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Elles sont incontournables et permettent aux amateurs de sports collectifs de se défier sur internet : les « fantasy league » et notamment « Mon Petit Gazon » n’ont jamais été aussi populaires en France !

Le nouveau logo de MPG, en partenariat avec L’Equipe
Qu’est-ce qu’une « fantasy league » ? Le phénomène arrive tout droit des États-Unis où les ligues de sport professionnel suscitent un engouement énorme, notamment pour le football américain (NFL) et le basket (NBA). L’objectif est de constituer une équipe virtuelle en choisissant des joueurs évoluant dans le championnat que l’on souhaite.
Les performances réelles de chacun d’entre eux sont additionnées chaque semaine et donnent un certain nombre de points au joueur. Evidemment, le but est d’obtenir le plus de points possible pour battre ses concurrents, dans une ligue réduite avec quelques membres et parfois dans un championnat ouvert avec plusieurs milliers de participants.
En France, les fantasy league ont pris un élan nouveau avec l’apparition du site « Mon Petit Gazon », consacré au football, et « Trashtalk Fantasy League », dédiée à la NBA.
MPG, le roi incontesté
Mon Petit Gazon, ou MPG pour les intimes, voit le jour en 2011. D’abord concentré sur la ligue 1, le site propose désormais de jouer avec les championnats de football anglais et espagnol. Attention ! Pour constituer son équipe, chaque participant dispose d’un budget virtuel de 500 millions d’euros impossible à dépasser. Le joueur qui souhaitera miser gros sur une star devra donc avoir le nez fin pour compléter son équipe avec des noms moins ronflants. En cas de blessure, la situation peut vite devenir désespérée !
Le jeu, accessible gratuitement, est rapidement devenu un succès immense, beaucoup de joueurs avouant suivre la Ligue 1 uniquement pour pouvoir monter une équipe compétitive sur MPG. Le nom des équipes est personnalisé et permet de faire marcher son imagination ou son humour. L’humour est d’ailleurs un point essentiel puisqu’un espace entier de l’interface du jeu est fait pour «tailler» ses concurrents en mal de réussite. Preuve du développement de Mon PetitGgazon, un financement participatif lui a permis de se professionnaliser et même de monter différents partenariats avec les instances du football.

Dans cette ligue MPG, « les Tocards » et « les Charettes » portaient bien leur nom !
C’est d’ailleurs un nouveau partenariat avec le journal L’Equipe qui vient récemment d’être annoncé. A partir de cette saison 2018/2019, il sera possible d’utiliser les notes proposées par le quotidien ou bien celles générées par l’algorithme de MPG pour évaluer sa ligue.
De nombreux nouveaux joueurs devraient débarquer puisque le site avait mis en place un jeu spécial pour pronostiquer les matchs de la Coupe du Monde en Russie, une idée ayant rencontré un grand succès et permis de faire connaître encore davantage MPG aux amateurs de foot.
Trashtalk, la référence française sur la NBA
Un peu moins médiatisé, le site Trashtalk, dédié à la NBA, réunit lui aussi plusieurs dizaines de milliers de participants à la fantasy league qu’il organise. Le principe est un peu différent des autres : on ne compose pas ici un effectif complet, mais on choisit chaque jour un joueur. On ne peut bien sûr pas prendre la même star chaque soir, on ne retrouve en effet les joueurs choisis qu’un mois plus tard. Il faut donc bien suivre l’actualité, les éventuelles blessures ou les baisses de forme…et oser parfois quelques coups de folie pour prendre le dessus sur les autres, et, bien sûr, renier son choix et insulter le pauvre joueur défaillant par la suite sur les réseaux sociaux, notamment sur Twitter où Trashtalk est omniprésent.
Le site de Trashtalk propose par ailleurs un contenu extrêmement riche, des articles d’actualité ou sur l’histoire du basket, diffuse des vidéos très populaires sur YouTube et a même sorti son propre livre au début de l’année. Ces Français fans de NBA ont des suites dans les idées !

La Trashtalk Fantasy League, référence pour les amateurs de NBA
Si certains jugeront ces jeux en ligne addictifs, ils sont beaucoup moins chronophages que les jeux vidéo, sont gratuits et surtout, permettent de bien rire entre copains. Voilà bien l’essentiel.
Photo d’illustration : DR
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