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En Irlande, les structures d’hébergements pour les sans-abris ont été prise d’assaut par les migrants. Et la politique de « regroupement familial » ne vient pas arranger les choses. Au détriments des Irlandais les plus démunis.
Des services sous pression
L’afflux de migrants en Irlande exerce une pression sur les services d’aide aux sans-abris. C’est ce qu’affirme Eileen Gleeson, directrice du Dublin Region Homeless Executive (DRHE) (pour « Comité exécutif des sans-abris de la région de Dublin »). Dans le cadre d’un programme permettant aux demandeurs d’asile de faire venir des membres de leur famille jusqu’en Irlande, le nombre de ces arrivées est tel que les structures locales venant en aide aux plus démunis sont désormais saturées.
Une fois sur le sol irlandais, ces familles de migrants disposent des mêmes droits que les SDF autochtones. Selon Eileen Gleeson, « notre problème, c’est qu’une fois qu’ils ont le droit de résider, ils ont aussi le droit de retrouver leur famille. Donc, ce qui pourrait commencer par une ou deux personnes finit par concerner des familles beaucoup plus nombreuses ».
L’arnaque aux sans-abris
Dans les faits, ces familles nombreuses de demandeurs d’asile occupent en surnombre des logements dont les propriétaires finissent par les expulser du fait des conditions de vie. Une fois mis à la rue, ces migrants se présentent aux différents services d’aide aux sans-abris en se définissant comme tels.
Ce programme de « regroupement familial » est donc venu perturber le fonctionnement des structures existantes avec une pression croissante sur les capacités d’accueil au cours des six derniers mois. Des situations ubuesques ont ainsi été relevées. Dans certains cas, alors que la réunification de la famille demandée n’envisageait la venue que d’une seule personne, neuf individus étaient recensés dans le logement.
Conséquences du Brexit ?
De plus, le DRHE doit également s’apprêter à prendre en compte une nouvelle donnée : le Brexit. Avec ce dernier, l’Irlande peut s’attendre à des répercussions en termes d’afflux potentiel de migrants dans le cas où la Grande-Bretagne deviendrait beaucoup moins accueillante pour ces extra-européens, qui chercheraient alors à gagner un pays encore membre de l’UE.
Enfin, une recherche menée par le DRHE a montré que, l’année dernière, un tiers des nouvelles familles recensées comme « sans-abris » dans la région de Dublin n’avaient pas la nationalité irlandaise. Une proportion qui ne semble pas tendre vers une diminution à l’avenir.
Crédit photo : Pixabay (CC0/quinntheislander)
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