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Plutôt que de réparer les lampadaires des abords de la Manufacture – où une jeune fille a été violée le 29 mai dernier – et en mettre là où il n’y en a pas, à l’entrée de l’école par exemple, ou de donner les moyens aux policiers municipaux nantais régulièrement agressés de se défendre, la mairie de Nantes préfère dépenser l’argent du contribuable en finançant diverses structures dont la contribution à l’intérêt général ne paraît guère évidente.
(Encore) 1750 € de plus au lobby LGBT déjà archi-subventionné
Ainsi, la délibération n°8 du conseil municipal du 20 avril dernier nous apprend que la ville a attribué 1750 € à l’association Contact Pays de Loire, « dont l’objet est de permettre et de renforcer le dialogue entre les personnes LGBT et leurs familles et aider les familles à comprendre et accepter l’orientation sexuelle ou identité de genre de leurs proches ». Cette subvention s’ajoute aux 134.000 € versés chaque année pour le lobby LGBT et l’idéologie de genre par la mairie socialiste de Nantes.
En revanche l’association « Couples et familles 44 » qui fait des « groupes de parole pour les jeunes qui souhaitent réfléchir et s’informer sur la vie de couple, dans un souci de prévention des conflits » pour 240 heures d’animation dans les écoles en 2017, 593 entretien de conseil conjugal sur Nantes et 223 personnes concernées n’obtient, elle, que 800 €. Malgré un objectif qui semble nettement plus d’intérêt général, en plus de prévenir d’éventuels conflits ou violences conjugales.
La délibération n°11 nous apprend entre autres que la Ville subventionne à hauteur de 26.000 € sur 2018 l’association Meta Jupe qui développe « une dynamique de recherche artistique, d’innovation et d’invention ». Sur la somme, 10.000 € sont dédiés au « soutien à la création de ‘’Turista’’ et de ‘’Nu masculin debout’’ ». Ce serait intéressant de savoir combien les deux spectacles ont attiré de spectateurs… comme les autres spectacles précédents de la compagnie d’ailleurs.
15.000 € pour un « projet artistique et participatif » de 2018 à 2020 à Bellevue
L’association le Théâtre d’ici et d’ailleurs est subventionnée pour « un projet artistique et participatif de territoire impliquant les habitants du grand Bellevue », – il s’agit bien en effet de Bellevue, le quartier (très) sensible et multi-ethnique entre Nantes et Saint-Herblain. Tout ça pour « la création d’une œuvre collective dans le cadre d’une résidence artistique, par une démarche de médiation culturelle et de pratique artistique. Ces actions initiées en avril 2018 aboutiront à une représentation de cette création collective en 2020 ».
Une bonne » pompe à fric « , qui rapporte déjà 15.000 € « au titre de l’année 2018 » à l’association. Tandis que les « œuvres collectives et participatives » des délinquants locaux – tags, poubelles et voitures brûlées, tirs et autres rodéos – coûtent bien moins cher au contribuable nantais. On ne saurait trop conseiller aux loubards de Bellevue de monter une compagnie de théâtre et de déposer une demande de subvention…
Poésie Vroum Vroum, attention aux particules fines !
Une mairie qui se pique d’écologie et qui subventionne une « déambulation performative tonitruante », ça ne peut que faire du bruit. La maison de la Poésie, conventionnée et soutenue à hauteur de 72.500 € en 2018, « met en œuvre le projet Poésie Vroum Vroum, ateliers de customisation d’une voiture » – Bon, en français on dit personnalisation, mais ce n’est peut-être pas assez performatif pour les élus municipaux – « et déambulation performative tonitruante autour de la poésie dans différents quartiers de Nantes », le tout pour 6500 € (délibération n°17). En voiture, Johanna !
Les seniors maghrébins mieux traités que la Libre Pensée
La délibération n°21 offre un vrac de subventions diverses, où l’on retrouve notamment 700€ pour l’association culturelle portugaise du Pin Sec, au nord du quartier sensible de la Bottière (Nantes-Est), 1800 € pour l’association maghrébine des seniors nantais, active à Malakoff, autre quartier sensible, 3000 € aux rencontres africaines de Yamanyigui (l’association, qui donne des cours de percussion, organise aussi des voyages en Guinée), un événement aux « faux airs de festival d’arts de rue en rapport avec les travaux de rénovation du [quartier sensible du sud de Nantes] Clos Toreau », 3500 € encore pour Ptit Spectateur et Cie… et seulement 1000 € à la Libre Pensée. La laïcité militante n’a plus la cote ?
Sans oublier 3000 € pour la radio Alize multicolore, qui émet depuis la maison de quartier des Dervallières et affirme toucher 4500 auditeurs par mois . Elle touche en fait deux subventions, une pour « donner l’accès à l’expression des jeunes par la radiophonie », une autre pour « accompagner les créateurs d’entreprise dans le développement de leur réseau et la communication de leur activité ». Bref, encore une radio « libre » qui ne risque guère de mordre la main qui la nourrit.
Solidarité internationale : la gabegie continue
Des subventions diverses sont attribuées dans la délibération n°29 au titre de la « solidarité internationale », qui est une expression souvent cache-misère de soucis plus électoralistes, voire communautaristes. Pour l’association Casa Africa et sa « maison de l’Afrique » tout juste créée qui sera « un espace de promotion des initiatives liées à l’Afrique », 20.000 €.
Et le partenariat avec la ville de Rufisque absorbe 84.500 € pour créer une Maison des Arts là-bas… qui a déjà coûté 20.000 € en 2017 et devra en coûter encore 50.000 en 2019. Elle est censée être occupée un trimestre par an par les étudiants en master et enseignants de l’école des Beaux-Arts de Nantes.
Histoire à sens unique : quand les tambours africains font partie du patrimoine nantais
La commémoration de la « journée nationale de la mémoire de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions » est l’occasion de nouvelles attributions électoralistes et communautaristes, sous le label de la « politique publique du patrimoine ». Soit 2000 € aux anneaux de la mémoire pour une « programmation sur la transmission de l’histoire de la traite atlantique ». Mais surtout pas la traite interafricaine qui a porté sur 14 millions d’individus, ou la traite arabo-musulmane sur 17 millions, en Afrique seulement – donc sans compter les nombreux raids des Barbaresques sur les côtes européennes ou des tatars dans les plaines et steppes de l’est de l’Europe.
La ligue des Droits de l’Homme organise une « conférence-débat théâtralisée sur l’esclavage aujourd’hui dans le contexte des migrations », encore 2500 € d’accordés. Et 1000€ pour une projection au Katorza du film les Négriers (1971) suivi d’une table ronde en présence du journaliste Marc Toullec et de l’historien Thierry Piel. Et 2000 € pour des « déambulations » le 12 mai en ville de l’association Africa Tambours. Et 2000 € encore pour Casa Africa, déjà citée, qui organise une exposition sur les esclavages dans la maison de l’Afrique. Et 1500 € pour un spectacle autour des poèmes d’Aimé Césaire, diffusé aux Dervallières.
Et 4000 € à la compagnie de la Lune Rousse pour une « déambulation théâtralisée » en ville le 12 mai, avec fanfares et tambours africains, sur le même sujet encore. Et 3500 € enfin pour des « interventions en direction des jeunes » et « une semaine autour des discriminations » par l’association Mémoire de l’Outremer et la LICRA44. Bref, 18.500 € pour enseigner la repentance.
Au fait, combien d’agents emploie la ville de Nantes ?
Une délibération sur le personnel mutualise les comités techniques et CHSCT pour la ville de Nantes, le CCAS et la Métropole. L’occasion de rappeler qu’au premier janvier 2018, la Ville emploierait 3299 agents, la métropole 3881 et le CCAS 631.
Louis Moulin
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