Franck Louvrier (LR) veut révolutionner La Baule

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Une belle  carte de visite que celle de Franck Louvrier ((LR) : patron de la com’ à l’Élysée pendant de règne de Sarkozy, conseiller municipal à La Baule, conseiller régional des Pays de la Loire, région dont il est le vice-président en charge du tourisme et président du comité régional du tourisme. Pour le casse-croûte, il officie chez Publicis en tant que président de Publicis Events et de vice-président de Publicis Consultants. Un pro de la politique te de la communication donc.

Mais, suprême humiliation, il est écrabouillé au second tour des élections législatives (18 juin 2017) par une débutante, Sandrine Josso, « diététicienne libérale », avec un score sans appel : 61,11%/38,89%. Le « dégagisme a fonctionné à plein puisque Mme Josso a refusé tout débat pendant la campagne, ce qui lui a évité de montrer sa méconnaissance des dossiers. Autre vexation pour Franck Louvrier : la « débutante » a dominé le pro dans les vingt-six communes de la circonscription de Guérande. Seule la ville de La Baule permet à Louvrier de faire un bon score : 49,46% (3523 voix) contre 50,54% (3600 voix) pour Sandrine Josso.

Mais Franck Louvrier ne dételle pas pour autant. Aux élections municipales de mars 2020, il dirigera une liste à La Baule. « A l’automne, je mets en place mon association, La Baule audacieuse », affirme-t-il. Qu’en pense le maire, Yves Métaireau (LR) ? « Il faut le lui demander », répond-il (Presse Océan, mardi 8 mai 2018). Relations fraîches, donc.

Pour mieux se préparer aux municipales (?!), Louvrier quitte Publicis et devient « directeur de la communication et des relations institutionnelles de la Métropole Nice Côte d’Azur ». Sans rire, il explique ainsi sa démarche : « J’ai saisi cette opportunité offerte par Christian Estrosi que je connais depuis des décennies. Le poste est basé à Paris, il me donnera beaucoup plus de temps pour me consacrer à La Baule et il va m’apporter une plus grande expérience politique » (Presse Océan, mardi 8 mai 2018). Attelage curieux que celui formé par Estrosi et Louvrier. Le siège du premier, à Nice, est convoité aux municipales de 2020 par le député Éric Ciotti (LR) qui a encore récemment accusé son ancien ami d’être « en marche vers En marche » (Libération, lundi 7 mai 2018). Tandis que le second rêve de devenir calife à la place du calife Métaireau à La Baule.

B. Morvan

- Sécession la première parution de Yann Vallerie, rédacteur en chef de Breizh-info -

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