Vendredi 21 en fin d’après-midi, près de la gare, les policiers de la BAC repèrent des jeunes filles en train de repérer les codes secrets que font les clients à un distributeur, puis faire des retraits avec des cartes. Ils les suivent en civil dans le tramway, où elles font les poches d’un policier irlandais en vacances à Nantes – ironie du sort – puis se débarrassent de son portefeuille dans une poubelle.

Arrêtées sur le champ, les sept voleuses – dont quatre ont dit être âgées de moins de 13 ans, ce qui ne leur fait encourir qu’une admonestation, ou au pire une interdiction de paraître de moins d’un an impossible à faire respecter en réalité – s’avèrent originaires de l’ex-Yougoslavie et domiciliées précédemment à Montreuil. Elles sont placées en foyers.

Aucune information n’a pu être relevée sur leurs éventuels – et probables – complices ou commanditaires. « Il est fort possible qu’elles aient des chefs dans le coin, auxquelles elles reversent une part de leurs gains », se hasarde un proche du dossier. Paris a connu des réseaux de voleuses yougoslaves – en majorité des Tziganes serbes – puis bosniaques qui laissaient entendre lors de leur interpellation qu’elles agissaient en indépendantes, mais étaient en réalité exploitées par des réseaux familiaux, communautaires et claniques.

Qu’à cela ne tienne, entre les fausses clientes tchétchènes qui agressent des brocanteurs place Viarme, les clandestins maghrébins qui vendent de la drogue à Commerce, mais s’illustrent aussi par des vols à la roulotte, des vols à la danse, à la tire, à l’arrache et avec violence, des africains eux-aussi clandestins qui s’illustrent par leurs rixes et perturbent les urgences ou encore agressent la police municipale, les Roms et les voleuses des Balkans, Nantes est vraiment devenu le rendez-vous de la criminalité internationale.

LM

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