Et rebelote. Repeint une troisième fois le 17 novembre après deux essais – d’abord avec de la peinture, puis du goudron – les marches de l’escalier des 50 Otages, entre Bretagne (ligne 3) et le cours des Cinquante Otages, ont été à nouveau repeintes, cette fois en bleu, blanc et rouge. La peinture a été enlevée par les services de la mairie – tout un symbole – mais les marches demeurent souillées. Elles pourraient, cette fois-ci, ne pas être repeintes.

Ce qui est devenu un symbole du militantisme sociétal débridé de Johanna Rolland – puisque plutôt que de lutter contre les agressions homophobes qui se multiplient, elle préfère repeindre un escalier, en l’imposant d’ailleurs aux Nantais qui n’avaient rien demandé – pourrait en effet ne pas être repeint à nouveau. L’association NOSIG qui gère le centre LGBT de Nantes pense en effet à faire de la vidéoprojection, qui ne serait visible que de nuit.

Dans la mesure où la municipalité avait déjà offert la peinture pour l’escalier – repeint en blanc une première fois en juin dernier, puis goudronné de nouveau en septembre à peine deux jours après avoir été repeint, il serait étonnant que la mairie ne paie pas cette fois l’installation d’une vidéo-projection. En pleine révolte des Gilets jaunes, cette dépense publique très communautariste, au détriment des Nantais qui ont le plus besoin de l’action publique alors que l’hiver est là, apparait très symbolique. La bobocratie qui règne encore dans les grandes métropoles n’est pas morte…

Louis Moulin

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