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Connaitre parfaitement Jacques Attali, c’est savoir ce que les partisans d’un système oligarchique et mondialisé souhaitent mettre en place (ce dernier veut désormais « mondialiser l’Etat de droit »).
C’est pourquoi il faut lire Jacques Attali, qui vient de sortir un ouvrage intitulé « Comment nous protéger des prochaines crises ? »
Présentation du livre par l’éditeur :
« Plus de dix ans après la crise de 2007, rien n’est réglé. Partout, on a retardé les solutions politiques, économiques, technologiques : plus de monnaie, plus de dette, plus de procrastination, plus de promesses ! Avec l’espoir que le progrès technique, la croissance ou la Providence résoudront tout…
La question n’est pas de savoir si une prochaine crise va éclater, mais quand, et quels en seront le déclencheur et le déroulement. Qu’elles soient financières, écologiques ou géopolitiques, ou qu’elles s’enchaînent par un effet de domino, ces crises trouveront leur source dans la priorité donnée au flux sur le stock, à la consommation sur l’épargne et l’investissement, au plaisir sur le patrimoine. J’en imagine ici les différents scénarios probables à court terme et leurs conséquences dévastatrices au niveau planétaire.
L’heure n’est toutefois ni au pessimisme ni à la résignation, mais à l’action positive. C’est aussi l’objet de ce livre que d’aider chacun à se protéger de ces crises qui s’annoncent, et même à en tirer le meilleur. On peut avoir le sentiment que tout cela est hors de portée. Cela ne l’est pas. Cela pourrait le devenir, dans vingt ans, si l’on n’a rien fait d’ici là. Si on agit, je suis convaincu que le siècle à venir peut être prodigieux de paix, de bonheur et de sérénité pour tous. »
C’est pourquoi il faut l’écouter lorsqu’il donne des interview, comme ici sur Russia Today.
Les 20 propositions de Jacques Attali et son organisation faites en amont du G20 :
1.Instaurer d’ici 2025 des prix du carbone dans tous les pays du G20 pour accélérer la transition énergétique
2.Anticiper et se préparer aux conséquences du changement climatique par des tests de vulnérabilité dans 40 régions pilotes
3.Lutter contre la surexploitation des ressources marines, la dégradation de l’océan et la surcapacité de pêche
4.Encourager l’économie circulaire et l’éco-conception pour réduire la production de déchets
5.Arrêter le pillage des forêts
6.Ménager et utiliser les écosystèmes naturels pour relever les défis de nos sociétés
7.Garantir la sécurité alimentaire de toutes et tous en favorisant, lorsqu’ils sont bénéfiques, des systèmes alimentaires locaux et diversifiés
8.Donner accès à tous aux solutions thérapeutiques de qualité, notamment les médicaments génériques
9.Créer et financer, si possible partout, une couverture maladie universelle pour donner à tous l’accès aux soins vitaux
10.Offrir à chacun l’accès aux meilleures méthodes de diagnostic médical et biologique
11.Inscrire la formation à l’entrepreneuriat comme discipline à part entière des programmes scolaires
12.Offrir à tous les moyens de développer leurs compétences et leur employabilité tout au long de leur vie professionnelle
13.Doter les ONG de standards internationaux de performance et de transparence pour renforcer la confiance du grand public dans leurs actions
14.Orienter l’investissement public et privé de chaque pays vers des projets positifs clairement identifiés
15.Bâtir une fiscalité loyale, transparente et coordonnée pour prévenir l’optimisation fiscale abusive
16.Renforcer le respect du droit international du travail en dotant l’OIT d’un plus grand pouvoir
17.Généraliser au niveau mondial le devoir de vigilance des entreprises pour mieux prévenir les risques sociaux et environnementaux
18.Stimuler l’emploi des jeunes en accélérant le développement de l’apprentissage aux niveaux mondial et local
19.Créer une dotation d’action positive de proximité pour accroitre l’engagement social des entreprises et de leurs salariés
20.Instaurer et faire respecter une charte éthique pour une intelligence artificielle au service de tous
Crédit photo :DR
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