Les gilets jaunes – opportunément infiltrés par les militants d’extrême gauche – continuent à déjouer les prévisions du gouvernement et se sont encore mobilisés ce 29 décembre,  plutôt pour maintenir la flamme alors que la mobilisation devrait repartir à la hausse en janvier.

A Nantes le cortège était plus clairsemé que samedi dernier – environ 1000 à 1500 personnes.  Il a commencé par déambuler un peu partout en ville (rues de l’Hôtel de Ville, Crébillon,  place Graslin) puis s’est concentré aux abords de la préfecture où ont eu lieu de 16 à 19h00 des affrontements avec la police.

Quatorze interpellations ont été opérées, principalement pour jets de projectiles et possession d’armes par destination  – dont une dizaine de personnes déjà connues pour des violences en manifestation,  proches de la mouvance locale d’extrême gauche.

Citons tout de même l’interpellation vers 16h 30 devant la préfecture d’un homme – bien connu des forces de l’ordre – très équipé : bouclier en bois, genouillères, coudières, habits sombres, et… gilet pare-balles sur ses vêtements. Après vérification il s’est avéré que ce gilet était du même modèle que  celui des forces de l’ordre.

Cinq personnes on été blessées,  dont un policier qui a reçu un pavé sur la cheville et un gendarme qui s’est demis l’épaule. Côté manifestants : deux blessés à la tête,  dont un jeune homme de 22 ans, et un aux jambes. Le bilan des streets medics mentionne quelques blessés de plus.

Le jeune homme, blessé à la tête près de la préfecture au début d’une charge de CRS – il aurait reçu selon les témoignages un coup de flashball ou un palet de lacrymo – a été pris en charge par les pompiers trois minutes après sa chute. Il avait une blessure au cuir chevelu – impressionnante du fait d’une mare de sang par terre – mais légère. Au moment de l’évacuer sur civière, les pompiers lui parlaient et il était conscient.

Néanmoins dans la soirée des sources proches de l’extrême gauche et certains médias de la mouvance ont tenté sur les réseaux sociaux de le faire passer pour mort, citant entre autre un blessé laissé « livré à lui même des dizaines de minutes » ou encore « inconscient ». Des militants d’extrême gauche étaient pourtant présents sur les lieux (côté tram notamment) et bien au fait de l’état réel du blessé. Celui-ci est toujours à l’hôpital,  « pas en grande forme » selon sa famille mais tiré d’affaire.

Vers 19h le dernier carré de manifestants – 400 à  500 personnes dont la moitié revenue devant la préfecture par le quartier Talensac – entreprenaient de former une barricade près de la Poste.  Une dernière charge de CRS les rejetaient vers Commerce, où les plus résolus cassaient une aubette – trois l’ont été ce samedi. Un dernier groupe passait la Loire en courant, poursuivi par la BAC. La dernière interpellation – pour jets de projectiles – a eu lieu derrière le tribunal près des Machines de l’île.

Louis Moulin

Crédit photos : Breizh-info.com
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