En ces temps difficiles où la grogne jaune enflamme notre pays, cette grogne ayant pour cause l’inflation de taxes, de normes et de règlements contraignants qui fleurissent comme pâquerettes au printemps depuis environ 40 ans, la taxe carbone sur les carburants a été le révélateur d’un malaise très profond.

réchauffement climatique

Nos concitoyens n’en peuvent plus de cet Etat prédateur, d’autant que cet Etat qui se mêle de tout, allant jusqu’à l’intrusion dans la sphère privée (par exemple, Linky, ou encore pression étatique pour nous imposer des comportements de vie conforme à l’idéologie de l’écologisme, qui procède de l’obscurantisme), assure fort mal ses missions régaliennes et est un très mauvais gestionnaire des fonds publics. La dette souveraine n’en finit pas de gonfler, et l’Etat a choisi la solution de facilité pour limiter les dégâts budgétaires : augmentation régulière des impôts et des taxes. Il est incapable de se remettre en cause, de remettre à plat ses missions, de les recentrer vers moins d’Etat et mieux d’Etat, pour être plus efficient (faire mieux et moins cher).

En outre, depuis une vingtaine d’années, suite aux rapports du GIEC/IPCC (organisme politique de par ses statuts), un alarmisme planétaire délirant veut nous faire croire que, sans qu’il y en ait une preuve scientifique indubitable, le CO2 anthropique a une action mesurable sur la température, et que, si nous ne faisons rien pour réduire nos émissions, nous risquons d’avoir au cours de ce siècle un réchauffement cataclysmique et irréversible (la peur de la « fin du monde » brandie par Emmanuel Macron comme un épouvantail pour justifier taxes punitives, normes contraignantes et une transition énergétique centrée sur les EnR intermittentes et onéreuses). Cette croyance est devenue un dogme, celui du réchauffement climatique anthropique, qui procède plus d’une religion que de bon sens et de raison. Tel un virus, il a pénétré toutes les strates de la société, et il exige que les citoyens payent des indulgences climatiques pour « sauver la planète » (slogan absurde, la planète se portant fort bien, quoi que nous fassions). Les politiques climat-énergie, voulues par la Commission européenne, se sont mises en place dans la plupart des pays de l’UE, avec un enthousiasme verdoyant.

Leur caractéristique est qu’elles coûtent extrêmement cher avec des résultats qui vont à l’encontre des objectifs de réduction de nos émissions de CO2, ce qui est complètement incohérent, mais la Commission reste autiste et persiste dans ses errances idéologiques. Pourtant, l’exemple de l’Allemagne devrait lui ouvrir les yeux : l’Allemagne, qui a développé inconsidérément les EnR intermittentes (éolien et solaire), a le prix du kWh le plus élevé d’Europe (30 €/MWh) et ses émissions de CO2 ont continué à augmenter car, pour éviter un black-out, elle a mis en service plusieurs centrales à charbon et à lignite. Notre Président, sans tenir compte des résultats catastrophiques de nos voisins, veut nous imposer « manu militari » (si j’ose dire) la même transition énergétique, qui aurait évidemment les mêmes effets négatifs, avec en plus la réduction du nucléaire dont le bilan carbone est particulièrement vertueux. Je me demande où sont passés le bon sens et l’esprit critique de nos gouvernants… Peut-être égarés dans le dogme du Réchauffement Climatique Anthropique (RCA), à cause du redoutable virus « delirium carbonum  » ?

Cela étant, posons-nous quelques questions simples.

1) Comme nos émissions ne sont que de 0,9% du total des émissions mondiales, gaspiller des sommes pharaoniques pour un effet au mieux marginal, au pire nul, sauf les rentes de situation des promoteurs des EnR, et sauf pour nos campagnes, qui seront défigurées par plus de 20 000 vire-vents (joli nom des éoliennes inventé par nos cousins de la Belle Province), et sauf pour les ménages dont le pouvoir d’achat va se réduire comme peau de chagrin. Comment Macron peut-il vouloir engager la France dans cette folie inutile ?

2) Nous savons que le bilan carbone du nucléaire est particulièrement vertueux, ce qui n’est pas le cas des EnR intermittentes, car il faut en soutien permanent des centrales thermiques pour équilibrer le réseau en temps réel. Si la politique énergétique consiste à réduire nos émissions de CO2, la solution retenue, qui supprime du nucléaire vertueux au bénéfice des EnR non-vertueuses, alors elle va à l’encontre des objectifs. Comprenne qui pourra…

3) Quoi qu’en disent les alarmistes de tout poil, et notamment notre cher (très cher) Président, Il n’y a aucun péril climatique, sauf dans les entrailles de modèles numériques qui ne cessent de se planter, mais qui servent néanmoins de référence pour les prophéties les plus alarmistes et les politiques climat-énergie. En effet, il n’y a quasiment plus de réchauffement global depuis le début des années 2000- mesures satellitaires UAH : http://www.woodfortrees.org/plot/uah6/from:2002, malgré une inflation de nos émissions, ce qui devrait interpeller nos gouvernants en ce qui concerne la crédibilité des thèses du GIEC/IPCC.

Pour terminer ce point « climat », voici les 5 critères qui permettent d’identifier une vaste opération de désinformation

Critère n°1 : Unanimité de tous les médias et de tous les politiques, voire de toutes les institutions internationales

Critère n°2 : Surinformation sur un aspect de la question, omerta sur les autres

Critère n°3 : Tous les bons d’un côté, tous les mauvais de l’autre

Critère n°4 : L’acquiescement de l’opinion débouche sur une psychose collective.

Critère N°5 : le refus d’accepter les observations dérangeantes et la controverse scientifique.

Le réchauffement climatique anthropique et la politique énergétique associée satisfont à ces 5 critères. Quod Erat Demonstrandum…

Dans le domaine scientifique, l’esprit critique, le scepticisme et la controverse sont des vertus. Mais en climatologie, ce sont des tares. Curieux, non ?

Voyons à présent les chiffres de puissance installée et de production des EnR intermittentes pour 2017 (bilan RTE) : http://bilan-electrique-2017.rte-france.com/production/le-parc-de-production-national/

Eolien : puissance : 13 559 MW, soit 10,4% de la puissance installée.   Production 24 TWh soit 4,5% de la production totale. Un calcul simple montre que le facteur de charge de l’éolien est de 20% : FC=24000 (GWh)/(13,559*24*365)=0,2 soit 20%.

Solaire : puissance : 7660 MW, soit 5,9% du parc installé   Production : 9,2 TWh, soit 1,7% de la production totale. Le facteur de charge du solaire est de 14%.

Les médias, les politiques et les promoteurs encensent les EnR intermittentes, et ne donnent aucune information sur leurs graves défauts. Normal, elles sont dans le camp du Bien, alors que le thermique et le nucléaire sont dans le camp du Mal.

  • Elles défigurent les paysages (la PPE en prévoit plus de 20 000 sans nos territoires)
  • Elles ont une faible densité énergétique, donc une forte empreinte au sol
  • Elles sont non pilotables : leur fonctionnement est intermittent et, pour l’éolien, imprévisible
  • La puissance fournie est fluctuante : elle est nulle pour V (vitesse du vent) inférieure à 5 m/s, soit 18 km/h. Elle augmente continûment pour 5 m/s 3) donc la puissance fournie (P) est fluctuante sur cette plage. P est à peu près stable pour 15 m/s < V < 25 m/s, donc entre 54 km/h et 90 km/h. Au-delà, P est nulle, pour des raisons de sécurité de l’éolienne.

  – Elles nécessitent des centrales à démarrage rapide (gaz, charbon, fuel) pour pallier les fluctuations de production d’électricité.

  • Le coût du kWh éolien est élevé, et EDF a obligation d’acheter tous les kWh éoliens produits (d’où la taxe CSPE sur nos factures EDF, en augmentation rapide)
  • En heures creuses (HC) le mix traditionnel couvre largement la demande. Mais EDF est obligé de racheter la production inutile des EnR et de la revendre à perte. Et, en HP, en hiver, quand la demande est maximale, le solaire ne produit quasiment rien et, si un anticyclone couvre notre pays, l’éolien ne produit rien.
  • Les réseaux de transport d’énergie doivent être étendus et renforcés, ce qui coûte très cher (RTE parle de 30 à 50 milliards d’euros, introuvables en cette période de crise budgétaire, sauf à taxer une fois de plus le pauvre contribuable…)
  • Elles massacrent les chauves-souris et les oiseaux (ce que l’on nous cache soigneusement), notamment les oiseaux de proie et les migrateurs https://conseilmondialpourlanature.wordpress.com/2015/04/27/le-grand-carnage/
  • Elles génèrent des nuisances sonores, notamment à cause des infra-sons (en Allemagne du Nord, nombre de citoyens excédés par ces nuisances sonores qui mettent leurs organes internes en résonance, créent des comités de défense et entament des procédures). En France, le gouvernement cède à toutes les demandes du lobby de l’éolien même si cela est néfaste à la santé publique et à la biodiversité. Ainsi, suite aux cris d’orfraie du lobby éolien, il a été décidé de ne pas augmenter la distance entre les éoliennes et les résidents à 1000 m, comme le proposait le Sénat, mais de garder 500 m au minimum. EELV a même osé proposer de réduire cette distance, faisant fi de la santé des riverains et de la beauté de nos régions, pour « sauver la planète » d’un problème qui n’existe pas dans le monde réel.

Voilà ce que veut nous imposer la politique énergétique, quitte à bafouer la démocratie avec un projet de de suppression des enquêtes publiques :

http://fed-info.org/index.php?option=com_acymailing&ctrl=archive&task=view&mailid=576&key=aKDCrtOb&subid=120384-OLxQt5Jz5DUxPt&tmpl=component

Mais nous sommes est sûrs d’une chose : cette politique énergétique dénaturera nos territoires, réduira le pouvoir d’achat des ménages et la compétitivité de nos entreprises, pour « sauver la planète » d’un problème imaginaire, prophétisé pour la fin du siècle par tous les alarmistes climatiques, dont Emmanuel Macron. Il est à noter que cela fait 20 ans que l’on nous dit que nous allons à la catastrophe, avec un réchauffement cataclysmique et irréversible, et cela fait environ 20 ans qu’il n’y a quasiment plus de réchauffement global et que toutes les prophéties des alarmistes (Club de Rome, Al Gore, Jean Jouzel, le Grand Machin et ses satellites, GIEC et OMM, …) se sont révélées fausses…

Il est incompréhensible que, malgré cela, une noria de faux prophètes continue à nous prédire les pires catastrophes, et ce, avec le soutien inconditionnel de nos médias friands de tout ce qui est terrifiant, souvent au détriment du bon sens et de la raison.

Où es-tu, ô siècle des Lumières ? Egaré dans le dogme du Réchauffement Climatique Anthropique ?

Jean-Pierre Bardinet

Ingénieur ENSEM Nancy (École Nationale Supérieure d’Électricité et de Mécanique).

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