Ancien théoricien de la Nouvelle Droite, Guillaume Faye poursuit son combat des idées. Partant d’un constat très pessimiste, il considère que le nombre d’étrangers sur le sol français ne permet plus de proposer une politique d’intégration ou d’assimilation. Volontiers provocateur et dérangeant, il n’hésite pas à aller à contre-courant des opinions. La preuve : son point de vue sur le sacrifice du colonel Beltrame.

« La guerre ethnique, dont nous assistons aux prémices, ne relève donc pas de la sociologie ou de la criminologie. Elle est géopolitique et géoethnique. Aux termes d’une guerre, l’histoire proclame toujours un vainqueur et un vaincu. Le vaincu est en général celui qui refuse l’affrontement, qui nie l’agression, qui prend l’ennemi pour son ami. Demain, si cent villes s’embrasent en même temps, aucune force de l’ordre n’y pourra rien. Un calcul numérique le démontre… Demain, les jeunes immigrés, contrairement aux calculs stupides du PS ou des Verts, ne voteront pas pour ces partis, mais pour des élus de leur camp, des musulmans, qui exigeront des privilèges, avant le pouvoir. C’est la logique implacable de la colonisation par le bas.

Peut-être vais-je vous choquer. Comme le médecin qui prescrit au malade l’opération de la dernière chance, je pense que l’éclatement franc d’une guerre civile ethnique sera peut-être nécessaire. Lorsqu’une situation devient insupportable, inextricable, seule la catastrophe, selon la théorie mathématique du même nom, peut faire basculer un système dans le chaos pour qu’un autre ordre surgisse. La jeunesse européenne va-t-elle prendre conscience et se défendre, animée par la mémoire et la volonté ? Peut-être pas. Peut-être…

Si oui, ce ne sera plus l’État de Droit et ses polices impuissantes qui pourront combattre, mais le peuple lui-même, notre peuple. Il ne s’agira plus alors d’une « guerre civile » au sens fratricide classique, mais bel et bien d’une guerre de libération. L’histoire est ironique : la France vivrait alors la situation de l’Algérie de 1960… »

G.Faye La colonisation de l’Europe.

« Quant à ceux qui nous radotent le « modèle multiracial américain », ils ne connaissent tout simplement pas la nature profonde des États-Unis, faute sans doute d’y avoir vécu, comme moi. Les États-Unis, qui sont une société financière et policière, multiraciale et multiculturelle, une « non-terre sans peuple », un gigantesque kaléidoscope humain réparti sur un immense espace, gèrent très bien les migrations de populations hétérogènes. L’Europe, qui est un Peuple, au maillage territorial très étroit, ne peut pas supporter, sans guerre civile, le chaos ethnique. » 

G.Faye La colonisation de l’Europe.

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