes et des lois. Tel est le nom de l’ouvrage écrit par Nicolas Richer, et paru le 15 mars aux éditions Perrin. Il s’agit là de la première synthèse illustrée et en français sur la fascinante cité de Sparte.

Nicolas Richer est agrégé d’histoire, professeur à l’Ecole normale supérieure de Lyon. Spécialiste de l’histoire grecque des époques archaïque et classique, en particulier de Sparte, il est notamment le coordinateur de l’ouvrage « Le Monde Grec » et l’auteur de L’Atlas de la Grèce classique.

Outre l’histoire de Léonidas et de ses 300 spartiates aguerris qui se sont sacrifiés aux Thermopyles, on connait finalement peu l’histoire et les fondements de la ville de Sparte. C’est ce que l’auteur propose de découvrir dans son ouvrage, passionnant pour quiconque s’intéresse à cette période.

On découvre d’abord les origines de la ville de Sparte, puis son expansion, et sa fondation, sa mise en ordre intérieure, jusqu’au VIème siècle avant Jésus Christ. On y découvre aussi le spartiate artiste, et non pas uniquement guerrier, mais aussi la puissance des femmes dans cette Cité face à des hommes formés avant tout pour faire la Guerre (l’éducation spartiate). La bibliographie est imposante, et l’Index en fin de livre permet d’entrer dans l’ouvrage par différentes portes, ce qui est un plus apporté à l’ouvrage.

Par ailleurs superbement illustré tout au long de celui ci.

On recommande ce livre, parce qu’il constitue une pièce de plus à mettre dans son registre de la connaissance de nos antiques ancêtres et de ceux qui défendirent, à travers Sparte, un morceau, un monument de notre civilisation.

Ci-dessous les premières lignes de l’Introduction :

« Sparte brille comme un éclair dans des ténèbres immenses ». Ainsi Robespierre caractérisa-t-il la cité des Spartiates en 1794. Une telle formule manifestait un grand enthousiasme à l’égard d’une cité dont la législation, prêtée à Lycurgue, était censée pouvoir rendre les hommes égaux. Mais des hommes qui ont vécu il y a plus de deux millénaires peuvent difficilement être assimilés à ceux qui disent s’inspirer d’eux. C’est donc en pratiquant l’examen d’événements anciens que l’on peut, selon le conseil de Plutarque, s’essayer à « obliger la fable, épurée par la raison, à se soumettre à elle et à prendre l’aspect de l’histoire ».

Car Sparte doit bien d’abord être considérée comme une cité grecque de Grecs en Grèce. En d’autres termes, la culture des hommes de Sparte dans l’Antiquité était très semblable à celle des autres Grecs, bien que leurs organisations et leurs priorités différaient. Seront ainsi présentés les traits majeurs de l’évolution de la cité, du VIIIe au IVe siècle av. J.-C., non seulement d’un point de vue politique mais aussi artistique ou social.

La richesse de la documentation portant sur les usages éducatifs, politiques, religieux et militaires permet ainsi d’examiner le fonctionnement d’une collectivité fascinante et originale, dont l’un des traits originaux consiste dans l’importance qu’elle accorde à la guerre.

Sparte, cité des arts, des armes et des lois – Perrin – Nicolas Richer – 25€ (pour commander le livre, cliquez sur l’image ci-dessous : )

Crédit photo : DR
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