Breizh-Info s’arrêtera le 31 décembre s’il manque 60 000 euros
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Marc Nagels, bonjour, pouvez-vous nous présenter Terres du Couchant ?
Les Éditions des Terres du couchant sont une association créée l’an dernier par Laura Chantoin, éditrice, Karl Nouail, romancier, et moi-même, avec le soutien de quelques autres passionnés de textes et des contributeurs d’une campagne de financement participatif sur Ulule. Nous publions de la littérature, un ou deux textes par an seulement, choisis pour leur beauté, leur aptitude à susciter la rêverie – des textes que nous aimons et que nous désirons partager.
Vous-même avez une solide expérience d’éditeur…
Après un DEA de Lettres, j’ai suivi la formation à la production de livre Pro Libris, organisée à l’époque à Nantes. J’ai été éditeur pendant une quinzaine d’années chez Siloë à Nantes et Laval, aux côtés de Michel Thierry, également à l’origine du réseau des librairies Siloë. Après la disparition de la maison d’édition en 2013, la même année que son fondateur, je méditais de revenir d’une manière ou d’une autre à ce métier que j’aime et que je connais bien. Une rencontre fortuite avec des auteurs a été décisive : une maison d’édition, c’est avant tout des textes.
Pourquoi avez-vous choisi le nom « Terres du couchant » ?
Bien sûr, il ne faut pas y voir d’allusion crépusculaire ! En réalité, notre nom est emprunté à un un livre posthume de Julien Gracq, que j’ai trouvé magnifique, en particulier la nouvelle La Route. Gracq est un auteur qui m’est cher, un Angevin qui a magnifiquement célébré la Bretagne. Installés à l’Ouest, nous ne nous limitons cependant pas à la littérature régionale ou aux auteurs régionaux. Roland Goeller, auteur d’un de nos deux premiers livres, vit à Bordeaux, Maja Brick, dont le livre va bientôt paraître, réside à Paris.
L’un de vos premiers livres se situe néanmoins en Bretagne…
Oui, Déas entre pierre et ciel, de Marie-Hélène Bahain, évoque Saint-Philbert-de-Grand-Lieu au IXe siècle, à l’époque de la construction de l’abbatiale carolingienne et des incursions vikings contre le monastère de Noirmoutier. C’est un texte magnifique, qui parle de souffrances, d’une vie rude, mais se termine sur une grande leçon d’espoir. On comprend à la fin que les personnages du livre – Erda, Perric, Déodat, l’enfant – sont tous liés par un même fil, le relais de la vie. Ce livre a été très bien reçu et défendu par les libraires. Pour nous, leur soutien est extrêmement précieux, y compris financièrement : le livre vient d’être réimprimé.
Où les lecteurs peuvent-ils trouver vos livres ?
De nombreux libraires ont bien voulu nous faire confiance et défendre nos livres. Nous ne pourrions exister sans eux. On peut en trouver la liste sur notre site web. Pour la première fois, nous proposons le 26 octobre une rencontre entre lecteurs, auteurs et éditeurs autour de nos livres chez l’un d’eux, ParChemins, à Saint-Florent-le-vieil, une librairie-goûter comme on les aime, chaleureuse, animée par des passionnés. Que cette réunion ait lieu dans la ville natale de Julien Gracq, là où l’Anjou rencontre la Bretagne, est un beau symbole !
Rencontre du vendredi 26 octobre 2018 à 20h30 : ParChemins, 1 rue Charles de Renéville, Saint-Florent-le-vieil (commune nouvelle de Mauges-sur-Loire). D’autres informations sur Terres du couchant sont disponibles sur son site web et sa page Facebook.
Né en 1966, l’éditeur Marc Nagels est également auteur ou co-auteur d’une vingtaine de livres consacrés notamment au domaine celtique (Excalibur ou l’aurore du royaume, Lancelot ou l’âge d’or de la Table ronde et La Quête du Graal ou le destin du royaume, avec Claudine Glot, 2009, 2010 et 2011, éditions du Pré aux clercs), à la Bretagne, à l’Anjou et à la Vendée.
Crédit photo : Saint-Florent-le-vieil par Wolfgang Moroder [cc] via Wlikipedia Commons
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