Un fidèle lecteur était devant son poste de télé,  samedi 24 novembre 2018, histoire de suivre la manifestation des Gilets jaunes à Paris. Il nous a aimablement envoyé un petit florilège de réflexions entendues en direct, ce jour là, sur diverses stations. Avec ce genre de propos diffusés à une grande heure d’écoute, les magistrats qui  seront chargés d’appliquer la nouvelle loi sur les fake news ne risquent pas de se retrouver au chômage.

Lisez plutôt :

La preuve par neuf : « Il n’y a pas de vitrines cassées, c’est bien la preuve que c’est l’extrême droite » (Europe 1 à midi)

Historien du genre sérieux : «  Attention, on ne peut pas parler ici  de barricades : les barricades, c’est 1830 et 1848, attention, les mots ont un sens ! » (LCI).

Ça craint fort : « On a entendu des mots très graves, des mots qui font peur : certains sont allés jusqu’à dire: Macron démission ! » (Europe 1)

Et une dernière pour la route : « On n’a pas arrêté de gens de la droite radicale. Ca prouve que c’est bien eux. On connaît leur technique : exciter les gens et s’esquiver ». (RTL).

Il est vrai que Christophe Castaner, l’ineffable – et ‘minable’, selon Marion Maréchal – ministre de l’Intérieur avait dénoncé, avant la manif, « les séditieux » d’ultra-droite « qui ont répondu à l’appel de Marine Le Pen ». Ne voulant surtout pas être en reste, Gérard Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics,  a cru de son devoir d’en rajouter une couche en évoquant de son côté la « peste brune »…

« Aucun des gardés à vue arrêtés ce week-end à Paris lors de la fronde des «gilets jaunes» n’était fiché, que ce soit à l’ultragauche ou à l’ultradroite. » (Le Figaro, 27/11/2018)

YLM

Illustration : DR
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