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L’avenir de l’ancienne école des Beaux-Arts, en centre-ville entre les rues de Briord et Moulin au sud de l’Hôtel-de-Ville, commence à se dessiner. L’extrême-gauche la rêvait en « université populaire » et squat de migrants, c’est raté au moins en partie. La ville de Nantes vient de lancer un marché public pour rénover la partie ancienne – le bâtiment Briord – afin d’y installer la direction du Patrimoine et de l’Archéologie.
Assez classiques, les travaux prévoient des lots de gros œuvre, couverture (ardoise), plâtrerie, menuiserie, plafonds suspendus, revêtement de sol souple et carrelage, peinture, électricité, plomberie-chauffage… et ce qui est moins classique mais logique, un monte-handicapés. Ils devraient être réalisés d’ici fin juillet 2019 selon le planning prévisionnel. Pour l’heure, le bâtiment n’est occupé que par quelques structures, dont Nantes Renaissance, et isolé du reste de l’école des Beaux-Arts pour éviter tout risque de squat.
Dite Maison de la Papotière avant de devenir l’Hôtel de Châteaubriant [l’Hôtel de Briord se trouvait au n°9], le site a d’abord accueilli la demeure de Françoise de Dinan (1436-1499), dame de Châteaubriand, dame d’honneur d’Anne de Bretagne. L’actuel bâtiment a été construit entre 1675 et 1700 par Jean-Baptiste Il de Becdelièvre de La Busnelaye (1651-1731), premier président de la Chambre des comptes de Bretagne. Mathurin-Jean Cheguillaume (1772-1857), adjoint au maire de Nantes de 1832 à 1842, a acquis les lieux en 1819 et les a remaniés. La ville de Nantes acquiert l’édifice en 1897 et y installe une école de dessin, devenue école supérieure des Beaux-Arts en 1904 et agrandie de deux bâtiments. La partie récente est ajoutée en 1970.
Actuellement le site de l’ancienne école des Beaux-Arts est découpé en plusieurs éléments : Briord château pour l’hôtel particulier au fond de la cour – posé sur deux niveaux de caves, le premier formant atelier, le second chaufferie, Briord Médiéval en rentrant à gauche, bâtiments C et A dans le prolongement à l’ouest, Logement Fénélon sur la rue Fénélon, Logement gardien sur la même rue plus à l’ouest et bâtiment B – dont le rez-de-chaussée fait partie des « lieux à réinventer » tout derrière sur la place Dulcie September.
Le reste de l’école des Beaux-Arts, toujours gardienné jour et nuit pour éviter un nouveau squat de migrants, ne sont pas concernés par ces travaux et n’ont pour l’heure pas de réutilisation définie, sauf une « galerie zéro déchets » dans une petite partie située place Dulcie September.
Louis Moulin
Crédit photo : Breizh-info.com
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