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La récupération politique a des limites. Ainsi, les efforts de l’extrême-gauche pour faire de Maxime, l’étudiant qui s’est fait arracher la main en renvoyant aux gendarmes une grenade lacrymogène et à effet de souffle GLIF4 après l’avoir ramassée, le 22 mai dernier sur la ZAD, ne font pas florès. Ce mercredi soir, la manifestation à Nantes, place Bouffay, ne rassemblait qu’à peine 200 personnes.

Le tram pouvait circuler et les jeunes se prélasser sur les terrasses – certes, la manifestation était encerclée par un fort dispositif de CRS placés aux extrémités de la place du Bouffay, rue Léon Maître, rue de la Paix – mais les manifestants réunis par l’extrême-gauche, ceux tout au moins qui ont pu s’arracher à l’appel pressant des demis de bières bien pleins sur les terrasses ensoleillées, se contentaient de faire une AG improvisée et de vitupérer en faveur du désarmement des forces de l’ordre. Mais pas des casseurs, comme les nantais ont encore pu s’en rendre compte ce 14 avril ou ce 26 mai.
Du reste au sein de l’extrême-gauche tout le monde n’est pas dupe. Les multiples changements de versions pour dédouaner Maxime et attaquer les forces de l’ordre ne sont pas restés inaperçus : « Selon les témoignages de gars sûrs qui ont tout vu et « je te jure je dis toute la vérité » les versions ont changé. Tout d’abord la grenade a explosé à proximité de lui. Ensuite il y aurait eu des GM qui se seraient « empilés » sur lui pour que ça explose (mais aucun GM blessés étrangement). Ensuite il aurait bel et bien pris la grenade mais pour la mettre de côté. Maintenant le rapport du légiste dit que les plaies sur son flanc laissent penser qu’il s’apprêtait à jeter la grenade (vers les GM visiblement). En fait le seul qui est cohérent c’est maxime lui-même qui aurait reconnu « avoir fait une connerie » selon son avocat. Tout le reste n’est que récupération politique… »
Nous avons rencontré les gendarmes mobiles qui étaient en face de Maxime ce 22 mai – le 26 ils étaient postés place Royale à Nantes. « Le jeune, il peut dire ce qu’il veut, les militants [d’extrême-gauche] aussi, il a été filmé. Il a ramassé la grenade, a armé son bras et ça a sauté ». Pour les gendarmes, le jeune homme « n’avait pas à ramasser la grenade. Le délai avant qu’elle ne saute, c’est 0 secondes dès qu’elle touche le sol ». Et non 2.5 secondes comme le clament à cors et à cris des sources d’extrême-gauche radicale. Selon son avocat, Maxime était « très idéaliste » et « étudiait la radicalité en ville » (si, si !). Espérons qu’il a été suffisamment dessillé et édifié par sa mésaventure.
Louis Moulin
Crédit photo : breizh-info.com
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