Quimper. Redadeg Circus ?

Ci-dessous la « Minute de l’oncle Ho ». Après les black blocs dimanche, ce dernier s’attaque non pas à la Redadeg, la course pour la langue bretonne, qui s’est élancée de Quimper (Kemper) vendredi, mais à la manière d’en faire sa promotion, notamment à travers le clip vidéo. Décapant.

Langue bretonne. Betek an trec’h : le clip de la Redadeg 2018

La Redadeg est partie ! Très bien, très bien. L’événement le plus positif de la brittosphère que c’est. Mais… mais pourquoi a-t-il fallu nous coller cette navrante vidéo ? Celle où l’on voit un couple frétiller du popotin sur la musique choisie cette année. « La danse officielle de la Redadeg » que ça s’appelle.

Mais regardez-moi ça ! Le mec à lunettes qui se dandine. Lova Moor ! Manque plus que la plume dans le cul ! C’est quand même insensé ce besoin de se déviriliser chez certains. La Redadeg c’est sportif aussi. Ouais, « marrant », « léger », « rires », « perruques »! On voit tout ça sur la « vidéo officielle ». On a bien compris. On « est dedans ».

Mais là aussi c’est un peu beaucoup le kas a-bars des folasses. Ça en devient une manie que le moindre événement positif de nos jours nous ramène immanquablement à Dalida. Je ne dis pas qu’il faut qu’on ait l’air d’oustachis croates avec des tronches à la Roger Gicquel mais pourquoi toujours cette touche froufroutante ?

Le peuple breton ce n’est pas que « ça ». La faune des bars branchouilles. Où on raconte avec fierté quand on a un peu joué à pousse-caca avec son meilleur pote. Les bretons, ce sont aussi des cantonniers. Et puis des bouchers-charcutiers-traiteurs aussi. Et qui jouent au tiercé.

Oh oh ! Alors tu vois moi mon oncle Jean-Claude, il regarde la communication vidéo de la Redadeg il pense tout de suite que ça va être le symposium annuel du syndicat des phénomènes de foire, tu vois. Genre « il faut en être ». Et, pourtant, Jean-Claude il n’ira pas à la Redadeg, de peur de se faire tripoter les roubignoles par Village People.

Tu comprends ce que je veux dire ? C’est pas qu’il faille se botter jusqu’au genou et se raser les tempes. Mais y’en a ras la perruque que ça tourne immanquablement en Gay Pride nos histoires. On a bien compris que c’était « all-inclusive » la Redadeg. Que tout le monde aura le droit à sa petite galopade. Même avec un cul large comme ça. Aucune recherche de performance olimpek.

Oui ! Oui ! Mais soyons « inclusifs » jusqu’au bout. Comme l’écriture. Que tout le peuple breton se reconnaisse dedans.

Qu’on ait pas le sentiment qu’il faut avoir un laisser-passer du glorieux StarMan de Gourin pour pouvoir trotter au cul du camion.

Oncle Ho

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