Éolien en Mer : une étude révèle qu’il réchauffe la surface des océans

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Alors que les parcs éoliens offshore se multiplient au large des côtes américaines et européennes, une étude publiée dans la revue Science Advances alerte sur un effet secondaire inattendu : le réchauffement de la surface des océans à proximité de ces installations, et ses rétroactions sur l’atmosphère.

Réalisée par une équipe de chercheurs issus de plusieurs institutions américaines, cette étude s’est penchée sur les interactions complexes entre les grands parcs éoliens en mer et l’environnement océanique. En utilisant des modélisations couplées atmosphère-océan, les scientifiques ont mis en évidence une élévation de la température de surface de l’eau pouvant atteindre 0,4°C sous certaines conditions, en lien direct avec la présence des éoliennes.

Moins de vent, plus de chaleur

Les turbines des parcs éoliens ralentissent naturellement la vitesse du vent en extrayant son énergie. Ce ralentissement, constaté à la fois à 10 mètres et à hauteur de moyeu (138 m), s’accompagne d’un affaiblissement du mélange vertical dans l’océan, réduisant la profondeur de la couche de surface (mixed layer). Résultat : la chaleur solaire s’accumule plus facilement en surface, provoquant une stratification accrue et une élévation des températures marines.

Ce phénomène a été observé principalement durant l’été, période marquée par une faible turbulence de fond et une stratification déjà naturelle des couches océaniques. L’étude s’est concentrée sur la côte est des États-Unis, notamment au large du Massachusetts, du Rhode Island et du New Jersey, zones déjà largement investies par l’industrie éolienne offshore.

Une rétroaction climatique locale

Ce réchauffement marin a un effet de retour sur l’atmosphère, appelé feedback océan-atmosphère. La surface de l’océan, plus chaude que l’air ambiant, libère davantage de chaleur dans l’atmosphère, modifiant la stabilité de la couche limite atmosphérique. En clair, cela favorise une instabilité locale, renforçant les échanges verticaux dans l’air, ce qui peut, paradoxalement, contribuer à atténuer légèrement la perte de vent induite par les turbines.

Mais ces effets restent confinés aux basses altitudes. L’étude précise que cette instabilité atmosphérique, bien qu’observable, n’a pas d’impact significatif sur les vitesses de vent à hauteur des rotors et donc sur la production énergétique globale. Les pertes de rendement induites par l’effet océanique sont estimées à moins de 0,3 %.

Un signal non négligeable

Si 0,3 à 0,4°C peuvent sembler peu, les auteurs soulignent que ce signal représente jusqu’à 60 % de la variabilité interannuelle naturelle des températures de surface dans cette zone. En d’autres termes, l’effet des éoliennes sur le climat marin est loin d’être anecdotique à l’échelle régionale, surtout dans des zones déjà fragilisées par le réchauffement global et l’évolution des courants.

Les conséquences écologiques potentielles sont multiples : perturbation de la stratification saisonnière, impact sur les remontées d’eau froide riches en nutriments, altération des habitats de certaines espèces marines, et effets possibles sur la pêche.

L’étude conclut que ces résultats justifient une meilleure intégration des modèles océan-atmosphère couplés dans l’évaluation environnementale des projets éoliens offshore. Jusqu’ici, la majorité des analyses se focalisait sur les flux atmosphériques seuls, sans prendre en compte la réponse dynamique de l’océan.

Dans un contexte où la planification énergétique se fait à l’échelle de décennies, ces travaux plaident pour une approche plus holistique de l’impact environnemental des énergies dites renouvelables.

Les élus bretons qui cherchent à implanter de l’éolien en mer absolument partout, au détriment de tout bon sens, liront ils cette étude ?

Illustration : DR
[cc] Article relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par ChatGPT.
Breizh-info.com, 2025, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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6 réponses à “Éolien en Mer : une étude révèle qu’il réchauffe la surface des océans”

  1. Pschitt dit :

    Merci d’avoir attiré l’attention sur cette étude solidement documentée et finalement très rassurante puisque le réchauffement de surface ne concerne que les abords immédiats des fermes éoliennes, sans effets en aval (« on average, the effects of ocean coupling are spatially limited to wind farm regions, with no strong downstream impact »).

  2. LJJ dit :

    Qui pour arrêter cette supercherie éhontée voulue parmacronescu le fossoyeur ?

  3. Hadrien Lemur dit :

    Il y a au moins 30 ans de cela, un ami ingénieur en mécanique des fluides me disait que les parcs éoliens, là il faisait référence au parc de Narbonne et alentours, avait forcément un impact sur les courants aériens car l’énergie dans l’univers ne se crée pas mais se transforme. On ne peut donc pas fabriquer de l’électricité avec du vent sans que le flux n’en soit affecté d’une manière ou d’une autre. Cette étude américaine conforte le constat que ces machines sont nuisibles à l’environnement. Arrêtons la gabegie de dépense et disons non à cette « escrologie ».

  4. Eric Guillot dit :

    CONTRE les éoliennes, association PIEBÎEM : https:/piebiem.webnode.fr

  5. Alain DUWELZ dit :

    Bonjour, j’avais déjà laissé un commentaire décrivant ces effets sur Vent de Colère, une association qui lutte contre l’implantation des éoliennes. Un mur d’éolienne sur la terre est l’équivalent d’une colline artificielle de plus de 300m de haut. Cela a des impacts très forts dans les pays plats ou faiblement vallonés. Les éoliennes implantées sur la pointe du Raz, font plus que doubler la hauteur de la falaise, avec toutes les conséquences imaginables.

  6. Félicien dit :

    Les éoliennes, véritable duperie écologique, énergétique et financière. Une grosse M**** qui engraisse les charognards de l’éolien et vide les poches des Français sur leur facture d’électricité et leur feuille d’impôt !

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