Les manifestations et blocages du 17 novembre se rapprochent. Du côté de l’Etat, il semblerait que ce soit l’affolement, tant les déclarations de Préfets et de personnalités politiques se multiplient, rappelant la loi, les exigences de dépôt de manifestation en Préfecture, les interdictions de bloquer la circulation…

Des recommandations jamais rappelées avec autant de force lorsqu’il s’agit de manifestations syndicales, ou de manifestations corporatistes produisant pourtant bien souvent les mêmes types d’actions. « Ils n’ont personne à acheter, cela les affole » écrit un internaute sur les réseaux sociaux.

Il est vrai que les annonces d’Edouard Philippe ne semblent pas spécialement affaiblir la mobilisation qui fédère de nombreux Français, toutes obédiences politiques confondues.

De son côté, le Parti Breton vient d’adresser un communiqué à la presse dans lequel il appelle à rejoindre le mouvement le 17 novembre. Voici le communiqué ci-dessous :

Le Parti Breton appelle à participer au mouvement « gilets jaunes » du 17 novembre contre les nouvelles menaces qui frappent les conducteurs : hausses répétées du prix du carburant, contrôle technique renforcé, dispositifs radars pléthoriques, y compris gérés par des sociétés privées, péages urbains à l’entrée de Nantes, Rennes et Brest…

Contrairement à beaucoup de Parisiens, les Bretons n’ont d’autres choix que d’utiliser leur véhicule pour travailler et se déplacer. Il est inacceptable que les premiers participent si peu à l’effort financier, alors que l’État français ponctionne toujours plus les seconds. Les professionnels, les ruraux et les familles modestes sont les premières victimes de ce matraquage financier et normatif.

Le Parti Breton demande au gouvernement d’abandonner ces mesures punitives injustes, comme son prédécesseur l’a fait pour l’écotaxe combattue naguère par les Bonnets Rouges. Il demande aussi de supprimer les 3 péages routiers qui subsistent dans le sud de la Bretagne, à Carquefou, le Bignon et Ancenis.

La raison du gouvernement qui consiste à accompagner la transition écologique ne tient pas. L’État français ne cherche pas à améliorer la vie quotidienne des Bretons, sinon il ne chercherait pas à supprimer les lignes ferroviaires secondaires comme celle de Carhaix-Guingamp, et il existerait une ligne directe entre Rennes et Nantes, ce qui n’est même pas le cas.

L’État français cherche uniquement à prélever davantage d’argent auprès des travailleurs pour sa propre survie. Cet État est obèse et irréformable, aussi nous devons rapatrier les institutions politiques au plus près du terrain, en Bretagne. La seule solution durable est le retour de la souveraineté de la Bretagne. Son parlement et son gouvernement mettront en place des lois et une politique au service réel des citoyens, comme c’est déjà le cas dans les autres pays européens de taille comparable, en créant beaucoup moins de lois et d’impôts.

Impossible de prévoir quelle sera la teneur des manifestations, et sous quelles formes la contestation pourrait se développer. Réponse samedi 17 novembre.

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