S’en prenant vigoureusement à Donald Trump dans une interview, le réalisateur américain Michael Moore a estimé que les hommes blancs étaient amenés à disparaître. En les comparant à des dinosaures.

Michael Moore, réalisateur militant ?

C’est en 2002 que le nom de Michael Moore devient célèbre dans le monde entier à l’occasion de la sortie de son film documentaire controversé, Bowling for Columbine. Un film qui sera consacré au Festival de Cannes l’année suivante en remportant l’Oscar du meilleur film documentaire et le César du meilleur film étranger.

Bowling for Columbine est alors inspiré d’un fait divers : en 1999, deux adolescents massacrèrent 12 lycéens et un professeur à la Columbine High School. Dans une séquence d’actualité marquée par les événements du 11 septembre 2001, Michael Moore entend dénoncer avec ce documentaire l’industrie de l’armement américaine et la NRA (National Rifle Association).

Donald Trump, nouvelle cible de Michael Moore

Au cours des années 2000, Michael Moore est un fervent opposant au président des États-Unis de l’époque, Georges W. Bush. En 2004, sort ainsi Fahrenheit 9/11, un film qui fait office de plaidoyer contre le résident de la Maison Blanche de l’époque.

Mais, avec la montée en puissance de Donald Trump avant l’élection présidentielle de 2016, le réalisateur a trouvé une nouvelle cible. Au point de consacrer un autre film, cette fois intitulé Fahrenheit 11/9, sur l’arrivée au pouvoir de Donald Trump.

« Comme les dinosaures, Donald Trump et les mâles blancs vont disparaître. »

Toutefois, au-delà du réalisateur, c’est bien le militantisme de Michael Moore que la postérité pourrait retenir. S’étant déjà impliqué (sans succès) de toutes ses forces dans la campagne électorale d’Hillary Clinton, ses déclarations contre Donald Trump et une « certaine Amérique » semblent de plus en plus violentes.

Comme en témoigne l’interview qu’il a accordée à Londres à l’émission Quotidien quelques jours avant les Midterms. Un entretien au cours duquel il a déclaré : « Comme les dinosaures, Donald Trump et les mâles blancs vont disparaître. »

Une comparaison qui a le mérite de ne souffrir d’aucune ambiguïté. Michael Moore affirmant par ailleurs que « ce ne sont pas les hommes blancs qui vont diriger le monde ». Mais qui donc alors ? « Ce sera les femmes, les personnes de couleur et les hommes blancs vont connaître des temps difficiles. »

Si Michael Moore semble se réjouir de ce constat, ses propos peuvent avoir une autre conséquence : faire ouvrir les yeux à ceux qui auraient encore des doutes sur une évolution de nos sociétés occidentales qui parait inéluctable. L’est-elle vraiment ?

Crédit photos : Wikimedia Commons (CC/David Shankbone)
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