Lundi 4 février se tenait la journée mondiale de lutte contre le cancer.  A cette occasion, Nicolas Dupont-Aignan et Debout La France ont renouvelé leur proposition d’une mise en place d’un plan européen de lutte contre le cancer,

Chaque année en France, le cancer cause près de 150.000 victimes et 400.000 nouveaux cas sont diagnostiqués. En Bretagne, nous l’avons vu récemment, c’est un véritable fléau.

Cette maladie chronique bouleverse l’équilibre de notre système de santé, affecte une part croissante de la population, et pénalise lourdement les familles touchées avec un reste à charge qui ne cesse d’augmenter. Si les récentes avancées réalisées par les chercheurs doivent être saluées, en particulier concernant l’immunothérapie et les cancers de l’enfant, les professionnels insistent sur l’insuffisance des fonds alloués à la recherche contre le cancer.

Le plan européen souhaité par Nicolas Dupont-Aignan comprendrait notamment un important volet de soutien à la recherche contre les cancers de l’enfant. « A l’image d’Airbus dans le secteur aéronautique, la France doit investir et coopérer avec ses voisins européens pour éradiquer le cancer. Nous devons rebâtir une Europe des Nations et des projets concrets pour relever les grands défis du 21ème siècle comme la lutte contre le cancer.» expliquent les responsables de DLF qui ont déjà, par le passé, présenté une série de mesures qu’ils souhaiteraient voir mises en oeuvre :

Nicolas Dupont-Aignan propose un socle de mesures (inspirées pour partie des travaux du docteur Victor Izraël, père du Plan cancer) pour renforcer la lutte contre le cancer :

Renforcer la qualité des soins :

1. Combler l’inquiétant sous-équipement de la France en appareils de diagnostic et de
suivi des cancers (IRM, TEP).
2. Donner à tous l’accès aux innovations thérapeutiques, en particulier aux nouveaux
médicaments coûteux.
3. Mieux soigner les patients atteints les plus âgés en développant l’onco-gériatrie.
4. Soutenir la recherche sur les cancers de l’enfant.
5. Privilégier le maintien à domicile, grâce à des structures appropriées.
6. Rendre prioritaire la lutte contre la douleur.
7. Développer les soins d’accompagnement en augmentant les moyens humains et en
corrigeant les inégalités territoriales.

Prise en charge de la personne :

8. Dans les structures de soins : écoute, information et soutien psychologique.
9. Pendant et après la phase de traitement : améliorer les dispositifs d’insertion
professionnelle, de maintien et de retour à l’emploi.
10. Élargir l’accès des patients aux prêts et aux assurances.
11. Favoriser la participation des associations de patients et d’usagers à tous les échelons
de la lutte contre le cancer.

Prévention et dépistage :

12. Mettre en place un modèle de santé préventif s’appuyant sur les nouvelles technologies
et les nouveaux outils de dépistage qui permettra de diminuer les dépenses de Sécurité
sociale et accompagner les patients.
13. Faire tourner des équipes mobiles d’information dans les écoles et collèges.14. Rendre obligatoire un enseignement d’éducation nutritionnelle dès les jeunes classes.
15. Mettre en application effective et stricte les mesures visant la lutte contre le tabac. Imposer le respect des recommandations de la convention-cadre de 2003 signée avec l’OMS.

Soutien à la recherche :

16. Permettre à tous les pays européens qui le souhaitent de se réunir, en petits groupes, autour de grands projets d’avenir pour lutter ensemble contre le cancer.
17. Donner une impulsion forte à la recherche publique contre le cancer en augmentant la part des recherches biomédicales.
18. Alléger les lourdes contraintes administratives qui, en France, entravent les études et essais cliniques.
19. Ouvrir l’accès à la recherche à tous les centres de traitement du cancer, publics et privés.

Photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2019 dépêche libre de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine